Une petite aide

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 29-01-2026

Diabète

Clinique

Dépistage chez plus de 35 ans chez les patients avec :
un surpoids ou une obésité et des facteurs de risque (atcd familial de diabète, HTA, dyslipidémie, SOPK, VIH, sujets noirs/hispaniques/ originaire de l'océan pacifique),
ou tous les 3 ans après un diabète gestationnel (16).
Édulcorant intense (aspartame et stevia)->augmente le risque de diabète, cancer et maladie cardiovasculaire(24)

Paraclinique

GAJ > 1.26 2 fois ou HbA1c > 6,5%, une HGPO > 2g/L à 2h ou une glycémie > 2g/L (23)
HBA1c perturbé(21) si carence fer, b12, IRénale chronique, anémie, hémolyse, conso OH, maladie chronique du foie, hémoglobinopathie,, ttt (aspirine, fer, b12)

Les patients noirs non hispaniques ont une HbA1C sur-estimée(23)

Si patient devient insulinorequérent <3 ans après le diagnostic de diabète -> dosage peptide C(14).

Si DT1 DT1, les anticorps recommandés sont les anti-GAD, et si normaux, les anti-IA2 et anti-ZnT8 (23).

Surveillance annuel (23):
monofilament,
les IPS,
fond d'oeil et une palpation thyroïdienne,
Biologie annuel comporte EAL, bilan hépatique, rapport albuminurie/créatininurie,
vitamine B12 si metformine,
TSH si DT1,
kaliémie si diurétiques/IEC/ARA2.
HbA1c est à réaliser au moins 2 fois par an.
Dépistage de la NAFLD est également recommandé par fib-4 puis si non-faible un test ELF sanguin est à réaliser pour adresser au gastro en cas de risque élevé.

Traitement

Diminution du risque de diabète de type II avec un régime végetal (principalement si fruits, les légumes, les graines, les légumineuses, les noix) et diminution moindre si ( céréales raffinées, le sucre et les féculents) (10).




En 2022 traitement selon (ADA (16))

En 2021 si echec bithérapie -> trithérapie avec iSGLT2 ou aGLP1 puis insulinothérapie en débutant avec insuline basale (15).

Metformine est le traitement de premier choix (4), mais efficacité?(5).
Dosage de la vitamine B12 / an à partir de la 4 em année
Metformine n'est pas le traitement de 1ère intention chez les patients avec insuffisance cardiaque, insuffisance rénale, maladie CV établie ou haut risque cardiovasculaire pour lesquels les isglt2 sont en 1ère intention avec les aGLP1 (23) .

Diminution de mortalité avec analogue GLP1 (Liraglutide, Semaglutide, Dulaglutide TRULICITY).
Préférer liraglutide (VICTOZA) car plus de recul (5), et diminution de la mortalité CV avec sémaglutide (OZEMPIC) dans un essais (5).
Semaglutide injectable 1/semaine versus placebo chez des patients obèses (ou avec IMC>27 si comorbidité) non diabétiques->perte de poids de 15%(15kg en moyenne) versus 2,5% (2,5kg) et le NNT pour obtenir une perte de poids d'au moins 10% était de 2 patients (12).
Mais peut être plus de rétinopathie sévère (19).

Inhibiteur SGLT2 (Dapagliflozine FORXIGA) efficace (2, 7, 9,14), efficacité similaire pour la dapagliflozine empafliflozine, canagliflozine (9).
Pas d'efficacité du efpeglenatide (14).
Réduction de la mortalité globale et cardiovasculaire (9) et des insuffisance rénale (19)
ou selon prescrire pas d’efficacité et risque de fasciite (4, 5).
En PO canglifozine 100 ou 300mg 1/j
SMR important (2021) car amélioration des complications cardiovasculaire et rénales MAIS attention aux EI (12).
Mais attention car diminution de la fonction rénale au début du traitement
Risque phimosis et paraphimosis (26)

Surmortalité avec association metformine + sulfamide versus autres associations (3).
Risque augmenté d'occlusion intestinale x9 avec les gliptines et x3 avec les analogues de la GLP1 (4)
Éviter gliptines car risques réactions hypersensibilité graves, infection urinaires et respiratoires , PB(4) et plus de douleurs articulaires (5), deplus diminution remboursement à partir de 2022.

double agoniste du GLP-1 et du GIP
A voir (14).
Risque grossesse (26)

17

Insuline
Liste des insulines

Introduction de l'insuline : 10UI initialement ou 0,1-0,2UI/kg/j puis ajout de 2UI tous les 3 jours.
Ajout d'une post prandiale se fait quand on atteint 0,5UI/kg/j, 4UI ou 10% de la basale.
Puis basale +analogue GLP1 ou inhibiteur de SGLT2 permet diminution de insuline avec moins d'hypoglycémie (13).
Puis basal-bolus ou on utilise des insulines mixtes avec 2/3 de la dose avant le petit déjeune et 1/3 avant diner (7).

Insuline lispro (humalog junior) adaptable à 0.5 unité


TTT des autres FDR CV (23) :
TA si >130/80 Monothérapie si TA entre 130 et 150 et une bithérapie si TA > 150 (avec IEC/ARA2 si coronaropathie ou microalbuminurie).
Statine est recommandée chez tout diabétique de type 2 de 40 à 75 ans, avec une statine d'intensité modéré, ou élevée si plusieurs autres FDRCV, la cible étant alors à 0,7g/L.
Hypertriglycéridémies < 5g/L ne se traitent qu'avec des RHD.
Aspirine reste proposée en prévention primaire chez les patients à très haut risque après discussion avec le patient
-si IRénale associée (albuminurie ou altération DFG) pas de bénéfice avec finérénone KERENDIA vs IEC et risque hyperkaliémie(22)








Vaccination antigrippale diminution de la mortalité globale de 17 % sur 4 ans (NNT pour éviter 1 décès est de 1133) (8).

Cible 7% pour les patients non fragiles, entre 7% et 8% pour les patients fragiles et entre 7,5% et 9% pour les patients très fragiles dépendants.(25)

Références

1- Prescrire n 419, septembre 2018, p645
2- Lancet Diabetes https://medicalement-geek.blogspot.com/2020/04/dragi-webdo-n26725.html
3- Diabetes care https://medicalement-geek.blogspot.com/2020/04/dragi-webdo-n264.html
4- Prescrire n 434, décembre 2019, p896, 908, 936
5- Prescrire n 435, janvier 2020, p7, p39
6- Dragi Webdo n°275, Metformin monotherapy for adults with type 2 diabetes mellitus, Cochrane Systematic Review - Intervention, 05 June 2020
7- Dragi Webdo n°280 Recommandations société américaine de diabétologie 2020
8- Dragi Webdo n°283 : Influenza Vaccination Is Associated With Reduced Cardiovascular Mortality in Adults With Diabetes: A Nationwide Cohort Study;
Daniel Modin; 2020
9- Dragi Webdo n°283 : Sodium glucose cotransporter 2 inhibitors and risk of major adverse cardiovascular events: multi-database retrospective cohort study; BMJ; Kristian B Filion ; 13/08/2020
10- Quel est l’intérêt des régimes alimentaires d'origine végétale sur le risque de développer un diabète de type 2 chez les adultes de plus de 18 ans ?; Qian F, Minerva 2020 Volume 19 Numéro 7 Page 81 - 84
11- Médicaments du diabète de type 2 : la HAS actualise son évaluation des gliflozines 16 déc. 2020
12- Dragi Webdo n°300
13- Dragi Webdo n°313
14- Dragi Webdo n°327
15- Dragi Webdo n°336 SFD
16- Dragi Webdo n°340 ADA
17- Dragi Webdo n°368
18- https://doctotoscope.wordpress.com/2023/01/15/les-recos-des-anti-diabetiques-par-dr-agibus/
19- Prescrire n 477, juillet 2023, p597
20-Dragi Webdo n°423
21-Prescrire n 485, mars 2024, p201
22-Prescrire n 488, juin 2024, p409
23-Dragi Webdo n°449
24 -Prescrire n 495, janvier 2025, p41
25- Dragi Webdo n°472
26-Prescrire n 505, novembre 2025, p828

Crée le : 16-11-2020
Mis à jour le : 29-01-2026

Carence martiale (fer)

Clinique

A rechercher si insuffisance cardiaque gauche avec FEVG <50%.
Carence si ferritine < 100 ou < 300 si le coefficient de saturation est < 20%. Cela permettrait de réduire le nombre d'hospitalisation (1).
Recherche

Paraclinique

Rechercher
anémie qui sera d’abord normocytaire puis microcytaire et arégénerative. La CCMH et la TCMH diminuent également (respectivement : concentration et teneur corpusculaires moyennes en hémoglobine).La microcytose est progressive : de jeunes et petites hématies apparaissent dans la population « normale » d’hématies entraînant des tailles différentes de ces dernières qu’on nomme anisocytose et qui se traduit par un paramètre RDW (red cell distribution width) augmenté sur l’hémogramme. Le VGM (volume globulaire moyen),
taux des récepteurs solubles à la transferrine (RsTrf) reflète les besoins en fer de l’organisme pour l’activité érythropoïétique. Dans la carence martiale absolue, les RsTrf sont augmentés, alors que dans la carence fonctionnelle, le taux des RsTrf est normal ; ils ne sont pas influencés en cas de contexte inflammatoire. Ils sont un témoin sensible et très précoce des carences absolues.

S’il y a simultanément un état ferriprive absolu et un état inflammatoire, le dosage de la ferritine sera souvent normal et seule l’élévation du taux de RsTrf permettra de faire le diagnostic de carence martiale associée à l’état inflammatoire. Cependant, son dosage n’est pas standardisé et n’est pas comparable d’un laboratoire à un autre. Il est possible de calculer le ratio récepteur soluble de la transferrine/log ferritine (RsTrf/log ferritine) qui sera diminué en cas de déficit fonctionnel, et > 2 en cas de carence martiale absolue ou en cas de carence mixte (tableau).


Carence martiale ABSOLUE :

Ferritine < 30 µg/L

Carence martiale FONCTIONNELLE :

Ferritine < 100 µg/L ou CST < 20 %

Ferritine comprise entre 100 - 300 µg/L + CST < 20 %

Carence martiale MIXTE :

Ferritine : 30 - 100 µg/L

CST : < 20 %

Aliment riche en fer
Fiche fer
Fiche fer

Références

1- Dragi Webdo n°289
2-Bilan martial : pas si simple ! Carence en fer : absolue ou fonctionnelle ? 10/12/2024 la revue du praticien

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 29-01-2026

Hypertrophie bénigne de prostate

Clinique

Touche homme vieillissant et entraine des mictions impérieuses, sensations de vessie pleine, nycturies, impériosité mictionnelle, interruption du jet.
Complication : RAU, infections urinaires récidivantes, insuffisance rénale.

Score IPSS


Orientation


HBP

Traitement

Éviter de boire avant le coucher,
Uriner en 2 temps,
Réduire les substances diurétiques (alcool, café…)

Traitement de première intention :
-Alpha 1 bloquant (TAMSULOSINE 0.4mg LP 1/j ou alfuzosine) fait effet en quelques semaines
les - : hypotension, syncope, tachycardie, angor
Sinon 5-alpha-réductase (dutasteride AVODART 0.5mg 1/j) qui fait effet en 6 mois surtout si vol >40mL.
les - :impuissance, trouble urinaire
Association des deux n'a que peu de bénéfice et plus d'effet indésirable en association (2).


Les extraits de plantes sont moins bien connus, comme pygeum africanum (mais peu d’effet indésirable)
Les extraits de pollen bruts séchés de seigle de phléole des prés et de maïs : efficacité faiblement démontrée et risque d’hépatites.

Si dysfonction érectile tadalafil (inhibiteur de la phosphodiesterase5) 5mg (3).

Références

Prescrire n 437, mars 2020, p170
2- Prescrire n 444, octobre 2020, p745
3-Dragi Webdo n°321
4-La revue du praticien, 02/2025

Crée le : 27-01-2026
Mis à jour le : 27-01-2026

Syndrome sec

Clinique

Paraclinique

Bio
creat iono PH Ca
bilan hépatique
EPP
Fer
vitamine B9B12
TP fibrinogène
FR
TSH
sérologie VHB VHC VIH syphillis
AAN
ACP anti ENA
ANCA
Proteinurie sur échantillon

BGDA

Traitement

Références

Avis

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 27-01-2026

gestion et antidote des anticoagulants

Traitement

Andexanet alpha n'a pas d'efficacité démontré

https://www.omedit-normandie.fr/media-files/34151/guide-anticoagulant-regional-20220926.pdf

Références

Prescrire n 438, avril 2020, p250

Crée le : 07-10-2020
Mis à jour le : 27-01-2026

Dermite séborrhéiques

Clinique

Secondaire à Malassezia furfur

Paraclinique

Traitement

SEBODIANE OU TRIGOPAX (avis dermato)

Imidazolés locaux (ketoderm).

Références

1- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique EREVO 2020

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 27-01-2026

Certificat non contre indication au sport

Clinique

Contre indication au sport : cardio vasculaire (cardiomyopathie, trouble du rythme grave),
pathologie de l'appareil locomoteur.

Et contre indication spécifique au sport se référer au site des fédérations.

Sport à risque de KO:
- acuité visuelle, champ visuel, et sauf pour le karaté: tonus oculaire et fond d'oeil
- pour la boxe anglaise: ARM des artères cervicales et épreuve d'effort tous les 3 ans pour les pro et à partir de 32 ans pour les amateurs.
Rugby à XV et VII hors compétition:
- ECG à partir de 12 ans tous les 3 ans puis tous les 5 ans dès 20 ans jusqu'à 35 ans
- ECG d'effort et bilan lipidique tous les 5 ans dès 40 ans, et IRM cervicale ou lombaire si pathologie rachidienne pour les joueurs de première ligne
Rugby à XV et VII en compétition:
- ECG à partir de 12 ans tous les 3 ans puis tous les 5 ans dès 20 ans jusqu'à 35 ans
- ECG d'effort, échographie cardiaque et bilan lipidique tous les 5 ans à 40 ans, 43 ans et tous les 2 ans jusqu'à 50 ans puis annuellement
- IRM cervicale pour les première lignes à 40, 42 et 44 ans puis annuellement, et pour les autres postes tous les 2 ans à partir de 45 ans.

Interrogatoire : type d'activité, ATCD familiaux (pathologie cardiaque, mort subite)
ATCD personnels (chirurgicaux, traumatologique, neurologique, cardiologique)
traitement.

Cliniquement : poids taille stade pubertaire,
Cardiovasculaire : auscultation, TA, pouls périphériques
appareil locomoteur avec rachis,
Acuité visuel
Neurologique et ORL -> complet si plongée, sport de combat

Si coups peut être porté à pleine puissance sur la tête -> FO
Si sport mécanique Acuité visuel et vision des couleurs

Paraclinique

ECG clic

ECG de repos
Si <35 ans -> pas ECG sauf si ( si d’antécédents familiaux de pathologies cardio-vasculaires héréditaires ou congénitales ou de mort subite avant 50ans ou interrogatoire évocateur) (5, 6).

ECG de repos si >35ans et compétition, pas d'ECG si pas de compétition et population générale(3).

Épreuve d'effort pas indication en systématique avant 35 ans.
si >35 ans et sport de longue date et sans facteur de risque -> non.





Ou pas faire de bilan systématique chez les sportifs (hors athlètes de haut niveau) et de limiter l'ECG aux patients symptomatiques ou avec antécédents familiaux (7).

Chez l'enfant 6-18 ans : questionnaire pour préparer la consultation (4)

Fédération sports combats

Références

1- https://medicalement-geek.blogspot.com/2017/08/dragi-webdo-n148.html
2- http://www.hjd.asso.fr/sites/default/files/Visite%20de%20non%20contre-indication%20%C3%A0%20la%20pratique%20sportive%20V2.pdf
3- Dragi Webdo n°279 : Recos ESC 2020
4- Dragi Webdo n°283 : Activité sportive de l’enfant : autoquestionnaire d’évaluation de l’état de santé 09/2020
5- Dragi Webdo n°288 HAS 2018
6- Dragi Webdo n°288, Société américaine pédiatrie, https://www.jwatch.org/fw117188/2020/11/02/choosing-wisely-practices-question-pediatric-cardiology, hoosing Wisely: Practices to Question in Pediatric Cardiology, Kelly Young, NEJM journal 2 novembre 2020
7- Dragi Webdo n°311

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 27-01-2026

Gonalgie

Clinique

Eliminer urgence, signe d’alerte (douleur aigue apparition brutale, AEG, épanchement intra articulaire, fièvre, Syndrome inflammatoire biologique, immunodépression toxicomanie
Traumatisme ou non Localisation de la douleur comme :


Bandelette iliotibiale, frottement de bandelette contre condyle externe (sportifs)

Plica médiale repli interne de la synoviale,

Osgood Schlatter tubérosité tibiale antérieur (enfant et ado, pic 12 ans), douleur et une sensibilité au niveau de la tubérosité tibiale, un gonflement, un épaississement du tendon rotulien et une hypertrophie de la tubérosité tibiale lors de l'examen. La douleur survient généralement lors d'activités qui sollicitent les extenseurs du genou et s'atténue à l'arrêt de l'activité(2). Disparait en 18 mois.

Début douleur brutal (fissure ou ostéonécrose),
insidieux arthrose
Horaire mécanique ou inflammatoire
Signe accompagnement
Blocage ->lésion méniscale Pseudo blocage ou douleur éclair-> corps étranger ou languette méniscale
Dérobement en pivotant-> lésion ligament croisé
Dans l'axe ->faiblesse quadricipitale
Douleur projetée

Épanchement articulaire ? bursite pré rotulienne
Examen debout genu varum<>, valgum>< ?
Marche, Esquive ?
Syndrome fémoro-patellaire : douleur diffuse face antérieur du genou, lâchage par faiblesse du quadriceps, douleur surtout à la descente des escaliers
Douleur position assise prolongée, à la pression de la rotule, signe du rabot
et une douleur lors de squats((3)
medecine sport montepelliert




Chez ado



Testin LCA
Manoeuvre du pivot(https://www.piriforme.fr/bdd/orthopedie/genou/ressaut)
Le patient est allongé sur le dos, genoux tendus. Le thérapeute saisit le membre à tester par la cheville et la cuisse. La main caudale imprime un mouvement de rotation médiale du tibia et de flexion de genou, tandis que la main craniale applique un mouvement de valgus sur le genou. Le thérapeute recherche une sensation de ressaut du compartiment latéral du genou. Cette technique est répétée sur plusieurs mouvements allant de la flexion vers l'extension du genou.
Interprétation :

Le test est considéré comme positif si :

Un ressaut est ressenti par le thérapeute. Une classification en 4 stades de ce ressaut est proposée : absent, amorce (+), ressaut réel (++), ressaut aggravé (+++).
Manoeuvre du levier(prescrire)
e patient est allongé sur une table d'examen, genou traumatisé en extension. Le mollet du patient repose sur un poing de l'examinateur posé sur la table d'examen. L'autre main de l'examinateur appuie vers le bas sur la partie distale de la cuisse du patient (juste au-dessus de son genou).
Quand le ligament croisé antérieur n'est pas lésé, l'appui vers le bas provoque une extension du genou qui fait décoller le talon du patient de la table d'examen par effet de levier : le test est alors dit négatif (voir figure A).
En cas de rupture du ligament croisé antérieur du genou, le talon du patient ne décolle pas de la table d'examen lors de l'appui vers le bas sur la partie distale de la cuisse du patient : le test est alors dit positif (voir figure B)(1,2).
Manoeuvre de lachman
Manoeuvre du tiroir antérieur

Paraclinique

Radio face schuss, défilé fémoro-patellaire

Traitement

Antalgique, glaçage, surélévation, repos, immobilisation, semelle (arthrose, BIT, genu varum valgum)
Kinésithérapie renforcement quadriceps (et étirement ischio jambier si arthrose fémoro patellaire)
bandage patellaire de McConnell sont less traitements de 1ère ligne


Pour osgood schaltter : imagerie non nécessaire repos +/- kiné

Si rupture LCAreeducation efficace dans 50% des cas puis chir si besoin(4)

Références

(La revue du praticien en médecine général, 2016, n969, P715)
2- Dragi Webdo n°345
3-Dragi Webdo n°416
4-Prescrire n 498, avril 2024, p293

Crée le : 14-03-2025
Mis à jour le : 27-01-2026

Rosacée

Clinique

Une clinique polymorphe

Les bouffées vasomotrices (ou flushes) sont caractéristiques mais non constantes. Le visage et le cou des patients deviennent rouges de façon paroxystique, avec une sensation de chaleur locale. Les crises, déclenchées par les variations de température, la consommation d’aliments épicés ou d’alcool, durent en général quelques minutes.

Un érythème centrofacial permanent, touchant les joues, le nez, le menton, la partie centrale du front , disparaissant à la vitropression, est associé à des télangiectasies (fig. 2) qui prédominent aux ailes du nez et aux joues (couperose). Avec d’inconfort cutané, de brûlure, avec une intolérance à de multiples topiques, notamment cosmétiques. Attention : les télangiectasies isolées des ailes de nez ne sont pas un critère diagnostique.

Une forme clinique particulière est la rosacée cortico-induite, liée à une corticothérapie locale forte et prolongée. Contrairement à la rosacée classique, les lésions peuvent toucher la zone péribuccale et/ou péri-oculaire.

Forme papulopustuleuse
Des petites papules et pustules, parfois étendues, siègent dans la même zone de l’érythème, sans élément rétentionnel (comédon) ni cicatrices (fig. 4).

Forme hypertrophique : rhinophyma (rare)
La peau du nez s’épaissit progressivement et devient fibreuse, encore plus érythémateuse, et les orifices folliculaires se dilatent (fig. 5). À noter que l’alcool n’est pas en cause dans son apparition.
Rosacée oculaire

Les manifestations ophtalmologiques touchent environ 30 à 50 % des patients atteints de rosacée, sous forme de de sècheresse oculaire, conjonctivites, blépharite, photophobie, voire de kératite. Elles peuvent précéder de plusieurs années la forme cutanée de la rosacée et toucher adultes et enfants. Une dysfonction des glandes de Meibomius est impliquée. Un avis ophtalmologique est recommandé.

Rosacée fulminans (Pyoderma facial)
Cette forme exceptionnelle débute chez les femmes de 30 à 40 ans parfois au cours de la grossesse, de la maladie de Crohn, ou d’un traitement par interféron alfa. Les pustules sont très nombreuses et douloureuses et les lésions peuvent être nodulaires et défigurantes.




Diagnostics différentiels

Lupus érythémateux : il est souvent évoqué dans les phases précoces, mais : pas de bouffées vasomotrices ; pas de pustules ; présence d’une atrophie cutanée et d’une hyperkératose. Si doute, faire pratiquer une biopsie.

Acné : terrain différent (sujet jeune…) ; signes rétentionnels (comédons, microkystes), séborrhée ; absence de bouffées vasomotrices.

Dermatite séborrhéique : fond érythémateux, mais parsemé de squames grasses ; localisations différentes : ailes du nez, sillons nasolabiaux, sourcils, glabelle et lisière antérieure du cuir chevelu préférentiellement. Chez un même individu, une combinaison rosacée + dermatite séborrhéique est possible : on parle de « dermatose mixte du visage » (fig. 6).

Bouffées vasomotrices liées à des affections générales (tumeurs carcinoïdes, mastocytose…) : plus longues, elles dépassent le visage et sont parfois associées à des malaises.

Paraclinique

Traitement

’hygiène locale sont indispensables : lavage du visage à l’eau tiède, en y associant des produits cosmétiques adaptés à la rosacée, hydratation cutanée fréquente (1 à 2 fois/j avec émollient), nettoyage cutané non détergent, éviction des produits irritants des topiques gras et des fonds de teint occlusifs. La photoprotection est essentielle +++.
EAu thermal ou eau mycélien


Forme vasculaire : règles hygiénodiététiques et traitements locaux

Des mesures simples peuvent aider : supprimer les facteurs favorisants (températures extrêmes, alimentation épicée, iatrogénie), rafraîchir le visage et la cavité buccale (sucer un glaçon) ; maquillage correcteur. Cependant, les bouffées vasomotrices sont difficiles à traiter. Pour les flushs invalidants, certains préconisent le propranolol (hors AMM) .

Contre les télangiectasies, seuls les moyens physiques sont indiqués. Grâce aux évolutions techniques qu’a connues le laser ces dernières années, plusieurs méthodes sont disponibles : laser KTP, à colorants pulsés, Nd-Yag. Il faut pratiquer ces séances sur une peau claire non bronzée, de préférence en période hivernale.

En cas de forme érythrosique modérée à sévère, le brimonidine 2 % gel peut être prescrit, à raison d’une application par jour (1 g réparti en 5 petits pois sur le visage). Ce traitement vasoconstricteur permet une diminution significative de la rougeur (mais peu d’effet sur les télangiectasies) dans les 30 min et son action se prolonge pendant plusieurs heures. Mais attention aux effets rebond : rougeur paradoxale, prurit, sensations de brûlure, flushes avec œdème peuvent apparaître en périphérie du visage plusieurs heures après l’application. À prescrire donc avec parcimonie.

Dans la rosacée érythémato-télangiectasique résistante, la paroxétine 25 mg/j pendant 3 mois a montré une bonne efficacité et tolérance lors d’un essai randomisé contre placebo récent ; des études complémentaires sont nécessaires.

Rosacée papulopustuleuse : traitements locaux et cyclines
Dans les formes mineures peu inflammatoires, un traitement local seul est prescrit en 1re intention :

métronidazole topique à 0,75 % 2 fois/j pendant 3 mois ;
ou acide azélaïque à 15 % en gel (2 fois/j pendant 3 mois) ;
ou ivermectine topique 10 mg crème (non remboursée) : 1 fois/j le soir pendant 3 mois. Effets indésirables : irritation, prurit, sensation de brûlures ;
pour les formes d’acné-rosacée ou en 2e ligne : clindamycine topique gel ou peroxyde de benzoyle gel 2,5 %, 5 ou 10 %.


Dans les formes profuses :
doxycycline 100 mg par jour pendant 3 mois, à prendre de préférence le soir, en association avec un traitement local.
Alternatives possibles : macrolides (clarithromycine 250 mg 2 x/j 1 mois puis 1 x/j, azithromycine 500 mg 3 x/semaine) ou métronidazole 200 mg 2 x/j.
En dernière intention si résistance aux autres traitements : isotrétinoïne à faible dose.


Pour la rosacée oculaire, le traitement repose sur des soins locaux (compresses chaudes, hygiène des cils, larmes artificielles sans conservateurs, des collyres antibiotiques voire la doxycyclineper os (après l’âge de 8 ans). Elle peut être particulièrement grave chez l’enfant (risque de kératite, avec séquelles à long terme).

En cas de rhinophyma au stade précoce, les rétinoïdes 0,3 à 1 mg/kg/j durant 3 - 7 semaines peuvent améliorer les lésions ; au stade avancé : traitement chirurgical ou par laser CO2.

Les traitements sont suspensifs et les récidives sont la règle dans un délai variable après arrêt du traitement. Il n’y a pas de schéma validé au-delà des 3 mois d’administration initiale : on essaie d’interrompre ou réduire la posologie (demi-dose de doxycycline), tout en maintenant un topique. Un traitement d’entretien par métronidazole topique peut se discuter en cas de récidives très fréquentes des lésions inflammatoires. La photoprotection est utile pour prévenir les récidives. Attention : les dermocorticoïdes sont contre-indiqués.

Références

Rosacée : traiter chaque symptôme, la revue du praticien, 03/2025

Crée le : 08-04-2025
Mis à jour le : 27-01-2026

Lésions musculaire

Clinique

Stades des lésions muculaires
-courbature
-contracture stade 0 en écho (pas de fibre atteintent)
-élongation stade I qq fibres atteintes, conjonctive n est pas atteinte
-claquage ou déchirure
-rupture



Paraclinique

Traitement

raitement sur le terrain

Glace et uniquement de la glace ( tout massage sera formellement proscrit )
Si l'accident parait grave ( douleur en "coup de poignard" par exemple):

faire une contention de la région du membre blessé (élastomousse + bandes élastiques collantes) + glaçage
mise au repos du membre (pas de marche par exemple)

Les 3 jours suivant

Repos plus ou moins strict selon le cas.
Poche de glace appliquée 20 minutes sur la région blessée, protégée par une serviette pour éviter les brûlures de la peau par la glace. Refaire cette application 4 à 5 fois par jour.
Durant cette période il faut éviter les médicaments anti-imflammatoires. Ils peuvent gêner la phase de nettoyage de la déchirure musculaire et retarder la cicatrisation; de plus ils peuvent favoriser un saignement de la lésion.
En cas de douleur importante; prendre des antalgiques du type Paracétamol

Stade 0 ("contracture")
'échographie sera alors inutile et le sportif aura repris prudemment son entraînement.
Stade I ("élongation")

Repos, chaleur et massages après 72 heures.
Reprise prudente en 4 à 5 jours

Stade II ( "claquage")

Fibres musculaires rompues
La charpente conjonctive ne parait pas lésée
Absence d'hématome à l'échographie ( c'est à dire absence d'une "poche" de sang ).
Traitement

Repos strict de 4 à 5 jours avec glaçage
Puis faire des contractions statiques douces, c'est à dire contracter le muscle sans déplacement du membre ( faire "gonfler" son muscle ). Ceci permet un alignement correct des cellules de régénération.
Laser, ionisations
la mesotherapie a permis d ameliorer le délai de cicatrisation
Au 5ième jour début d'une kinésithérapie proprioceptive, pour reprogrammer les réflexes de défense du muscle. • Reprise de la course à vitesse lente, 7ième jour.
Entraînement au 10ième jour
Compétition 15ième jour

Stade III ("claquage profond")

C'est le classique tableau d'une douleur très vive en coup de poignard avec impotence totale.
Il existe un hématome intramusculaire à l'échographie.
L'évolution dépend :

du nombre de fibres musculaires atteintes
de l'importance de l'hématome
des dégâts du tissu conjonctif de soutien.

La cicatrisation sera imparfaite, ne pas hésiter à refaire des échographies
Traitement

Glace, pansement compressif, repos strict de 72 heures.
Du 3ième au 10ième jour : physiothérapie, contractions statiques puis actives (marche ).
Du 10ième au 21ième jour (phase de cicatrisation)
Massage, physiothérapie (laser, ionisations).
Musculation active et dynamique légère.
Après le 21ième jour musculation tonique, travail proprioceptif, streching et retour au terrain pour un réentraînement cardio-vasculaire.

Stade IV

Rupture musculaire complète.
L'IRM est nécessaire.
Le traitement repose sur la chirurgie.

Références

1- https://www.larevuedupraticien.fr avril 2025
2- https://www.medecinedusportmontpellier.com/pathologies/genou/accident-musculaire.html

Crée le : 19-11-2025
Mis à jour le : 27-01-2026

Hemorroides (hemoroïdes)

Clinique

Favorisé par grossesse, constipation, la diarrhée et la cirrhose

les hémorroïdes internes saignent et les externes sont douloureuses.

Paraclinique

rectorragies non liées au transit doivent être explorées par coloscopie
Il n'est pas clair qu'il faille ou non, réaliser une coloscopie si les saignements semblent hémorroïdaires.Il est admis qu'avant 40 ans, ce n'est pas indispensable et qu'après 50 ans c'est recommandé et enrtre les 2 ?

Traitement

RHD et l'acronyme TONE (Three: Trois minutes pour aller à la selle ; One, une selle par jour ; No effort, pas d'effort pendant la défécation ; Enough fibers, suffisamment de fibres [20 à 30g/jour ou 5 à 6 cuillères à café psyllium par jour et 1L d'eau/jour])
Ligature ou sclérothérapie sont indiqués en cas d'échec.
Topiques aux corticoïdes/anesthésiants sont efficaces sur la douleur et les saignements
phlébotoniques ont un effet modéré sur les symptômes (prurit, saignement, fuites)

NEFEXINE creme (avis)

Références

Dragi Webdo n°503

Crée le : 11-07-2020
Mis à jour le : 27-01-2026

Calendrier Vaccinal

Clinique



Calendrier 2024
Calendrier 2024
pour les 6 ans vaccin DTcP infanrixtetra ou Tetravac
Pub Sanofi!!
Fiche patient Fiche patient
VACCIN ACWY à 6 et 12 mois NIMENRIX au lieu NEISVAC
ou rattrapage à 11-14 ans

BEXSERO possible 15-24 ans(9)

PREVENAR 13 ou (=(même schéma)) VAXNEUVANCE (15valences, pas de preuve de plus de protection(7) ) (6)

PREVENAR 20 pour prévention pneumococcique adulte, 1 dose unique(6)
Vaccin pneumocoque chez tous les + de 65 ans(9)
Vaccin contre VRS chez + de 75 ans

SHINGRIX recommandé chez les personnes de 65 ans et plus, et chez l'adulte immunodéprimé

Vaccination rotavirus ROTARIX oral à 2 et 3 mois

SI INFLIXIMAB chez la mère décale ROR et BCG 12 mois après accouchement et sans allaitement concomitant


Vacciner femme enceinte contre grippe et coqueluche au 2 em trimestre(entre 20 et 36 SA), intérêt pour l'enfant (2) et pas besoin de cocooning dans ce cas (HAS) (3).
vaccin anti-VRS est recommandée chez les femmes enceintes entre 32 et 36SA(9)

Selon OMS : Vaccination anti HPV 1 ou 2 doses avant 20 ans, 2 doses (M0, M6) après 21 ans ou 3 si immunodéprimé (3).
Effets indésirables avec statistiques

Antilles, Guyane, Mayotte et La Réunion, le vaccin anti-dengue (Qdenga) est recommandé entre 6 et 16 ans si antécédent de dengue et entre 17 et 60 ans en cas de comorbidités, même pour les voyages < 4 semaines vu l'épidémie active(9)


Tous les vaccins (inactivés ou vivants) peuvent être administrés le même jour ou avec n’importe quel intervalle dans le cadre d’un rattrapage, à l’exception des vaccins vivants viraux qui doivent être administrés soit le même jour, soit à 1 mois d’intervalle (ceci ne s’applique pas au BCG, vivant mais bactérien ; toutefois, la HAS recommande, après un vaccin BCG, de ne pas vacciner sur le même site pendant 3 mois). Exception : pour ROR et fièvre jaune, éviter la co-administration et respecter si possible un délai de 1 mois entre les deux (sauf départ urgent en zone à risque).(8)

PREMATURES

Si prématuré PREVENAR en plus à 3 mois

https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Recommandations-vaccinales-specifiques/Personnes-exposees-a-des-risques-specifiques/Prematures



fiche aide vaccin 2025

Rattrapage vaccinale si perte du carnet ou pas de vaccination antérieur
Rattrapage vaccinal
Selon HAS

En pratique selon HAS
p86 pour le rattrapage vaccinal

Enfant à statut vaccinal inconnu ou incertain(8) :

-Pas d’inconvénient à administrer un vaccin ROR, Hib, HB ou polio à une personne éventuellement déjà immunisée pour l’une ou l’autre de ces maladies.

-Pour tétanos et surtout diphtérie, il existe cependant un risque théorique d’hyperimmunisation (phénomène d’Arthus) ou d’hyper-réactogénicité.

-Principe général : en cas de doute sur la vaccination antérieure diphtérie, tétanos et HB, faire une dose de vaccin puis faire un dosage des anticorps antitétaniques et anti-HBs, 4 à 12 semaines plus tard (pour l’interprétation des sérologies, se référer à la fiche HAS téléchargeable sur ce lien).

Une autre alternative est de considérer la personne comme non vaccinée et d’administrer les doses nécessaires selon l’âge.

Rattrapage Meningite (hAS)
méningocoques ACWY, un rattrapage vaccinal entre 1 et 3 ans en 1 dose est recommandé et le rattrapage des jeunes adultes jusqu'à11- 25 ans devrait être recommandé pendant 2 ans.
Concernant le méningocoque B, un rattrapage en 2 doses jusqu'à 5 ans est recommandé mais il n'est pas recommandé de le faire systématiquement chez l'adolescent.

MéMento vaccination CMG

Références

1-
2- Dragi Webdo n°305 : https://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2021/03/Rapport-vaccination-femmes-enceintes.pdf
3- Dragi Webdo n°352
4- Dragi Webdo n°351 ANSM
5-Dragi Webdo n°377
6- Dragi Webdo n°440
7- Prescrire n 495, janvier 2025, p49
8-Rattrapages vaccinaux : guide de survie, la revue du praticien, 28/01/2025
9-Dragi Webdo n°483

Crée le : 26-01-2026
Mis à jour le : 26-01-2026

Hyperprolactinémie

Clinique

Hyperprolactinémie peut être liée à une hypothyroïdie, la grossesse, l’allaitement, au stress, à l'effort, à une insuffisance rénale, à des médicaments ou être de déconnexion

Si suspicion d'hyperprolactinémie (galactorrhée, aménorrhée, hypogonadisme, hirsutisme, suspicion de masse, ostéoporose)--> dose prolactine

Paraclinique

Prolactine : si elle est élevée mais inférieure à 200 µg/L-> redoser à jeun sans activité sexuelle ou physique pour chercher une cause transitoire : stress, stimulation mammaire, grossesse, insuffisance rénale, hypothyroïdie traitement (notamment: neuroleptiques, anti-émétiques, anti-dépresseurs, anti-histaminques, oestrogènes, verapamil et drogues) et exclure une macroprolactinémie chez les patients asymptomatiques. La macro-prolactine est de la prolactine complexée avec des anticorps et qui n'a pas d'activité biologique: donc si l'hyperprolactinémie est essentiellement à macroprolactine (big big prolactine) cela n'est pas grave.

Si aucune cause n'est trouvée ou que la prolactinémie était > 200µg/L, l'IRM hypophysaire est indiquée pour trouver la cause ou conclure à une hyperprolactinémie idiopathique.

En cas de prolactinome (= microadénome) ou de macroadénome, un avis spécialisé

Traitement

agonistes dopaminergiques (la cabergoline initié à 0,5 et augmentée progressivement jusqu'à max 2mg/semaine est à préférer par rapport à la bromocriptine qui est moins efficace) qui permettent une réponse en 2-3 mois.
Dose prolactine / 8 semaines puis toues les 3-12 mois

IRM est annuelle dans les microadénomes et tous les 3-6 mois pour les macroadénomes.

Références

Dragi Webdo n°512

Crée le : 26-01-2026
Mis à jour le : 26-01-2026

Hémolyses non auto-immunes

Clinique

Hémolyses non auto-immunes :
réticulocytes > 120G/L, haptoglobine basse, LDH élevés

Si associé à thrombopénie ----> SAU

Si c'est auto-immun, le test direct à l’antiglobuline (TDA, ex-Coombs) est positif.

Si négatif : cherche une autre cause grâce à l’anamnèse et au frottis sanguin. Il y a notamment : le paludisme, la drépanocytose, les MAT (avec thrombopénie, schizocytes), les médicaments (comme la dapsone).

Soinon avis spé ((pyruvate kinase, G6PD, électrophorèse de l'Hb, recherche de clone d'hémoglobinurie paroxystique nocturne, test EMA...))

Paraclinique

Traitement

Références

Dragi Webdo n°510

Crée le : 27-04-2021
Mis à jour le : 26-01-2026

Infection urinaire masculine et prostatite

Clinique

Plus chez sujet âgé, HBP, retrecissement de calibre, sonde urinaire.
Clinique : trouble mictionnels (pollakiurie , dysurie, micton impérieuse) noctiurie, douleurs sus pubienne, hématurie, urines malodorantes.
Rechercher fièvre, signe de pyélonéphrite ou de prostatite ( douleurs péniennes, rectales éjaculation RAU).Douleur palpation prostate peu sensible (9%) (2)

Paraclinique

Pas de BU, faire ECBU

Traitement

Cystite like 7 jours d'antibiotique
Plutôt nitrofurantoine (100mgx2(3) ou 3/j) ou cotrimoxazole 800/160mg (x2/j) ou quinolone (2,3,4)
pas d'ATB large spectre AUGMENTIN ou cephalosporine (2)
ou fosfomycine J1-J3-J5 (5)
Prostatite ou pyélonéphrite ou si fièvre14 jours d'antibiotique
Plutôt fluoroquinolone, cotrimoxazole(4)

Si récurrence > Urologue

Références

1- Durées des traitements anti-infectieux. Recommandations françaises SPILF et GPIP, infectiologie.com, mars 2021
2-- Prescrire n 469, novembre 2022, p833
3- Dragi Webdo n°388
4- Prescrire n 481, décembre 2023, p923
5-Dragi Webdo n°509

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 26-01-2026

Reflux gastro oesophagien RGO, dyspepsie

Clinique


Signes d'alerte : dysphagie, saignement, perte de poids

Paraclinique

Fibroscopie si signe d'alerte (dysphagie, saignement, perte de poids), symptômes atypiques, ou échec des inhibiteurs de pompe à proton (IPP)

Traitement

Règles hygièno-diététique :
éviter le café, l'alcool, le chocolat, les aliments gras, les plats épicés et boissons acides, Fiche RGO du Cregg
-Arrêter de fumer,
-ne pas se coucher en post-prandial, relever la tête du lit,
-perdre du poids.

Traitements : antiacides, alginates et anti-H2 et IPP

Cimétidine (Antihistaminique H2) -> effets indésirables dose dépendant, balance bénéfice -risque défavorable par rapport aux autres anti H2.

NEOBIANACID 1 après le repas efficacitée incertaine (3)

Surveillance

Risque cancer gastrique peut être du facteur confusion (2026) (4)

Références

Prescrire n 434, décembre 2019, p885
2- Dragi Webdo n°291 :
3-Prescrire n 500, juin 2025, p412
4-Dragi Webdo n°512

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 26-01-2026

Cancer de prostate

Paraclinique

Peu de bénéfice et beaucoup d'effet indésirable du dépistage par dosage du PSA (3,4).


Fiche patient precrire

BMJ (2026) propose : dépistage chez les hommes de 45 à 61 ans ayant une mutation BRCA1 or BRCA. Mais il recommande aussi de ne pas dépister systématiquement en population générale, ni chez les sujets noirs, ni chez les sujets avec un antécédent familial de cancer de prostate !

Traitement

Prostatectomie augmente durée de vie de 3 ans, surtout chez les moins de 65 ans (1)
Si cancer non métastasé qui progresse malgré castration (augmentation du PSA : on peut proposer un antiandrogène non stéroïdien comme apalutamide ou enzalutamide (ralentit, apparition de métastase de deux ans) (2).
Les effets indésirables : cardiaque (augmentation du QT , HTA) et eruption cutanée(2)

Références

1 -Prescrire n 436, février 2020, p119
2- Prescrire n 439, mai 2020, p334
3- Prescrire n 435, janvier 2020, p32
4-Dragi Webdo n°408
5-Dragi Webdo n°511

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 26-01-2026

Goutte

Clinique

Score ACR eular -> aide au diagnostic d'une première crise de goutte

Traitement

Revoir et modifier les habitudes de vie (3), Limiter les boissons sucrées et alcoolisées (double le risque de goutte) (2)
Traitement de la crise
En première intention ibuprofène ou naproxène (750mg puis 250mg/8h) sauf : antécédent cardiovasculaire ou insuffisance rénale)
sinon colchicine 0.5mg/8h ou corticoïdes.
Traitement de fond si >2 crises/an, maladie rénale ou tophus avec une cible <50 ou 60µmol/L (3)
Préférer allopurinol (100 mg puis 200, 300mg )au febuxostat (car sur risque de mortalité cardiovasculaire(AC IDM) sans amélioration des symptômes) (1), si DFG<30ml/min ça serait l'inverse (3).
Sinon probénécide (mais risque syndrome de lyell, syndrome néphrotique...)(4)

Parfois colchicine pendant 6 mois en début de ttt mais intérêt incertain et recrudescence de crise à l'arrêt(5).


uricémie cible à 360 μmol/L (60 mg/L) est suffisante,(6)

Références

1 -Prescrire n 418, aout 2018, p584
2 -Prescrire n 437, mars 2020, p229
3- Dragi Webdo n°274 : 2020 recommendations from the French Society of Rheumatology for the management of gout: Urate-lowering therapy, TristanPascart
4- Prescrire n 445, novembre 2020, p823
5- Prescrire n 499, mai 2025, p364
6-Dragi Webdo n°511

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 26-01-2026

Gale gâle

Clinique

Prurit diffus à recrudescence nocturne, épargnant le visage à caractère conjugal ou familial(3).
topographie évocatrice (3)+++ :

espaces interdigitaux,
face antérieure des poignets,
coudes et emmanchures antérieures,
ombilic,
fesses,
face interne des cuisses,
organes génitaux externes chez l’homme,
mamelon et aréole mammaire chez la femme.

ésicule palmoplantaire

: sillon scabieux en dermoscopie avec sarcopte au bout : signe du deltaplane

Paraclinique

Traitement

Traitement d’épreuve est souvent réalisé devant un prurit féroce avec lésions aspécifiques de topographie évocatrice (3).
Efficacité similaire :
-Perméthrine crème 5% (effet un peu plus rapide)(serait + efficace que ivermectine (4)) (1 application sur tout le corps (sauf autour des yeux et de la bouche). Laisser au contact de la peau pendant au moins 8 heures (le soir au coucher)).
-Ivermectine orale 200µg/kg (si >2ans ou 15Kg).

A renouveler 7 jours plus tard

Mesures associées : Laver les vêtements, draps, serviettes (si possible à haute température), au-delà de 60 ◦C avec si possible sèche-linge et repassage.

Anti histaminiques non évalués (2)

Références

1- Prescrire n 435, janvier 2020, p34
2- Prescrire n 424, février 2019, p121
3- EREVO formation 2020
4-Dragi Webdo n°510

Crée le : 08-06-2020
Mis à jour le : 26-01-2026

Syndrome des jambes sans repos

Clinique

Symptômes sensitifs et moteurs des membres inférieurs (brûlure, fourmillements, électricité, mouvements périodiques involontaires). ou bras(3)
Apparait au repos, allongé ou assis, le soir ou la nuit.
Soulagé par les mouvements.

Pas d'étiologie, (pas de crampe, œdème, neuropathie ou stase veineuse)

Cambridge-Hopkins Restless Legs Syndrome Questionnaire

Plus fréquent si SEP, neuropathie, carence en fer, insuffisance rénale, iatrogène (antidépresseur, neuroleptiques).(1) ou grossesse ou sevrage opioide (3)

Paraclinique

Contrôler ferritinémie

si doute polysomnographie

Traitement

Traitement faiblement efficace mais > au placebo.
-si ferritinémie<50 -> supplémenter , +/- si<75 (2) voir 100 ou cst<20(3)

-Antiépileptiques prégabaline

2em ligne (3):

-Agonistes dopaminergiques pramipexole débuter à 0.088mg le soir (soit 1/2 cp de 0.18mg) peut être efficace sur court terme, mais majore les symptômes à long terme (3)

Références

1- Prescrire n 425, mars 2019, p169
2 Prescrire n 99, mai 2025, p368
3- Dragi Webdo n°512

Crée le : 11-10-2021
Mis à jour le : 16-12-2025

Diabète de type 1

Clinique

Paraclinique

ACP anti GAD puis si sont normaux - anti IA2 et anti ZN8.
Puis si avant 35 ans recherche diabète monogénique -> dosage peptide C

Traitement

Insuline
pas de ttt antiinsulinique généralement
Les glifozines ont une balance b/r défavorable.

Références

1- Dragi Webdo n°327
2- Prescrire n 441, juillet 2020, p485

Crée le : 08-12-2025
Mis à jour le : 08-12-2025

Mastocytose

Clinique

Groupe hétérogène de maladies rares caractérisées par une activation et/ou une prolifération anormale de mastocytes (des cellules immunitaires) dans un ou plusieurs organes, notamment la peau, la moelle osseuse, le tube digestif, les os. L'activation anormale des mastocytes est pratiquement toujours liée à une mutation du gène KIT.

Mastocytes, qui libèrent de nombreux médiateurs vasoactifs et pro-inflammatoires, dont l'histamine, d'où : bouffées de chaleur, palpitations cardiaques et hypotensions artérielles ; réactions de type anaphylactique, y compris sans cause allergique notable ; prurit localisé ou généralisé ; troubles neuropsychiques. Les autres symptômes dépendent des organes touchés : lésions cutanées ; troubles digestifs ; rhinites, otites, troubles respiratoires ; douleurs osseuses, ostéoporose ; hépatosplénomégalie

Paraclinique

Traitement

Outre l'éviction d'éventuels facteurs aggravant certains symptômes (exposition au chaud ou au froid, stress, exercice physique intense, consommation d'alcool ou d'épices, certains médicaments), le traitement est symptomatique avec souvent un antihistaminique H1, un antihistaminique H2, du cromoglicate de sodium, un anti-leucotriène, un diphosphonate en cas de complications osseuses.
Pas d'autres traitements

Références

Prescrire n 506, Décembre 2025, 896

Crée le : 10-08-2020
Mis à jour le : 08-12-2025

Zona (VZV)

Clinique

Réactivation du VZV
Principale complication est l’algie post-zostérienne dont la fréquence augmente avec l’âge

Vaccin par SHINGRIX
avec rappel à 1-2 mois
si >50 ans, ou >18 ans et immunodéprimé ou risque accrus de zona.

Douleur post zostérienne chez 5 % à 20 % des patients qui ont eu un zona surtout les + de 70 ans (3)

Paraclinique

Un zona chez un sujet jeune doit faire pratiquer une sérologie VIH.

Traitement

Sujet immunocompétent :
le traitement doit être débuté dans les 48-72 premières heures pour le Zona ophtalmique, quel que soit l’âge du patient : aciclovir, 800 mg 5 fois par jour pendant 7 jours ou valaciclovir, 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours.
ou chez le sujet de plus de 50 ans et en prévention des algies-post-zostériennes : aciclovir, 800 mg 5 fois par jour pendant 7 jours ou valaciclovir, 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours.

Si immunodéprimé

Adulte : aciclovir IV 10 mg/kg/8h pendant 7 à 10 jours (ou 48h après la dernière poussée vésiculeuse).
Enfant ou adulte dénutri : aciclovir 500 mg/m2/8h (ou 48h après la dernière poussée vésiculeuse). Chez les sujets immunocompétents de moins de 50 ans, s’il existe des facteurs de risque de développement d’algies post-zostériennes, on peut proposer valaciclovir, 1 gr 3 fois par jour pour 7 jours.


Si douleurs post zostérienne (3):
Soins locaux visent à réduire les stimuli qui provoquent ou aggravent les douleurs :
recouvrir la zone douloureuse par un pansement ;
appliquer localement de la glace .
amitriptyline est partiellement efficace dans cette situation : elle diminue d’environ 50 % l’intensité de la douleur par rapport au placebo, de 10 à150mg/j
ATTENTION aux effets atropiniques exposent à une aggravation de troubles préexistants, notamment :
troubles du transit intestinal ;
angle iridocornéen étroit (risque de glaucome aigu) ;
reflux gastro-œsophagien ;
prédisposition à la rétention d’urine telle qu’une hypertrophie bénigne de la prostate ;
troubles cardiovasculaires .
ou MORPHINE
sinon Lidocaïne en application cutanée ou Gabapentine par voie orale
NE PAS PRESCRIRE Prégabaline ou AINS ou capsaïcine

Références

1- EREVO formation 2020
2-Prescrire n 495, janvier 2025, p47
3- Prescrire.org, Novembre 2025

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 08-12-2025

Herpes

Clinique

Virus de la famille des herpesviridae. HSV1 et 2.
Transmission surtout orale pour HSV 1 et sexuelle pour HSV 2.
Primo-infection --> période incubation 5-10j avec comme lésion élémentaire une vésicule qui se regroupe en bouquet, guérison spontanée en quelques jours.
20-30% vont présenter des récurrences.
Récurrences favorisées par soleil, fatigue, stress, menstruations, lésion cutanée.

Primo-infection orofaciale symptomatique est la gingivostomatite aigüe et fébrile.


Diagnostics différentiels de la gingivo stomatite herpétique (À évoquer si tuméfaction, une érythroplasie ou une ulcération persistant plus de 3 semaines):
L’érythème polymorphe (secondaire à infection à HSV parfois) : associe des lésions muqueuses semblables, mais est associé à des lésions en cocardes palmo plantaires.
Le syndrome de Stevens-Johnson
L‘apthose buccale : les lésions buccales d’aphte, classiquement à fond beurre frais, peuvent entraîner des douleurs intenses si elles sont nombreuses.
La stomatite candidosique
La stomatite à Coxsackie virus/entérovirus dans le cadre d’un syndrome pied main bouche.

Herpès labial
poussée d’herpès labial débute par des sensations de brûlure et de fourmillement, le plus souvent localisées sur une petite partie du pourtour de la bouche

Panaris herpétique
Les vésicules sont présentes sur le doigt (pulpe et faces latérales) dans 67% des cas. Le pouce, la paume et le poignet sont moins souvent atteints.


La transmission se fait chez les enfants lors d’une auto-inoculation en présence d’une gingivostomatite herpétique en suçant un doigt, chez les plus grands en se rongeant les ongles, et les adolescents en cas de primo-infection herpétique génitale.

Herpès génital La primo-infection est symptomatique dans 20 à 60% des cas (HSV-2 et HSV-1 sont tous deux responsables d’herpès génital +++ (rôle des rapports bucco-génitaux dans la transmission d’HSV-1).

L’herpès simplex est le principal agent infectieux responsable d’érythème polymorphe.

Le syndrome de Kaposi-Juliusberg désigne la survenue d’une infection herpétique principalement au cours d’une dermatite atopique, mais également au cours d’autres dermatosesrécidivant. --> URGENCE antiviral IV

Culture du virus est examen de référence.
PCR plus sensible mais non remboursé.

La sérologie n’a aucun intérêt en dehors des primo-infections (séroconversion).

Traitement

Dans tous les cas, les traitements antiviraux locaux n’ont pas montré d’efficacité. (2)
Pas aciclovir en crème pour herpes labial ou génital favorise souche résistante (1).

Herpes labial guérit spontanément en 8-10 jours, soins locaux, paracetamol
ACICLOVIR crème (diminue de 2 jours )(5)

Si primo-infection herpes orofaciale
valaciclovir 500mgx2/j 5-10 jours (ou en IV enfant de moins de 3 mois : 250mg/m2 toutes 8 heures) (2), ou Aciclovir 200mgx5/j 5 jours
Avec application de chlorexidine 0.1-0.2% appliquée sur les lésions avec un coton ou en bain de bouche après 6 ans peut éviter les surinfections(3).
L'hydratation et l'utilisation de glace(3).

Pour les récurrences, pas de traitement sauf si >6 /an.
Éventuellement traitement PO au long cours pour diminuer les récidives aciclovir 2cp de 200mgx2/j ou valaciclovir 500mg/j(1).

Pour herpes génital: (4)
primoinfection : idem orofacial pendant 10 jours, ou 5 jours(4)
si récurrence : valaciclovir 2000x2/j pendant 1 jour ou 500x2/j pendant 3 jours où l'aciclovir 800x3 pendant 2 jours. PAs de ttt local
Le traitement fond si ≥ 4 récurrences/ an avec retentissement sur la qualité de vie +/- risque de transmission aux partenaires. -> valaciclovir 500mg/j pendant 6 à 12 mois avec réévaluation annuelle , ou aciclovir 400x2/j . Si inefficace, il est possible d'augmenter le valaciclovir à 500x2/j et l'aciclovir à 400x3/j.

Traitement préventif si >6 récurrences / an

Références

(1)-Prescrire n 419, septembre 2018, p663
2- EREVO formation 2020
3- Dragi Webdo n°338
4- Dragi Webdo n°467
5-Prescrire.org, décembre 2025

Crée le : 08-06-2020
Mis à jour le : 08-12-2025

Crise convulsive fébrile

Clinique

Crise convulsive généralisée, <15 min, survenant 1 fois en 24 heures, lors d'un épisode de fièvre, sans ATCD convulsion non fébrile, sans infection intracrânienne.

Crise tonicoclonique généralisée débute par une perte de connaissance brutale,
puis phase tonique pendant quelques secondes avec contractions musculaires,
puis phase clonique avec secousses musculaires,
puis phase post critique avec respiration bruyante

Favorisé par dérivé terpénique comme camphre ou menthol.

Si crise convulsive fébrile, pas de complication neurologique, attention au traumatisme.
Après 1er crise, risque récidive 50 % avant 1 an, 30% après.
plus de risque si 2em crise ou ATCD fam ou ATCD fam épilepsie.

Pas plus de risque de développer une épilepsie sauf si ATCD fam d'épilepsie, anomalie neurologique préexistante.

Différent des grands frissons

Paraclinique

Si situation bien identifié pas d'examen complémentaire.

Traitement

Protéger l'enfant, PLS maintenir voie aérienne ouverte.


Faire baisser la température :
Rafraichir avec de l'eau tiède,
Paracétamol puis ibuprofène

Si crise >5min -> APPEL 15 diazépam en Irectal 0.5mg/Kg (10mg max)
ou
midazolam buccal 0.5mg/Kg (10mg max) si plus de 6 mois

H si crise complexe(>15 minutes, récidive dans les 24 heures, crise partielle ou sans perte de connaissance)
risque méningite (bombement fontanelle, raideur de la nusque, ATB en cours, 6-12mois, pas de vaccination

Récidives fréquentes

Références

1- Prescrire n 422, décembre 2018, p923
2- Prescrire n 506, décembre 2025, p930

Crée le : 08-12-2025
Mis à jour le : 08-12-2025

Glaucome à angle ouvert

Clinique

Un glaucome chronique à angle iridocornéen ouvert est une atteinte du nerf optique, avec altération du champ visuel, susceptible de s’aggraver jusqu’à la cécité.
L’augmentation de la pression intraoculaire est un facteur fréquent, mais inconstant, de survenue ou d’aggravation d’un glaucome chronique.
Un glaucome à angle ouvert est en général détecté fortuitement lors d’un bilan ophtalmologique.

La confirmation d'un glaucome à angle ouvert repose notamment sur :

la mesure de la pression intraoculaire (tonométrie) ;

l’examen du fond d’œil afin de rechercher une atteinte du nerf optique ;

l’étude du champ visuel (1).

Pas toujours lié à une pression intraoculaire élevée
L’augmentation de la pression intraoculaire est un facteur fréquent, mais inconstant, de survenue ou d’aggravation d’un glaucome chronique à angle ouvert. L’hypertension intraoculaire est définie arbitrairement par une pression intraoculaire supérieure à 21 mm Hg (1)(4)(5)(2).
Les autres facteurs de survenue d'un glaucome chronique à angle ouvert sont :
un âge supérieur à 65 ans ;
des antécédents familiaux de glaucome chronique à angle ouvert ;
l’origine ethnique, les personnes à peau foncée étant plus exposées (5)(2).
Certaines affections sont associées à un risque accru de glaucome chronique à angle ouvert :
la myopie ;
les maladies cardiovasculaires ;
le diabète ;
l’hypothyroïdie (5).
Iatrogene corticoïdes, y compris les dermocorticoïdes en usage prolongé au niveau des paupières et ceux administrés par inhalation ou par voie nasale ;

les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine tels que la fluoxétine et la venlafaxine et probablement tous les médicaments ayant un effet sérotoninergique ;

des antitumoraux anti-VEGF en injection intravitréenne tels que le ranibizumab et l’aflibercep

Paraclinique

Traitement

TTt pour ralentir évolution :
timolol par voie ophtalmique est à administrer 2 fois par jour, ou 1 fois par jour pour les formes à libération prolongée
Latanoprost ou travoprost par voie ophtalmique (seul ou en association)
ou Dorzolamide ou brinzolamide par voie ophtalmique ou Brimonidine

Références

Prescrire.org Novembre 2025

Crée le : 07-10-2020
Mis à jour le : 07-12-2025

Huiles essentielles

Pulvérisateurs et diffuseurs sont source de pollutions de l'air intérieur par leurs dérivés de terpéniques qui peuvent s'oxyder et sont irritants pour les voies aériennes (cela concerne plus les huiles essentielles provenant des clous de girofles, cannelle, estragon, thym, eucalyptus, sauge, thuya, armoise) (1).

Références

1- Prescrire n 444, octobre 2020, p725, 752

Crée le : 12-11-2020
Mis à jour le : 07-12-2025

Virus Immunodéficience humaine (VIH)

Clinique


Si charge virale indétectable durablement (<200copie/mL), risque de transmission lors des rapports est quasi nul (1).

Paraclinique

Traitement

Surveillance

Même vaccin que population générale
Vaccination par vaccin atténué possible si charge LT CD4>200(2)
DTP/10 ans (2)
Contrôle sérologique apres vaccin hépatite A/B

Surveillance peau et muqueuse à recherche maladie kaposi
Plus de risque de Maladie CVasulaire (2)
SEVRAGE tabac+++(plus mortel)

Références

1- Prescrire n 445, novembre 2020, p849
2-Prescrire n 505, novembre 2025, p838

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 07-12-2025

Constipation

Clinique

Moins de 3 selles par semaine, selles dures et/ou difficulté d'exonération

Rechercher prolapsus rectal, hémorroïdes ou fissure

Étiologie
HAbitudes alimentaires MDV (peu boisson, fibre, peu mobilité, fièvre)
Métabolique : DT, hypothyroïdie, hypercalcémie, hypoMg, hyperuricémie, IRC, phéochromocytome, glucagonome, porphyries, hypopituitarisme
Neurologique : Parkinson SEP, tumeur, traumatisme médullaire, AVC...
Mécanique : cancer CR, sténose, compression extrinsèque, fissure, rectocèle, endométriose
Autres : dépression, démence, psychose, grossesse, myopathie, maladie systémique..
Attention si rectorragie AEG

Paraclinique

NFS (anémie), glycémie, ionogramme, calcémie, TSH, CRP
ASP, stase
Coloscopie

Traitement

RHD (régime riche en fibre, boisson++, activité physique.(augmente les gaz)(céréale blé, flocon avoine, lentille, légumes, fruits)
+/- boire, acitivité physique
Aller régulièrement aux toilettes, ne pas pousser, ni refouler les envies
Laxatifs de lest :(risque ballonnement) ispaghul(SPAGULAX, 1/repas) ou psyllium
Laxatifs osmotiques : (macrogol (sel de Mg), lactulose.(attention si maladie inflammatoire)
Laxatifs lubrifiants : diminue absorption des selles et vitamineq liposolubles (parrafine)
Laxatifs stimulants : + effets secondaires à utiliser sur courte durée
Laxatifs par voie rectale : glycérine + chez personne âgé ou maladie neurologique
Lavement à l'eau tiede

Fiche patient prescrire

Surveillance

Complication
Fissure annale: Douleur à la défécation.
Fiche Vidal
Fiche Vidal

Références

(La revue du praticien en médecine général, 2015, n941, P361)
2--Prescrire n 505, novembre 2025, p842