Une petite aide

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 18-07-2026

Hypertension arterielle HTA

Clinique

HTA -> 140/90 en faisant moyenne des 2 mesures sur 3 (sauf si <130/85 ->Normal), en confirmant par MAPA sur 3 à 7 jours avant la prise de traitement.
Seuil à 130?( pour certain patient en prévention secondaire ou IRénale chronique)(14)
TA assis ou allongé depuis 5minutes, ne pas croiser jambe, ne pas parler, prendre TA 3x

attention au cause iatrogène (contraceptifs combinés, antidépresseurs, paracétamol) (2).

TAS aux 2 bras si différence>15mmHg-> surisque CV(11) et probable sténose.

3 grades:
Grade 1: <160/100 mmHg
Grade 2 : <180/110 mmHg
Grade 3: >180/110 mmHg

Et 3 stades:
Stade 1: non compliquée
Stade 2: atteinte d'organe ou diabète
Stade 3: maladie cardiovasculaire établie ou DFG < 30 mL/min.

Cible : 140mmHg de PAS, assouplie chez les patients fragiles autonomes avec une cible < 150mmHg en commençant à traiter si PAS > 160mmHg. En cas de patient fragiles dépendant, une cible < 160mmHg peut être suffisante
120mmHg si DT2? à discuter avec patient(diminue nombre d AVC mais plus d'effets indériables) (17)

Paraclinique

Na/K, CA, créatinémie, glycémie à jeun (ou HbA1C selon reco européene), EAL, BU, acide urique et bilan hépatique, ECG, rapport albuminurie/créatininurie (RAC)
suspicion HTA secondaire si (<30 ans ou 40 ans (ESC(13)), hypokalièmie, HTA résistante) (2)
Avec +/- échographie rénale Doppler artère rénale, rapport aldo/rénine, métanéphrines urinaires, test de freinage à la DXM pour mesure du cortisol et cortisol libre urinaire sur 24h

Traitement

Arrêt Tabac, réduction pondérale, régime pauvre en sel, alimentation équilibrée.
Pas d’intérêt à traiter si TA entre 140/90 et 160/100 en l'absence d'autres FDR (4,18).
Pas de différence si prise du ttt matin ou soir(2025, 16)

Traitement antihypertenseur



Prise du traitement anti HTA le soir diminue la mortalité globale (3,7).

Objectif :
- avant 65 ans : TA 130/80 mais supérieur à 120/70 (2).
- après 65 ans : 140/90,
Bithérapie fixe d’emblée si TA >160/100 + 1 de ( + 65 ans, FC>80, IMC >25, Diabète, , dyslipidémie, ATCD cardiovasculaire, ménopause précoce, tabac, contexte socio défavorable) (2).

HTA en MG

En première intention : hydrochlorothiazide : ESIDREX 25mg (malgré risque de carcinome basocellulaire et spinocellulaire qui sont négligeables par rapport aux bénéfices sur la mortalité cardiovasculaire ou risque d’AVC (1).
Ou thiazidique like comme chlortalidone (non dispo en france) mais plus de trouble rénaux que avec HCT (6), ou indapamide FLUDEX 1.5 ou 2.5mg(5).
ou IEC (10)

IEC ou ARA II + calcique selon Nice 2020 (2), ou bithérapie d'emblée calcique+IEC (8).

En deuxième intention : IEC (moins efficace que HCT), par captopril, lisinopril, ramipril 1.25mg 1-2/j.

Si échec : bithérapie IEC /ARA II + calcique (perindopril + amlodipine 4/5 8/5 8/10mg ou amlodipine valsartan 5/80 5/160 ou10/160mg) ou IEC/ARAII + thiazidique/thizidique like (indapamide)+++ (9) (ramipril/HCT 5/12.5 mg ou perindopril/indapamide 2/0.625 à 4/1.25mg)

Si échec: ajout thiazidique like à bithérapie (IEC/ARAII + calcique) (2).

Si non contrôle sous trithérapie ajout spironolactone, puis amiloride, doxazozinne, eperlone, clonidine ou bêtabloquant (bêta indiqué si coronopathie, FA, Icardiaque)

Si calcique préférer amlodipine car seul avec efficacité prouvé (4).
IEC ont montré une diminution de mortalité par les ARAII(4), et préférer captopril, lisinopril, ramipril (1).
Si sartan préférer losartan ou valsartan, pas olmésartan (risque entéropathie et diarrhée et hépatite). (3,10)


Traitements associés



Antiagrégant plaquettaire que en prévention secondaire (2).
Pas de traitement de l'hyperuricémie en l'absence de symptômes, mais éviter traitement favorisant hyperuricémie (diurétique, bêtabloquant..) (3).

Si femme enceinte


Traitement si PAS > 140 mmHg (9)

Cas particuliers (12):

Sujets noirs: préférer calcique si monothérapie ou calcique + IEC et calcique + thiazidique si bithérapie.
Grossesse: seuil et cible 140/90mmHg, avec labetalol ou alpha-methyl-dopa (2eme intention: nifedipine LP) + aspirine 100mg/j si risque de prééclampsie.
HTA maligne: labetalol ou nicardipine (2ème intention: urapidil) (le nejm disait pas tout à fait ça).
Coronaropathie: iec+BB- avec cible < 80bpm et si TA insuffisamment contrôlée, ajouter calcique dihydropiridine (=DHP, car on associe pas un BB- et un calcique bradycardisant) si angor et calcique DHP ou thiazidique en l'absence d'angor (faudra revoir car les BB- sont pas systématique en l'absence d'IC dans les recos ESC).
FA: les BB- sont une classe de choix avec un objectif < 110 bpm voire < 80 ppm si symptomatique. Eviter diltiazem et verapamil qui interfèrent avec les AOD.
BPCO/Asthme: les BB- cardiosélectifs réduisent la mortalité en cas de coronaropathie, et ne sont donc pas contre indiqués.

Références

Prescrire n 436, février 2020, p151
2- NICE 2020 https://medicalement-geek.blogspot.com/2020/05/dragi-webdo-n269.html 3- https://www.revmed.ch/RMS/2005/RMS-32/30649 4- Prescrire n 434, décembre 2019, p923, 935
3- Prescrire n 442, aout 2020, p613
4- Dragi Webdo n°188
5- Tous les diurétiques sont-ils égaux pour traiter les malades hypertendus ? Bernard Waeber,
Rev Med Suisse 2012; volume 8. 1699-1701
6- Prescrire n 446, février 2020, p926
7- Dragi Webdo n°313, The effect of taking blood pressure lowering medication at night on cardiovascular disease risk. A systematic review; Chau L. B. Ho; janvier 2021
8- Dragi Webdo n°314
9- Dragi Webdo n°351
9- Prescrire n 461, mars 2022, p199
10- Prescrire n 465, juillet 2022, p507
11- https://www.medicalement-geek.com/p/hta-dyslipidemie.html
12-Dragi Webdo n°407
13-Dragi Webdo n°451
14-Mise à Jour des Recommandations de Prise en Charge de l’Hypertension Artérielle 2024 – partie 1 : diagnostic
15-Dragi Webdo n°472
16-Dragi Webdo n°485
17-Prescrire n 508, février 2026, p133
18-Prescrire n 513, juillet 2026, p531

Crée le : 11-07-2020
Mis à jour le : 17-07-2026

Acné

L’acné est une dermatose inflammatoire chronique du follicule pilosébacé, le plus souvent primitive, commençant généralement à la puberté.
Physiopathologie

3 facteurs favorisent la formation d’acné :

Séborrhée : augmentation de la production de sébum par la glande sébacée, déclenchée et entretenue par la dihydrotestostérone, à partir de la testostérone (par la 5 alpha réductase).

Le taux d’androgène circulant est normal ; acné résultant simplement d’une hypersensibilité de la glande sébacée et des kératinocytes aux androgènes.

Kératinisation infundibulaire du follicule pilosébacé : formation du comédon due à hyperprolifération des kératinocytes du follicule pilosébacé, associée à des anomalies de différenciation les empêchant de desquamer dans le canal infundibulaire.
Facteurs de l’inflammation : propionibacterium acnes (bactérie composant la flore des follicules sébacés) responsable du processus inflammatoire.

D’autres facteurs tels que le stress, l’hérédité , les rayons utra violets peuvent jouer un rôle dans la genèse de l’acné.
Clinique

Lésions élémentaires : Séborrhée =aspect peau GRASSE (front, menton, nez, joues, dos, décolleté)

Lésions RETENTIONNELLES :

Des microkystes de rétention de sébum dans le canal folliculaire, blanc laiteux de 2-3 mm de diamètre, visibles à jour frisant.
Des microkystes ouverts à l’extérieur, ou comédons ou points noirs : accumulation de kératinocytes oxydés au sein de l’orifice dilaté du canal infundibulaire.



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Figure 46 : lésions rétentionnelles (photo EMC)



Lésions INFLAMMATOIRES

Papules de diamètre inférieur à 5 mm , érythémateuses, fermes , parfois douloureuses pouvant évoluer vers la résorption ou la formation de pustules (contenu purulent jaunâtre).
Nodules : lésions profondes ayant souvent une évolution vers l’abcédation , rupture et formation de cicatrices.



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Figure 47 : lésions inflammatoires (photo EMC)



Formes classiques : acné mixte juvénile ( 2 types de lésions présentes selon un rapport variable) chez adolescent à la puberté.

Il existe 2 formes graves nécessitant un avis spécialisé : acné nodulaire ou conglobata (nodules inflammatoires volumineux pouvant se fistuliser, s’abcéder , et laisser d’importantes cicatrices ; acné fulminante ( nodulaire aiguë , fébrile et ulcéreuse) : exceptionnelle , de début brutal avec altération de l’état général, fièvre élevée , arthralgies ,nodules nombreux inflammatoires pouvant se compliquer d’ulcérations nécrotiques et hémorragiques ; hyperleucocytose.

Formes particulières :

Acné néonatale : apparaissant sur le visage dès les premières semaines de vie et régresse spontanément en quelques semaines (dûe aux androgènes d’origine maternelle).
Acné exogène : souvent lésions rétentionnelles (comédons ouvert) survenant après contact avec huiles minérales (cuisses et bras chez garagistes, mécaniciens…) ou bien après contact avec produits cosmétiques comédogènes (crèmes contenant des huiles végétales, poudre de pigments etc.
Acné tardive (femme 25 ans ou plus) : papules ou nodules inflammatoires bas du visage.
Acné secondaire à une endocrinopathie : à rechercher devant acné féminine grave résistant aux traitements, acné accompagnée de signes d’hyperandrogénie (hirsutisme, alopécie, troubles des menstruations).

Diagnostics différentiels

L’absence de lésions rétentionnelles (comédons et microkystes) va à l’encontre du diagnostic d’acné.

Le diagnostic différentiel doit se faire avec :

les folliculites infectieuses (bactérie, Demodex, Candida) ;
les folliculites médicamenteuses : dont les lésions sont monomorphes, constituées de papulo-pustules et les comédons sont absents. L’évolution est particulière avec un début brutal et une régression à l’arrêt du médicament responsable. Les médicaments les plus fréquemment en cause sont les androgènes (sportifs, culturistes), les progestatifs de synthèse et les contraceptifs œstroprogestatifs, les corticoïdes, les antiépileptiques, les antituberculeux, la vitamine B12, les halogènes, les sels de lithium, les médicaments immunosuppresseurs (azathioprine, ciclosporine), les inhibiteurs de l’EGFR.
la rosacée ;
les syphilides acnéiformes ;
l’acné excoriée (forme de pathomimie) c’est une forme presque exclusivement féminine. Les lésions sont provoquées par des manipulations excessives de la peau du visage aboutissant à des érosions. Elle témoigne de difficultés psychologiques.


>> BILAN HORMONAL: testosterone, 17 OH progesterone, dhea; delta androsténione

Syndrome des ovaires polykystiques : cause-la plus fréquente.



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Figure 48 : acné tardive de la femme



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Figure 49 : acné conglobata



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Figure 50 : acné fulminante



Principes du traitement

Les différents leviers thérapeutiques dans l’acné rétentionnelle sont :

Le blocage de l’hyperplasie sébacée : anti-androgènes chez la femme.
La destruction des glandes sébacées( par apoptose des sébocytes) : isotrétinoïne orale.
La suppression mécanique des microkystes : ouverture au stylet, tire-comédon.
L’élimination des bouchons de kératine permettant l’écoulement du sébum : topique kératolytique (trétinoïne topique).

L’acné inflammatoire nécessite le recours à un traitement anti-infectieux :

Antibiothérapie générale active sur Propionibacterium acnes.
Application locale d’un gel de peroxyde de benzoyle.
Sans toutefois éliminer le risque de rechute à l’arrêt du traitement.

Acné rétentionnelle :

Rétinoïdes topiques (moyen mnémotechnique : RETentionnele =RETinoides) : une seule application le soir (exemple) : effederm® (trétinoine) : en cas d’irritation : un jour sur deux ; possibilité de traitement d’attaque en l’absence de réaction locale à 2 applications par jour (2 semaines).

Effets secondaires : sécheresse de la peau, possibilités réactions d’eczéma secondaires.

Acné modérément inflammatoire.

Rétinoides topiques seuls ou en association avec peroxyde benzoyle (cutacnyl®) ou antibiothérapie locale (érythromycine locale eryfluid®).

Acné papulo pustuleuse : traitement général : cyclines.

Doxycycline 100 mg/jour / effizinc 2 gélules par jour si contre-indication + traitement local précédemment décrit.

Cyclines : effets secondaires : photosensibilité ( attention exposition solaire ++) , troubles digestifs.

Si échec ou acné très sévère : isotrétinoine orale (procuta®, contacné®, curacné®) : inhibiteur non hormonal de la sécrétion sébacée induisant l’apoptose des sébocytes et un traitement anti rétentionnel et modérément anti inflammatoire. C’est le plus puissant des médicaments sébostatiques et des médicaments anti acnéiques, seul capable d’induire des guérisons (autres traitements systémiques suspensifs).

Effets secondaires : effet tératogène puissant d’où l’existence de règle de prescription strictes (ne peut pas être prescrit chez la femme en âge de procréer en dehors d’une contraception stricte : celle -ci doit débuter un mois avant le début du traitement et être poursuivie toute la durée du traitement et 1 mois après son arrêt avec contrôles mensuels des beta HCG (test de grossesse) et trimestriels du bilan hépatique et lipidique.

Prescription après signature du consentement et renouvellement à l’aide d’un carnet dédié (obligatoire pour sa délivrance par le pharmacien).

Sécheresse cutanéo muqueuse : chéilite, conjonctivite (bannir le port de lentilles de contact), rhinite, xérose cutanée.

Exacerbation de l’acné les 4 premières semaines de traitement.

Risque d’hypertension intracrânienne en association avec les cyclines (contre-indication++).

Elévation des transaminases et hyperlipidémie.

Début à 0.5mg/kg/jour jusqu’à dose cumulée 120 à 150 mg/kg par cure.



"Figure

Figure 51 : Recommandations pour traitement de l’acné selon société française de dermatologie
iche récapitulative Acné

L’acné est une dermatose inflammatoire chronique du follicule pilosébacé, le plus souvent primitive, commençant généralement à la puberté.

Physiopathologie :

Séborrhée :

Kératinisation infundibulaire du follicule pilosébacé
Facteurs de l’inflammation (propionibacterium acnes)

Clinique : hyperséborrhée (peau grasse) + lésions rétentionnelles (microkystes, comédons) et/ou inflammatoires (papules érythémateuses, pustules).

Formes d’acné : rétentionnelle, mixte, néonatale, tardive, conglobata, fulminante.

Traitements :

-- Locaux : rétinoïdes locaux ( effederm®) , peroxyde de benzoyle 2,5%-5%-10% (cutacnyl®) , adapalène ou traitements locaux associant les 2 ( epiduo gel ( peroxyde de benzoyle + adapalène).
Antibiotiques locaux si lésions inflammatoires (pustules) : eryfluid® (solution à tamponner sur les lésions une fois par jour sur un coton).

--Généraux :

Effizinc 2 gélules par jour si acné légère ou si contre-indication à d’autres traitements généraux.
Cyclines (doxycycline 100g/jour) : attention photosensibilité.

Isotrétinoine : effets secondaires :

Effet tératogène puissant d’où l’existence de règles de prescription strictes (ne peut pas être prescrit chez la femme en âge de procréer en dehors d’une contraception stricte : celle -ci doit débuter un mois avant le début du traitement et être poursuivie toute la durée du traitement et 1 mois après son arrêt avec contrôles mensuels des beta HCG (test de grossesse) et trimestriels du bilan hépatique et lipidique.

Prescription après signature du consentement et renouvellement à l’aide d’un carnet dédié (obligatoire pour sa délivrance par le pharmacien).

Sécheresse cutanéo muqueuse : chéilite, conjonctivite (bannir le port de lentilles de contact), rhinite, xérose cutanée
Exacerbation de l’acné les 4 premières semaines de traitement
Risque d’hypertension intracrânienne en association avec les cyclines (contre-indication++)
Elévation des transaminases et hyperlipidémie

Début à 0.5mg/kg/jour jusqu’à dose cumulée 120 à 150 mg/kg par cure. (2).

Traitement

Nettoyant sans savon en 1er (4) comme Lotion micellaire H2o le matin
Erylik 1 soir sur deux pendant 15 jours tous les soir
Eau avene matin et soir
tetracycline 100mg 2x1/j

Si echec retinoide + peroxyde de benzoyle EPIDUO (1mg/g ou 3mg/g)/25mg 1x/j

Si rétinoïde suivi et prescription mensuel
Algorythme prise en charge acné





Selon prescrire (4)
Nettoyant sans savon en 1er
Huile essentiel arbre à thé
puis peroxyde de benzoyle (CUTACNYL)
puis clindamycine1% ou erythromycine (erythrogel) ou adapalène
ou rétinoide

si inflammation-> ATB oral
oestroprogestatif peu aidé .. ou aggravé.(4)

FICHE RÉCAPITULATIVE ACNÉ

L’acné est une dermatose inflammatoire chronique du follicule pilosébacé, le plus souvent primitive, commençant généralement à la puberté.

Physiopathologie :

Séborrhée :
Kératinisation infundibulaire du follicule pilosébacé
Facteurs de l’inflammation (propionibacterium acnés)

Clinique : hyperséborrhée (peau grasse) + lésions rétentionnelles (microkystes, comédons) et/ou inflammatoires (papules érythémateuses, pustules)

Formes d’acné : rétentionnelle, mixte (la plus fréquente), tardive, conglobata, fulminante

Traitements :

Locaux : rétinoïdes locaux (effederm®) , peroxyde de benzoyle (cutacnyl®) , adapalène ou traitements locaux associant les 2 (epiduo gel ( peroxyde de benzoyle + adapalène)
Attention ne pas laisser peroxyde de benzoyle à la chaleur risque formation benzène (cancérigène)

Antibiotiques locaux si lésions inflammatoires (pustules) : eryfluid® /erytrogel(solution à tamponner sur les lésions une fois par jour sur un coton) ou clindamycine (ZINDACLINE 1%)

Traitements généraux :

Effizinc 2 gélules par jour si acné légère ou si contre-indication à d’autres traitements généraux
ou rubozinc 15 mg 2/j
Cyclines (doxycycline 100g/jour) : attention photosensibilité

Isotrétinoine : Début à 0.5mg/kg/jour jusqu’à dose cumulée 120 à 150 mg/kg par cure

Effets secondaires :

Effet tératogène puissant d’où l’existence de règles de prescription strictes (ne peut pas être prescrit chez la femme en âge de procréer en dehors d’une contraception stricte) celle -ci doit débuter un mois avant le début du traitement et être poursuivie toute la durée du traitement et 1 mois après son arrêt avec contrôles mensuels des beta HCG (test de grossesse) et trimestriels du bilan hépatique et lipidique

Prescription après signature du consentement et renouvellement à l’aide d’un carnet dédié (obligatoire pour sa délivrance par le pharmacien) ;

Sécheresse cutanéo-muqueuse : chéilite, conjonctivite (bannir le port de lentilles de contact), rhinite, xérose cutanée
Exacerbation de l’acné les 4 premières semaines de traitement
Risque d’hypertension intracrânienne en association avec les cyclines (contre-indication++), élévation des transaminases et bilan lipidique

Références

1- Dermatologue
2-EREVO formation 2020
3-Prescrire n 496, février 2025, p109
4-Prescrire n 508, février 2026, p113
5-Prescrire n 513, juillet 2026, p485

Crée le : 20-10-2021
Mis à jour le : 17-07-2026

Mastite et abcès du sein

Clinique

Mastite souvent unilatérale sein douloureux tendu gonflé erythémateux, parfois signe généraux avec fièvre

Engorgement mammaire : deux seins gonflés chaud douloureux, fièvre-> tétée drainage

Crevasse -> revoir position enfant ou anomalie succion ->lavage savon appliquer lait maternelle dessus

arbre diag antibioclic

Paraclinique

Echo si suspecte abcès

Traitement

Vidange du sien si mastite

ATB si pas d'amélioration à 24 -48 h

Evacuation du pus si abcès par drainage et ATB

ATB par pénicilline (cloxailline ou oxacilline) passe peu dans le lait,
ou céfalexine

Surveillance diarrhée et candidose chez enfant

Lait buvable si enfant en bonne santé

Références

1- Prescrire n 456, octobre 2021, p755

Crée le : 20-10-2022
Mis à jour le : 17-07-2026

Liste antibiotiques en ville

Clinique



Antibio liste par famille


Diffusion des antibiotiques

Paraclinique

Traitement

Références

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 17-07-2026

Rhinite allergique

Clinique

Rhinite, obstruction nasale, prurit, anosmie, éternuement +/- conjonctivite et/ou asthme
intermittent si <4j/semaine ou < 4 semaines sinon persistant
Léger si pas de trouble du sommeil, pas gène sur loisir ou travail sinon modérée à sévère
diagnostic différentiel:
- rhinite vasomotrice rhinite déclenché par température sans prurit rhinopharyngé ou conjonctivite
- polypose nasosinusienne

Pollen au printemps : bouleau, noisetier, chêne
Pollen de début d'été : graminées et pariétaire
Pollen de fin d'été : ambroisie et plantain (5).

Si rhinite chronique non allergique : moins de prurit nasal, et moins d’éternuement.

Paraclinique

Phadiatop
tests cutanés après 5 jours d arret de traitement antihistaminique
Mais tests peu utiles (5)

Traitement

Arrêt tabac, éviction allergisant

1er intention : Sérum physiologique
-puis cromoglicate de sodium 2% (améliore faiblement les symptômes) 4-6/j pulvérisation nasal (2, 4) ALAIRGIX cromoglicate

Puis antiH1 nasal (azélastine) mais effets indésirables (2, 4) ALLERGODIL
puis antihistaminique 2em génération loratadine, cétirizine. (risque prurit à l'arrêt, à arrêter progressivement)
Corticoïdes intranasaux : à limiter et éviter de projeter vers cloison nasale (car augmente risque saignement) (1), si quand même justifié préférer le beclometasone pulvérisateur BECONASE 2x/j (6).

Prednisone 7.5-15 mg/j PO si symptômes très invalidant (5).
Collyre opticron ou naabak

Désensibilisation par voie sous cutanée -> efficacité faible, mais risque 1% de réaction grave (2,3).
Désensibilisation par voie sub linguale-> diminue les symptômes de quelques jours par an balance bénéfice risque non favorable (2,3).
Écarter vasoconstricteurs, anti H1 atropiniques et sédatif (chlorphénamine, diphénhydramine, méquitazine, prométhazine).

Les décongestionnant sont à écarter risques graves pour pathologie begnine (éphédrine, naphazoline, oxymétazoline, phényléphrine, pseudoéphédrine, tuaminohepatane).

Références

1- La revue du praticien en médecine général, 2015, n941, P363
2- Prescrire n 418, aout 2018, p594
3- Prescrire n 434, décembre 2019, p886
4- Prescrire n 435, janvier 2020, p50
5- Prescrire n 427, mai 2019, p368
6- Prescrire n 441, juillet 2020, p501

Crée le : 11-12-2024
Mis à jour le : 06-07-2026

Polyglobulie primitive ou maladie de Vaquez

Clinique

Hb > 16.5g/dl ou hématocrite > 49% chez les hommes,
Hb > 16g/dL ou Ht > 48% chez les femmes.
+/- thrombocytose et hyperleucocytose

symptômes comme des céphalées, un prurit aquagénique, des érythémalgies, des troubles visuels, une splénomégalie ou des thromboses


Critères


Différentiels sont les fausses polyglobulies (masse globulaire normale), les cardiopathies cyanogènes, le tabagisme, le SAOS , la haute altitude et certaines tumeurs.


Les causes : le tabagisme, le SAOS et la iatrogénie (diurétiques, iSGLT2, androgènes)(2)

Paraclinique

ionogramme et
une protidémie (hémoconcentration),
dosage d'EPO (cause secondaire si élevé, Vaquez si basse)
un bilan martial et d'hémolyse.
une échographie abdominale (recherche de tumeurs abdo) (2)

Si tout est normal, on adresse à l'hématologue pour mesure isotopique du volume globulaire et recherche de mutation JAK2.(2)

Traitement

aspirine 75mg préventive,
des saignées pour un objectif d'Ht < 45% et la prise en charge des facteurs de risque

Patients à haut risque ( > 60 ans ou antécédent de thrombose), un traitement cytoréducteur, notamment par hydroxyurée (EI: inflammation des muqueuses, céphalées, malaise, éruption, anorexie, oedèmes) est recommandé.

Références

Dragi Webdo n°463
2- https://www.medicalement-geek.com/2026/07/dragi-webdo-n534.html

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 05-07-2026

Brulures cutanées superficielles lié à la chaleur (1er degré, atteinte de l’épiderme).

Clinique

Brulure grave si 3em degré (atteint l hypoderme), ou si plus 10% chez adulte ou 5% chez le nourrisson.
Brulure du 1 er degré : Blanchit à la pression, est rouge douloureuse, chaude et sèche.
Attention signe de maltraitance ? Brulure cigarette ?
calcul de surface corporelle chez enfant

Traitement

-Enlever vêtement bijoux etc, sauf si adhère à la peau comme cire ou goudron (refroidir tel quel) .
-Refroidir en 1 er avec eau du robinet 15- 25 degrés pendant au moins 5 minutes (pas d’eau glace qui augmente la profondeur de la brulure).
-Protéger avec film transparent en attendant évaluation de la gravite (ou compresse).
-VAT
-Antalgique paracétamol, ibuprofène voir morphine.
-Nettoyage sérum physiologique ou eau robinet,
- ne pas rompre les bulles dans ce cas sauf si gène mécanique.
-Pas d antiseptique ou autres (Sulfalazine argentique ralenti cicatrisation)
-Pansement avec compresse imprègne de vaseline (inflammable) ou hydrocolloïde.

ttt hyalocarecreme plus??

Surveillance

Guérison sans séquelle spontanément en 1 semaine sans cicatrice.
Après cicatrisation -> émollient comme la vaseline.
Réévaluation après 48 heures surveiller risque d'infection.

Références

Prescrire n 436, février 2020, p126

Crée le : 10-03-2025
Mis à jour le : 05-07-2026

Hypokaliémie

Clinique

Lhypokaliémie est avérée lorsque K+ est inférieur à 3,5 mmol/L avec différents niveaux de sévérité :

K+ entre3 et 3,4 mmol/L : hypokaliémie légère, souvent asymptomatique ;
K+ entre 2,5 et 2,9 mmol/L : hypokaliémie modérée ;
K+ inférieur à 2,5 mmol/L : hypokaliémie sévère.



Etiologie :
Carence d’apport

Elle est rarement responsable à elle seule d’une hypokaliémie mais peut aggraver une hypokaliémie préexistante. Cependant, certaines situations associées à une carence d’apport potassique sévère, telles que l’anorexie mentale, l’alcoolisme ou la malabsorption intestinale,

Transfert potassique du secteur extracellulaire vers le secteur intracellulaire

Pertes anormales de potassium d’origine extrarénale ou rénale

Paraclinique

Traitement

LOKELMA 1 mesure kayexalate = 5g lokelma
lokelma en entretien 10g maximum

Références

1-Hypokaliémie, la revue du praticien, 02/2025

Crée le : 02-07-2026
Mis à jour le : 02-07-2026

Moluscum

Clinique

POXKARE (avis dermato)

Paraclinique

Traitement

Références

Crée le : 02-07-2026
Mis à jour le : 02-07-2026

Verrue

Clinique

Paraclinique

Traitement

Avis dermato :
Préparation magistrale :
ac salicylique 10g
résorcine 10g
excpial pommade 20g
/ jour sous occlusion (micropore)
verlim sur peau saine

Références

Crée le : 02-07-2026
Mis à jour le : 02-07-2026

Orchite

Clinique

douleur et oedeme testiculaire, écoulement, signes fonctionnels

Paraclinique

'ECBU, la PCR chlamydia-gonocoque (et reste du bilan IST)
Echo si doute

Traitement

privilégier le co-trimoxazole sur les FQ, la durée de traitement étant de 10 jours quand résultat de ECBU

les auteurs recommandent à distance, une échographie pour mesure du RPM, toucher rectal et IPSS après toute 1ere infection urinaire masculine et d'adresser si IPSS > 7, RPM > 100ml, age < 40 ans, infection récurrente, hématurie, TR anormal, ou anomalie à l'imagerie

Références

https://www.medicalement-geek.com/2026/06/dragi-webdo-n533.html

Crée le : 05-01-2021
Mis à jour le : 02-07-2026

Lombalgie, sciatalgie, sciatique

Clinique

Parfois sciatalgie secondaire à une compression du piriforme (6).
Fiche patient Fiche patient

Drapeaux rouges en faveurs de cancer (antécédent de cancer), d'infection (geste chirurgical, immunodépression, fièvre), de SPA (avant45 ans, raideur, syndrome inflammatoire), ou de fractures(âge de plus de 70 ans, un traumatisme sévère, de l'ostéoporose ou une prise de corticoïdes au long cours sont des éléments en faveur.).(7)

Paraclinique

IRM si > 1 mois
radio est indiquée si suspicion de SPA,
et une radio ou un scanner est indiquée si suspicion de fracture

Traitement

Acuponcture peu risquée mais bénéfices modestes et uniquement sur du court terme (1).
Intérêt des antidépresseurs? -> plutôt duloxetine (2).

Myorelaxant(thioccolchicoside) > prégabaline > ketoprofène > placbo=tramadol=ibu=diclofenac=paracetamol (mais faible niveau preuve 5)
Si chronique pas d’intérêt de ostéopathie par rapport à une autre technique. Mais mieux que pas d'intervention (biais élevé) (3).
Diminution des douleurs de 4 points sur 100 sans diminution de l’intensité à 3 et 12 mois avec ostéopathie Vs manipulation factices (4). Est ce vraiment significatif???

Chirurgie récupération post op 6-12 semaines (6).

Références

1- Dragi Webdo n°293 :Acupuncture for chronic nonspecific low back pain; Jinglan Mu; 11/12/2020
2- Dragi Webdo n°297
3- Dragi Webdo n°304 (cochrane)
4- Dragi Webdo n°305
5- Dragi Webdo n°392
6- Dragi Webdo n°428
7-https://www.medicalement-geek.com/2026/06/dragi-webdo-n532.html

Crée le : 27-04-2021
Mis à jour le : 02-07-2026

Pyélonéphrites

Clinique

Douleur lombaire et Fièvre +/- Et SFU

Paraclinique

Scanner abdominal est recommandé systématiquement (3)

Traitement

Pyélonéphrite aiguë non compliquée
amoxicilline en 1er lieu, puis le co-trimoxazole, puis l'amoxicilline-acide clavulanique, et seulement après les fluoroquinolones et le cefixime. (3)
Fluoroquinolone ou béta-lactamine injectable : 7 jours (1)
Autre antibiotique : 10 jours (1)



Pyélonéphrite aiguë à risque de complication et/ou associée aux soins : 10 jours  (1)

H si sepsis, risque pyélonéphrite obstructive

Les auteurs recommandent à distance, une échographie pour mesure du RPM, toucher rectal et IPSS après toute 1ere infection urinaire masculine et d'adresser si IPSS > 7, RPM > 100ml, age < 40 ans, infection récurrente, hématurie, TR anormal, ou anomalie à l'imagerie (3)

Références

1- Durées des traitements anti-infectieux. Recommandations françaises SPILF et GPIP, infectiologie.com, mars 2021
2-- Prescrire n 492, octobre 2024, p768
3-https://www.medicalement-geek.com/2026/06/dragi-webdo-n533.html

Crée le : 27-04-2021
Mis à jour le : 02-07-2026

Infection urinaire masculine et prostatite

Clinique

Plus chez sujet âgé, HBP, retrecissement de calibre, sonde urinaire.
Clinique : trouble mictionnels (pollakiurie , dysurie, micton impérieuse) noctiurie, douleurs sus pubienne, hématurie, urines malodorantes.
Rechercher fièvre, signe de pyélonéphrite ou de prostatite ( douleurs péniennes, rectales éjaculation RAU).Douleur palpation prostate peu sensible (9%) (2)

Paraclinique

Pas de BU, faire ECBU

Traitement

Cystite like 7 jours d'antibiotique
Plutôt nitrofurantoine (100mgx2(3) ou 3/j) ou cotrimoxazole 800/160mg (x2/j) ou quinolone (2,3,4)ou pevmicillinam (6)
pas d'ATB large spectre AUGMENTIN ou cephalosporine (2)
ou fosfomycine J1-J3-J5 (5)

Prostatite ou pyélonéphrite ou si fièvre14 jours d'antibiotique
Plutôt fluoroquinolone, cotrimoxazole 1er intention(4) ou ceftriaxone (6)

Si récurrence > Urologue

Les auteurs recommandent à distance, une échographie pour mesure du RPM, toucher rectal et IPSS après toute 1ere infection urinaire masculine et d'adresser si IPSS > 7, RPM > 100ml, age < 40 ans, infection récurrente, hématurie, TR anormal, ou anomalie à l'imagerie (6)

Références

1- Durées des traitements anti-infectieux. Recommandations françaises SPILF et GPIP, infectiologie.com, mars 2021
2-- Prescrire n 469, novembre 2022, p833
3- Dragi Webdo n°388
4- Prescrire n 481, décembre 2023, p923
5-Dragi Webdo n°509
6-Dragi Webdo n°533

Crée le : 16-06-2024
Mis à jour le : 02-07-2026

Hypomagnésémie

Clinique

Hypomagnésémie est fréquente( 3% à 10% de la population générale), souvent asymptomatique ou fatigue, des crampes ou une faiblesse musculaire,paresthésies, fasciculations, tétanie,
asthénie chronique, palpitations, chondrocalcinose articulaire, convulsions dans les formes sévères et généralement associée à d'autres troubles électrolytiques (notamment hypocalcémie, hypokaliémie et alcalose métabolique).

Favorisé par antibiotiques, diurétiques, IPP, immunosuppresseurs et chimiothérapies, OH chronique, dénutition.

Paraclinique

Magnésémie < 1,8 mg/dL (< 0,70 mmol/L)
+/-L'hypokaliémie ou l'hypocalcémie

Traitement

Le traitement par voie orale est limité par l'apparition d'une diarrhée.(2)

a durée de la supplémentation dépend de la cause, si elle peut être traitée.
● La supplémentation doit être prolongée, plusieurs mois au minimum, même après normalisation de la
magnésémie, car elle ne reflète pas le stock intracellulaire total.

Fiche synthese vidal

QUAND ADRESSER AU SPÉCIALISTE ?
Adresser au spécialiste en cas de :
● Hypomagnésémie sévère (< 0,5 mmol/L), réfractaire à la supplémentation orale bien conduite, ou sans cause
évidente (cause génétique notamment),
● Insuffisance rénale,
● Autres troubles hydroélectrolytiques associés (hypokaliémie, hypocalcémie),
● Complications cardiaques (troubles du rythme) ou rhumatologiques (chondrocalcinose articulaire).

Références

1- Dragi Webdo n°446
2-https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-endocriniens-et-m%C3%A9taboliques/troubles-%C3%A9lectrolytiques/hypomagn%C3%A9s%C3%A9mie#Diagnostic_v26434793_fr

Crée le : 12-06-2026
Mis à jour le : 12-06-2026

Lésions buccales (ulcères (perte de substance) et les lésions planes orales(pas de perte de substance))

Clinique

Les ulcères peuvent être
traumatiques (douleur, limitations franches),
inflammatoire (classiquement: les aphtes),
néoplasiques (persistant sans cicatrisation, fermes, notamment des carcinomes) et infectieux (herpès, varicelle...).

Les lésions planes sont décrites selon leur couleur :
les leucoplasies (blanches : notamment lichen, candidose),
les érythroplasies (rouge : notamment la langue géographique et les causes auto-immunes)
et les autres lésions pigmentées (bleues/noires: maladie d'Addison, tatouage gingival d'amalgame dentaire, les naevus et mélanomes).

Les drapeaux rouges sont notamment des leucoplasies hétérogènes/nodulaires/verruqueuses et les ulcérations chroniques ne cicatrisant pas, notamment si tabac et alcool.

Lésions buccales

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg-erCVOxagKhO2fjokOMSXSdYhUfYxkktgMJF_Ob1RHcGyHmRRHrk2ArTYuEsqUOGlgrLzSQuO_76kjLSBUAsqpFDy7V2p9AhP2J9ts7NUEKe23bcRWZSpjRk9F54PBlwDouZ534nJLowC_ErtwqBXi8E-upny_LEpStxQcv10iPFfRuVnaoIyEXayxW4b/s847/aphtes.png

Paraclinique

Pour aphtoses récidivantes, il faut rechercher les carences, le Behçet et da maladie Coeliaque : NFS, CRP, vitamine B9, B12, ferritine, IgA anti-transglutaminases.

Pour les lésions pigmentaires multiples, on suspecte une maladie d’Addison: Na, K, glycémie, cortisol 8h.

Pour les causes infectieuses et candidoses récidivantes: un bilan immunitaire (NFS), carentiel et recherche VIH/syphilis.

Traitement

corticoïdes en spray ou des anesthésiants locaux.

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Références

1- Dragi Webdo n°530

Crée le : 12-06-2026
Mis à jour le : 12-06-2026

Carence en fer

Clinique

Paraclinique

Traitement

tardyferon


Références

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 12-06-2026

Dépression

Clinique

Elle se caractérise par un changement brutal et profond de l'humeur.
attention car aggravé par affection somatique, addictions, médicaments (antiHTA centraux, antiépileptiques, bêtabloquants) (4).

On peut éliminer le diagnostic si non à : Au cours des derniers mois avez vous souvent été triste déprimé ou désespéré etAvez vous été géné par le un manque d'intéret ou de plaisir à faire des choses , des activités. (13)
Echelle HAD pour dépression (se 82% sp 78%) avec seuil de 7

ou GDS (chez personnes âgées) ou PHQ9 avec seuil à 10 (8)

Paraclinique

Bilan avant et lors suivi des traitement bipolarité (11).

Traitement

Psychothérapie,

-Activité physique aussi efficace que psychothérapie ou traitement médicamenteux dans la dépression d’intensité légère à modérée, efficacité démontré vs placebo ou méditation.
Prévoir activité physique modéré du type 2-3 séances/ semaine de 30-60 min.

Sport
sport sur ordonnance (11).

(13) Activation = stimulation = risque d’excitation, irritabilité, insomnie etc.


Sédation = risque de fatigue, de somnolence, d’hypersomnie etc.


↓TA = risque d’hypotension artérielle


-ACh = effet anticholinergique = constipation, sécheresse des muqueuses etc.


↑QTc = risque de troubles du rythme cardiaque


Foie = risque important de toxicité hépatique


Stupéfiant = prescription sur ordonnance sécurisée et limitée à 28 jours


AMM = pas d’indication comme antidépresseur en France


Douleur = effet antalgique sur les douleurs neuropathiques


HTA = risque d’hypertension artérielle


Délire = effet antipsychotique spéculé


Sevrage = syndrome de sevrage fréquent et problématique


Boulimie = indication officielle dans la boulimie en France


Hypnotique = somnifère


Médicamenteux (2)
Fluoxétine (20-60mg/j) (IRS) en premier intention (17)
ou autre IRS type sertraline ( canada (8,17) ou duloxetine IRSN (mais non recommandé par prescrire (17))
puis IRS par paroxetine (20-50mg)(17) ou imipramine (75-150mg) ou clomipramine (ANAFRANIL 75-150mg) (4).
Citalopram et escitalopram (IRS) -> plus d'allongement de l'espace QT et de torsade de pointe que les autres IRS, donc non recommandé (17).

Si échec IRS->amitriptyline (imipraminique) mais attention si glaucome HBProtate, augmentation du QT(15)
Amitriptyline si grossesse semble meilleur option (15)
Sinonapres controle du QT mirtazapine ou mianserine (17)

Mianserine chez sujet agé (13),
ou à ajouter si dépression résistante en plus de IRS(14).

L'escitalopram, le citalopram, la paroxétine, la duloxétine et venlafaxine semblent les plus efficaces et fluoxetine et sertraline les moins efficaces (7).

Balance bénéfice risque défavorable avec certain IRS (citalopram et escitalopram), IRSN (duloxetine, milnacipran, venlafaxine) (15)

Duloxetine venlafaxine et milnacipran IRS et noadrenaline -> plus d'HTA de tachycardie de torsade de pointe et risque d’arrêt cardiaque pour la venlafaxine si surdosage.

Écarter venlafaxine car abus et toxicomanie (3).
Idem eskétamine (kétamine) et pas d'effet thérapeutique démontré. (4)

Pour tous les IRS troubles sexuels,achat compulsif, jeux pathologiques décrits même après l’arrêt avec citalopram, escitalopram, fluoxétine, paroxétine, sertraline) (3).

Moins de syndrome de sevrage avec IRS à demi vie longue (fluoxetine)(15)

La fluoxétine et le bupropion ont tendance à faire perdre du poids alors que l'escitalopram et la paroxétine sont ceux en faisant prendre le plus(16)

Agomélatine -> pas plus efficace que placebo et risques graves
Tianeptine pas plus efficace que placebo et risques hépatite et cutanée graves

IRS chez femme enceinte -> risque majoration troubles du spectre autistique et et TDAH ou trouble de l'humeur mais faible niveau de preuve (4).

Esketamine moins d'idée suicidaire mais pas moins de passage à l'acte(10)


En post partum
TCC et sertraline (faible passage si allaitement) jusquà 6-12 semaines apres disparition des symptomes+/-oxazepam(18)

Surveillance

Arrêt du traitement :
Syndrome de sevrage (asthénie, courbature, anxiété, palpitation, douleurs, anorexie ...) DIFFERENT de rechute
Plus de syndrome de sevrage avec antidépresseur de 1/2 vie courte (<24h) (paroxetine, duloxetine venlafaxine) (5).
Essayer de diminuer la dose de 10% toutes les1 à 4 semaines et essayer formes buvables(5).

Plus de risque de syndrome de sevrage si demi vie courte (paroxétine, venlafaxine et duloxétine) (9).
Plutôt diminuer avec forme buvable plutôt que 1 prise 1 j sur 2.
Si syndrome de sevrage se corrigera avec prise de posologie antérieur pas le cas si rechute (12)

Références

1- Prescrire n 440, juin 2020, p449
2- Prescrire n 434, décembre 2019, p941
3- Prescrire n 435, janvier 2020, p47
4- Prescrire n 444, octobre 2020, p725, 747
5- Prescrire n 450, avril 2021, p288
6- Dragi Webdo n°313
7- Dragi Webdo n°319
8- Dragi Webdo n°328 reco cannadienne 2021
9- Dragi Webdo n°333
10-- Prescrire n 461, mars 2022, p170
11-Dragi Webdo n°386
12-Dragi Webdo n°389
13- https://igorthiriez.com/portfolio/antidepresseurs-tab/
12-Prescrire n 479, aout 2023, p675
13-Dragi Webdo n°411
14-Dragi Webdo n°429
15-Prescrire n 495, janvier 2025, p56
16-Dragi Webdo n°472
17-Prescrire n 504, octobre 2025, p761
18-Prescrire n 512, juin 2026, p405

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 12-06-2026

Ménopause

Clinique

Conséquences : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles génito-urinaires, douleurs articulaires. Ostéoporose, athérosclérose, dégradation cognitive

Bouffées chaleur plus fréquente si obèse, tabac, peu activité physique.
Elles durent en moyenne 7 ans (4).

Diagnostic différentiel : hyperthyroïdie, hyperprolactinémie, grossesse (4).

https://www.vidal.fr/maladies/recommandations/menopause-1711.html#prise-en-charge?e=FwtSdKXymawXfVFC9ROtDLCivH0uB0i7&cid=eml_200444&cname=Reco%20juin26&at_variant=eml_200444

Paraclinique

FCV jusqu'a 65 ans, Mammographie
+/-DMO
=>FSH>30UI et oestradiol<20pg

Traitement

Traitement non hormonaux
-Éviction tabac, /activité physique régulière/diminuer café et sucre rapide/régime pauvre en graisse, perte poids, alcool, aliment chaud ou épicé (4).
-1200-1500 mg de Calcium/j et vitamine D
-betaalanine NR (ABUFENE)
-lubrifiant vaginaux à base d'eau (++ (2))(Monasens, sensilube) avant les rapports
-hydratants vaginaux 2-3/semaine MUCOGYN, sérélys gel vaginale, important avant ttt hormonale
Sécheresse vaginale (6)

Pour les bouffées de chaleur :
-Yoga, homéopathie, valériane(pas d'effet démontré, mais pas d'effet indésirable) type EUPHYTOSE(3).
-hypnose (peut être efficacité >placebo) (3).


Traitement hormonal
Risque de TVP (1 patient sur 200 en 5 ans).
Pas de diminution du risque CVasculaire ou mortalité ou maladie chronique, mais risque EP et AVC (7, étude sur 20 ans)

Traitement hormonal, à débuter rapidement après le diagnostic (a), mais risque cancer du sein après 1 an d'utilisation et persiste plus de 10 ans après l’arrêt, si <60ans
Soit oestradiol seul soit en association (préférer par voie vaginale + progestérone PO).
Estrogène : 17beta-estradiol, (à utiliser seul chez les femmes hystérectomisées donc pas de progestérone, ou peut être utilisé seul si par voie vaginale,) (diminue risque cancer endomètre)
Progestérone et progestatif : dydrogestérone (duphaston) (progestérone naturelle - de risque de cancer du sein que progestérone de synthèse (a), mais études plus récente ne montre pas de différence (2) )
Ttt Permet de diminuer syndrome climatérique, prévient perte osseuse, protection CV est discutée
En continu, ou 25j/31j, ou 5j/7

En 1 er intention : Estradiol gel vaginal clGydrelle ou colpotrophine
Estradiol (Privilégier Gel ou patch) par voie transdermique crème (oestrodose0,06%) ou patch (climara50µg/j, estrapatch40,60 ou80µg/j) si ATCD CV
Liste THS(6)

Séquence THS(6)

Patch combiné (femsptevo 50/7µg 1patch /semaine)+++à
PO par type climaston (1/5mg, 1/10 ou 2/10)
Progestérone seul (donc + crème ou patch estradiol) dydrogestérone 10mg/j
CI : cancer hormonodépendant, MTE en cours (ATCD de MTEV pour les œstrogènes PO), thrombophilie, hépatopathie, lupus, hyperTG, HTA grave


sinon : (es)citalopram, la (des)venlafaxine, la paroxétine et la gabapentine (5),
non-hormonaux efficaces dans le traitement des troubles vasomoteurs de la ménopause d'après des essais randomisés. On trouve :
- les IRS qui réduisent les symptômes de 10 à 25% par rapport au placebo (paroxetine 7.5mg le soir, citalopram 10-30mg/j, escitalopram 10-20mg/j, venlafaxine 37,5-75mg/j et desvenlafaxine 100mg/j)
- le fézolinétant 45mg/j qui réduit les symptômes de 20-25% et nécessite une surveillance hépatique
- les anti-épileptiques : gabapentine 300-800 x3/j (ou juste au coucher mais peu étudié) qui réduit les symptomes de 10-20%, et la prégabaline 75-150 x 2/j qui réduit les symptômes de 15-25%
- les autres traitements médicamenteux: oxybutinine 2.5-5mg x2/j qui réduit les symptômes de 30-50% et la clonidine 0,025-0,1mg/j qui réduit les symptômes de 10-20%
- les traitements non médicamenteux: la TCC (2h/semaine) qui réduit les symptômes de 15-25% et l'hypnose (45min/semaine) qui réduit les symptômes de 45-55% (8)

FEZOLINETANT (VEOZA° pas de preuve vs ttt de référence et effets indérisables(9)

Recap ménopause(6)

Références

(a)(La revue du praticien en médecine général, 2015, n952, P850)
1- Prescrire n 419, septembre 2018, p648
2- Prescrire n 438, avril 2020, p272
3- Prescrire n 435, janvier 2020, p43
4- Prescrire n 446, décembre 2020, p920
5- Dragi Webdo n°386
6-https://doctotoscope.fr/
7 Dragi Webdo n°444
8-Dragi Webdo n°484
9-Prescrire n 504, octobre 2025, p725

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 12-06-2026

Infection sexuellement transmissible (IST) :Chlamydia trachomatis et gonococcie

Clinique

CT


Généralement asymptomatique chez la femme ou prurit vaginal, douleurs pelvienne, douleurs lors des rapports, métrorragie, saignement après rapport, écoulement vaginal.

Différentiel
-candida (blanc, épais inodore (lait caillé) et prurit).
-vaginite bactrienne (gris clair, malodorant (poisson))
-trichomonas vaginalis (abondant, jaune vert, malodorant +/- mousseux)
-Herpes simplex
- Non infectieux : dermatite, contact (preservatif, spermicides ...) (4)

Urétrite chez l'homme ou asymptomatique.

Parfois anorectale ou oropharyngé.

Complication :
-Fistule rectales
-syndrome inflammatoire pelvien (spontanée ou secondaire à un geste) avec en plus douleurs abdominale, fièvre.
-Péritonite généralisé avec douleur hypocondre droit (=syndrome de fitz-hugh-curtis).
-orchiépididymite et prostatite



Gonocoque


Neisseria gonorrhoeae
Chez l'homme généralement symptomatique avec urétrite, brûlure mictionnelle, écoulement urétral purulent jaune-vert, balanite.
Chez la femme souvent asymptomatique, mais peu provoquer cervicite et parfois responsable de stérilité.



Thrichomonas vaginalis (4)


Le plus souvent souvent asymptomatique
Chez la femme (abondant, jaune vert, malodorant +/- mousseux), , brulure, prurit vulvo vaginale
Chez l'homme : urétrite, dysurie, écoulement clair
Si infection persistante : peut donner cystite , prostatite ...



Morpions responsables d'une pthirose (ou phtiriase) qui est une IST.(7)

Paraclinique

Pour le CT : PCR Chlamydia T par prélèvement endovaginal ou 1er jet d'urine.
Dépistage est recommandé tous les 3 mois, multisite chez les HSH avec rapports multiples, et entre 15 et 25 ans en cas de grossesse ou de nouveau partenaire.(8)
Pour le gonocoque :
-Si symptomatique : culture + ATBgramme par prélèvement urétral ou endo-uretral ou écouvillonnage au niveau du col utérin.
-Si asymptomatique : PCR (TAAN test amplification des acides nucléiques) endovaginal ou 1er jet urine


Pour le trichomonas vaginalis:
PCR sur 1 er jet urine ou prélévement vaginal (4) ATTENTION PAYANT.
Parfois dépisté lors du FCV mais 30 % de faux positif (4).

Recherche de mycoplasma genitalium si infections génitales ou rectales symptomatiques aiguës ou persistantes par PCR avec cherche de résistance aux macrolides(8)


Rechercher co infection CT ou gonocoque, hépatite B,, VIH et syphilis +/- mycoplasme et VHC
Rechercher mycoplasme si cervicite ou urétrite qui persiste(5)

Traitement

Prévention :
-Préservatif

Pour le CT :
-Azithromycine 1g prise unique (1ᵉʳ choix) (1), 2g selon reco européenne (2020)(3).
Sinon doxycycline 100 mg x 2/j pendant 7 jours (1ᵉʳ choix selon prescrire 2026 (serait plus efficace)..
Amox si grossesse 500mgx3/j 7 jours (9)

-1ʳᵉ intention (HAS) dans les formes urogénitales non compliquées (urétrite/cervicite) ou ano-rectale ou oro-pharyngées est la doxycycline 100 mg x2 pendant 7 jours (azithromycine 1g dose unique si allergie ou 2ᵉ et 3ᵉ trimestre de grossesse, et ofloxacine 200x2/j ou ciprofloxacine 500x1/j pendant 7 jours en dernier recours).(8)
Si orchiépididymite ou infection génitale haute, la doxycycline est prescrite pour 10 jours (14j si hospitalisation), et l'azithromycine 1g se fait à J1 et J7. Pour la LVG le traitement de doxycycline est de 21 jours
-PCR semaines si grossesse, persistance de symptômes ou en cas d'utilisation des traitements de 2ᵉ lignes pour les infections rectales et LVG(8)
-partenaires dans les 6 mois doivent être dépistés (8)
+/- traiter par gonocoque en probabiliste


Pour le gonocoque :
-Ceftriaxone 500 mg IM ou IV en prise unique (1ᵉʳ choix) (1) ou 1g selon les recommandations européennes (2020) (3) si atteinte urétrale ou oropharyngée.
ou
Cefixime 400mg PO prise unique
Si allergie C3G gentamicine 240 mg dose unique IM , voire ciprofloxacine 500 mg dose unique(8)
ou
Azithromycine 2g PO prise unique en cas de contamination en Asie-Pacifique ou allergie C3G en dernier recours.(8)
-Si infection génitale haute par gonocoque : ceftriaxone 500 IM dose unique, doxycycline 100x2 10 jours et métronidazole 500x2 10 jours.
-PCR à 14j minimum de la fin du traitement est recommandé si persistance ou traitement différent de la ceftriaxone.
-Rapports doivent être protégés pendant 7 jours. Les partenaires < 14 jours symptomatiques sont à traiter (grade A) et asymptomatiques aussi (accord d'expert, AE). Pour ceux datant de plus de 14 jours,(8)

Pour le trichomonas vaginalis:
Métronidazole 2 g en prise unique ou 500 mg x2/ pendant 7j (4), efficacité identique, mais effet secondaires, doses dépendants et effet antabuse.
ou tinidazole 2g prise unique(4)

Traitement des partenaires

Pour urétrite et cervicite = traitement gono + CT

Préservatif pendant 1-2 semaine ou jusqu’à la fin des symptômes

si mycoplasme traitement par
Doxycycline 100x2 pendant 7 jours suivi de soit azithromycine 1g à J1 puis 500 mg à J2 et J3 en l'absence de résistance aux macrolides soit de 400 mg de moxifloxacine pendant 7 jours (5)
-traiter les partenaires infectés même asymptomatiques(8)
-contrôle du traitement n'est pas nécessaire sauf si persistance des symptômes 3 semaines (8)

Recap(6)



Morpions :
permethine crème 5% ou la lotion dimeticone, à renouveler à 7-10 jours
si forme profuse, l'ivermectine 200 mg/kg en dose unique à répéter à 7-10 jours
+ lavages du linge à 60°C, le rasage/épilation, traitement des partenaires infectés et dépistage des autres IST sont recommandées.

Surveillance

Si persistance des symptômes 3 semaines après traitement >refaire prélèvement .

Références

1- Prescrire n 431, septembre 2019, p680
2- Prescrire n 428, juin 2019, p445
3- European guideline for the diagnosisand treatment of gonorrhoea in adults, M Unemo, International Journal of STD & AIDS, 2020
4- Prescrire n 450, avril 2021, p285
5- Dragi Webdo n°346 CDC 2022
6-https://doctotoscope.fr/
7 Dragi Webdo n°467
8-Dragi Webdo n°494 HAS
9-Prescrire n 512, juin 2026, p449

Crée le : 05-05-2026
Mis à jour le : 01-06-2026

Asthénie ou fatigue

Clinique

La fatigue inexpliquée qui persiste pendant plus de 6 mois est appelée fatigue idiopathique.

Causes de la fatigue

Troubles mentaux
dépression
trouble bipolaire (épisode dépressif)
anxiété
somatisation
problèmes de sommeil d'origines diverses
Infections
toute infection aiguë peut être accompagnée d'une fatigue prolongée qui persiste pendant la période de récupération
en particulier, la mononucléose , le VIH , l'hépatite C et la borréliose doivent être évoquées.
Maladies somatiques, qui peuvent se manifester sous une forme aiguë ou être présentes depuis plus longtemps
hypothyroïdie
diabète
anémie
maladies auto-immunes
apnée du sommeil
tumeurs malignes
de nombreux troubles chroniques qui ont peut-être déjà été diagnostiqués
maladies cardiaques, hépatiques et rénales, par exemple
affections neurologiques : les accidents vasculaires cérébraux , les lésions cérébrales et leurs séquelles, les troubles de la mémoire , la maladie de Parkinson , la sclérose en plaques , etc.
Médicaments, tels que
sédatifs et hypnotiques
de nombreux antidépresseurs
analgésiques opioïdes et médicaments contre la toux
myorelaxants
médicaments antiépileptiques
Fatigue idiopathique

Paraclinique

xamens essentiels qui se justifient chez tous les patients :

Formule sanguine de base avec numération plaquettaire, glycémie à jeun, TSH plasmatique

Autres examens de base, le cas échéant :

VS , CRP
ferritine
ALAT, GGT
vitamine B12 liée à la transcobalamine (holotranscobalamine)
créatinine plasmatique, biochimie urinaire
HBA1c
sodium, potassium

Analyses complémentaires éventuelles effectuées uniquement si les symptômes ou les antécédents du patient le justifient

radiographie pulmonaire, ECG
CPK plasmatique, Ca (corrigé de l'albumine), cortisol sérique
dosages d'anticorps pour diagnostiquer les infections (anticorps et antigène du VIH, VHC, EBV, Borrelia)
Recherche de maladies auto-immunes (anticorps antinucléaires, facteur rhumatoïde, dosages d'anticorps anti-CCP)
tests de dépistage de la maladie cœliaque

Traitement

Syndrome de fatigue chronique (SFC) : naltrexone faible dose (< 4,5mg/j) ou l'aripiprazole (entre 0,2 et 2mg/j).

Références

https://www.ebmfrance.net/Guidelines/Details/ebm00787

Crée le : 01-06-2026
Mis à jour le : 01-06-2026

Anaphylaxie

Clinique

suspecté devant la survenue rapide d'une atteinte des voies aériennes (oedeme laryngé), d'une dyspnée (bronchospasme) ou circulatoire (hypotension/tachycardie),
souvent associé à une atteinte cutanée ou muqueuse

Paraclinique

tryptase est indiquée immédiatement et à 2h (maximum 4h après début des symptômes)

Traitement

surveillance recommandée est de 2h après un épisode résolutif en 30min après adrénaline,
de 6h si 2 doses ont été nécessaires ou qu'il y a un antécédent de réaction biphasique et
de 12 heures dans les autres situations non favorables ou si l'allergène n'est pas encore éliminé pour les causes médicamenteuses.

prendre un avis allergologique,
donner les traitements d'urgence (adrénaline IM), i
nformer du risque de réaction biphasique et dire d'éviter l'allergène incriminé. La réaction biphasique est une réaction identique à la réaction initiale survenant dans les 72 heures, sans réexposition à l'allergène, et qui se traite comme l'anaphylaxie initiale.

Références

Dragi Webdo n°529

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 01-06-2026

Diabète

Clinique

Dépistage chez plus de 35 ans chez les patients avec :
un surpoids ou une obésité et des facteurs de risque (atcd familial de diabète, HTA, dyslipidémie, SOPK, VIH, sujets noirs/hispaniques/ originaire de l'océan pacifique),
ou tous les 3 ans après un diabète gestationnel (16).
Édulcorant intense (aspartame et stevia)->augmente le risque de diabète, cancer et maladie cardiovasculaire(24)

Paraclinique

GAJ > 1.26 2 fois ou HbA1c > 6,5%, une HGPO > 2g/L à 2h ou une glycémie > 2g/L (23)
HBA1c perturbé(21) si carence fer, b12, IRénale chronique, anémie, hémolyse, conso OH, maladie chronique du foie, hémoglobinopathie,, ttt (aspirine, fer, b12)

Les patients noirs non hispaniques ont une HbA1C sur-estimée(23)

Si patient devient insulinorequérent <3 ans après le diagnostic de diabète -> dosage peptide C(14).

Si DT1 DT1, les anticorps recommandés sont les anti-GAD, et si normaux, les anti-IA2 et anti-ZnT8 (23).

Surveillance annuel (23):
monofilament,
les IPS,
fond d'oeil et une palpation thyroïdienne,
Biologie annuel comporte EAL, bilan hépatique, rapport albuminurie/créatininurie,
vitamine B12 si metformine,
TSH si DT1,
kaliémie si diurétiques/IEC/ARA2.
HbA1c est à réaliser au moins 2 fois par an.
Dépistage de la NAFLD est également recommandé par fib-4 puis si non-faible un test ELF sanguin est à réaliser pour adresser au gastro en cas de risque élevé.

Traitement

Diminution du risque de diabète de type II avec un régime végetal (principalement si fruits, les légumes, les graines, les légumineuses, les noix) et diminution moindre si ( céréales raffinées, le sucre et les féculents) (10).




En 2022 traitement selon (ADA (16))

En 2021 si echec bithérapie -> trithérapie avec iSGLT2 ou aGLP1 puis insulinothérapie en débutant avec insuline basale (15).

Metformine est le traitement de premier choix (4), mais efficacité?(5).
Dosage de la vitamine B12 / an à partir de la 4 em année
Metformine n'est pas le traitement de 1ère intention chez les patients avec insuffisance cardiaque, insuffisance rénale, maladie CV établie ou haut risque cardiovasculaire pour lesquels les isglt2 sont en 1ère intention avec les aGLP1 (23) .

Diminution de mortalité avec analogue GLP1 (Liraglutide, Semaglutide, Dulaglutide TRULICITY).
Préférer liraglutide (VICTOZA) car plus de recul (5), et diminution de la mortalité CV avec sémaglutide (OZEMPIC) dans un essais (5).
Semaglutide injectable 1/semaine versus placebo chez des patients obèses (ou avec IMC>27 si comorbidité) non diabétiques->perte de poids de 15%(15kg en moyenne) versus 2,5% (2,5kg) et le NNT pour obtenir une perte de poids d'au moins 10% était de 2 patients (12).
Mais peut être plus de rétinopathie sévère (19).
Risque carence en B1 (sutout si nausée vomissement, oh, perte poids rapide)-> doser B1(27)

Inhibiteur SGLT2 (Dapagliflozine FORXIGA) efficace (2, 7, 9,14), efficacité similaire pour la dapagliflozine empafliflozine, canagliflozine (9).
Pas d'efficacité du efpeglenatide (14).
Réduction de la mortalité globale et cardiovasculaire (9) et des insuffisance rénale (19)
ou selon prescrire pas d’efficacité et risque de fasciite (4, 5).
En PO canglifozine 100 ou 300mg 1/j
SMR important (2021) car amélioration des complications cardiovasculaire et rénales MAIS attention aux EI (12).
Mais attention car diminution de la fonction rénale au début du traitement
Risque phimosis et paraphimosis (26)

tirzepatide
fait diminuer HBA1C sans baisse de mortalité(28)

Surmortalité avec association metformine + sulfamide versus autres associations (3).
Risque augmenté d'occlusion intestinale x9 avec les gliptines et x3 avec les analogues de la GLP1 (4)
Éviter gliptines car risques réactions hypersensibilité graves, infection urinaires et respiratoires , PB(4) et plus de douleurs articulaires (5), deplus diminution remboursement à partir de 2022.

double agoniste du GLP-1 et du GIP
A voir (14).
Risque grossesse (26)

17

Insuline
Liste des insulines

Introduction de l'insuline : 10UI initialement ou 0,1-0,2UI/kg/j puis ajout de 2UI tous les 3 jours.
Ajout d'une post prandiale se fait quand on atteint 0,5UI/kg/j, 4UI ou 10% de la basale.
Puis basale +analogue GLP1 ou inhibiteur de SGLT2 permet diminution de insuline avec moins d'hypoglycémie (13).
Puis basal-bolus ou on utilise des insulines mixtes avec 2/3 de la dose avant le petit déjeune et 1/3 avant diner (7).

Insuline lispro (humalog junior) adaptable à 0.5 unité


TTT des autres FDR CV (23) :
TA si >130/80 Monothérapie si TA entre 130 et 150 et une bithérapie si TA > 150 (avec IEC/ARA2 si coronaropathie ou microalbuminurie).
Statine est recommandée chez tout diabétique de type 2 de 40 à 75 ans, avec une statine d'intensité modéré, ou élevée si plusieurs autres FDRCV, la cible étant alors à 0,7g/L.
Hypertriglycéridémies < 5g/L ne se traitent qu'avec des RHD.
Aspirine reste proposée en prévention primaire chez les patients à très haut risque après discussion avec le patient
-si IRénale associée (albuminurie ou altération DFG) pas de bénéfice avec finérénone KERENDIA vs IEC et risque hyperkaliémie(22)








Vaccination antigrippale diminution de la mortalité globale de 17 % sur 4 ans (NNT pour éviter 1 décès est de 1133) (8).

Cible 7% pour les patients non fragiles, entre 7% et 8% pour les patients fragiles et entre 7,5% et 9% pour les patients très fragiles dépendants.(25)

Références

1- Prescrire n 419, septembre 2018, p645
2- Lancet Diabetes https://medicalement-geek.blogspot.com/2020/04/dragi-webdo-n26725.html
3- Diabetes care https://medicalement-geek.blogspot.com/2020/04/dragi-webdo-n264.html
4- Prescrire n 434, décembre 2019, p896, 908, 936
5- Prescrire n 435, janvier 2020, p7, p39
6- Dragi Webdo n°275, Metformin monotherapy for adults with type 2 diabetes mellitus, Cochrane Systematic Review - Intervention, 05 June 2020
7- Dragi Webdo n°280 Recommandations société américaine de diabétologie 2020
8- Dragi Webdo n°283 : Influenza Vaccination Is Associated With Reduced Cardiovascular Mortality in Adults With Diabetes: A Nationwide Cohort Study;
Daniel Modin; 2020
9- Dragi Webdo n°283 : Sodium glucose cotransporter 2 inhibitors and risk of major adverse cardiovascular events: multi-database retrospective cohort study; BMJ; Kristian B Filion ; 13/08/2020
10- Quel est l’intérêt des régimes alimentaires d'origine végétale sur le risque de développer un diabète de type 2 chez les adultes de plus de 18 ans ?; Qian F, Minerva 2020 Volume 19 Numéro 7 Page 81 - 84
11- Médicaments du diabète de type 2 : la HAS actualise son évaluation des gliflozines 16 déc. 2020
12- Dragi Webdo n°300
13- Dragi Webdo n°313
14- Dragi Webdo n°327
15- Dragi Webdo n°336 SFD
16- Dragi Webdo n°340 ADA
17- Dragi Webdo n°368
18- https://doctotoscope.wordpress.com/2023/01/15/les-recos-des-anti-diabetiques-par-dr-agibus/
19- Prescrire n 477, juillet 2023, p597
20-Dragi Webdo n°423
21-Prescrire n 485, mars 2024, p201
22-Prescrire n 488, juin 2024, p409
23-Dragi Webdo n°449
24 -Prescrire n 495, janvier 2025, p41
25- Dragi Webdo n°472
26-Prescrire n 505, novembre 2025, p828
27-Prescrire n 511, mai 2026 353
28-Dragi Webdo n°529

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 01-06-2026

Syndrome ovarien polyendocrinien métaboliqueSOPM ou Syndrome des ovaires polykystiques

Clinique

2 critères sur les 3: spanioménorrhée, hyperandrogénisme clinique ou biologique, ou ovaires polykystiques ou taux élevé d AMH (2)
Cycles irréguliers : (cycles >90 j si réglée depuis plus d'un an) cycles de moins de 21 jours ou de plus de 45 jours (si ménarche entre 1 et 3 ans), cycles de moins de 21 jours ou de plus de 35 jours (si ménarche > 3 ans) ou aménorrhée primaire (si âge > 15 ans ou >3 ans post-télarche). Les irrégularités de cycles sont normales la 1ère année.
Hyperandrogénie : Hirsutisme, acné sévère ou biologique
(3)

Paraclinique

Biologie : testostérone libre, SDHEA, LH, FSH, 17-OH progestérone à effectuer 3 mois après l'arrêt de toute contraception hormonale et TSH
échographie pelvienne: à ne pas faire chez les jeunes femmes avant la 8ème année post ménarche car les ovaires sont normalement multifolliculaires à cette période là (éviter le surdiagnostic).
en echographie : plus de 12 follicules de 2 à 9mm ou un volume ovarien > 10mL

Traitement

RHD
Contraception oestroprogestative en premier intention (2)
Spironolactone si hirsutisme
Si désir grossesse orienter vers centre spécialisé.

Références

https://medicalement-geek.blogspot.com/2020/04/dragi-webdo-n264.html
2- https://medicalement-geek.blogspot.com/2017/01/dragi-webdo-n124.html
3- la revue du praticien medecine generale n 1085

Crée le : 29-04-2024
Mis à jour le : 01-06-2026

Hypogonadisme

Clinique

Stéroïdes anabolisants androgènes (SAA) seraiten responsables de 20% des hypogonadismes lors de leur arret (atrophie testiculaire, de l'acné, une gynécomastie, une dysfonction érectile et une infertilité, des troubles cognitifs, des troubles du comportement tels qu'une irritabilité) (1). ou ostéoporose, infertilité, anémie inexpliquée

Causes secondaires peuvent être (corticoïdes, opioïdes, médicaments entrainant une hyperprolactinémie comme les neuroleptiques et IRS, l'hémochromatose, une dysthyroïdie ou un Cushing), mais sont surtout en grande majorité dues à l'obésité (LH et FSH normales ou basses).

Paraclinique

bilan initial : LH, FST, prolactine et testostérone entre 8h et 10h à jeun.
testostéronémie (pour évaluer la sévérité de l'hypogonadisme),
oestradiol (impliqué dans la gynécomastie et les troubles de libido),
bilan hépatique,
HbA1c (si prise d'hormones de croissance augmentant le risque de diabète),
créatinine +/- urée (et vérifier l'absence d'HTA);
NFS (polyglobulie possible) et
EAL (pour évaluer le risque cardiovasculaire).

aryotype est discuté si une cause primaire est discutée (élévation FSH>LH ; Klinefelter par exemple si volume testiculaire < 12 cm3).

Traitement

traitement de la cause est souvent efficace, comme la perte de poids pour les hypogonadismes liés à l'obésité. L'introduction de testostérone nécessite une évaluation de l'hématocrite (NFS) et testostérone. La substitution sera plutôt introduite par un médecin ayant l'habitude. Il existe des injections, des patchs et des traitement oraux.

Références

1- Dragi Webdo n°440
2-Dragi Webdo n°529

Crée le : 10-08-2020
Mis à jour le : 13-05-2026

Zona (VZV)

Clinique

Réactivation du VZV
Principale complication est l’algie post-zostérienne dont la fréquence augmente avec l’âge

Vaccin par SHINGRIX
avec rappel à 1-2 mois
si >50 ans, ou >18 ans et immunodéprimé ou risque accrus de zona.

Douleur post zostérienne chez 5 % à 20 % des patients qui ont eu un zona surtout les + de 70 ans (3)

Paraclinique

Un zona chez un sujet jeune doit faire pratiquer une sérologie VIH.

Traitement

Sujet immunocompétent :
le traitement doit être débuté dans les 48-72 premières heures pour le Zona ophtalmique, quel que soit l’âge du patient : aciclovir, 800 mg 5 fois par jour pendant 7 jours ou valaciclovir, 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours.
ou chez le sujet de plus de 50 ans et en prévention des algies-post-zostériennes : aciclovir, 800 mg 5 fois par jour pendant 7 jours ou valaciclovir, 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours.

Si immunodéprimé

Adulte : aciclovir IV 10 mg/kg/8h pendant 7 à 10 jours (ou 48h après la dernière poussée vésiculeuse).
Enfant ou adulte dénutri : aciclovir 500 mg/m2/8h (ou 48h après la dernière poussée vésiculeuse). Chez les sujets immunocompétents de moins de 50 ans, s’il existe des facteurs de risque de développement d’algies post-zostériennes, on peut proposer valaciclovir, 1 gr 3 fois par jour pour 7 jours.


Si douleurs post zostérienne (3):
Soins locaux visent à réduire les stimuli qui provoquent ou aggravent les douleurs :
recouvrir la zone douloureuse par un pansement ;
appliquer localement de la glace .
amitriptyline est partiellement efficace dans cette situation : elle diminue d’environ 50 % l’intensité de la douleur par rapport au placebo, de 10 à150mg/j
ATTENTION aux effets atropiniques exposent à une aggravation de troubles préexistants, notamment :
troubles du transit intestinal ;
angle iridocornéen étroit (risque de glaucome aigu) ;
reflux gastro-œsophagien ;
prédisposition à la rétention d’urine telle qu’une hypertrophie bénigne de la prostate ;
troubles cardiovasculaires .
ou MORPHINE
sinon Lidocaïne en application cutanée ou Gabapentine par voie orale
NE PAS PRESCRIRE Prégabaline(plus d effet indésirable) ou AINS ou capsaïcine

Références

1- EREVO formation 2020
2-Prescrire n 495, janvier 2025, p47
3- Prescrire.org, Novembre 2025

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 13-05-2026

Intertrigo des grands plis

Clinique

Inflammation des plis généralement associé à une infection fongique à candida(mycose).

Favorisé par macération et irritation ( obésité, alitement, incontinence, sueurs, produits irritants.
Cliniquement : prurit, sensation de brûlure, érythème avec collerette de desquamation, fond fissuraire.
Quand est associé à candida : malodorant, suintant, avec pustules en périphéries.
Quand est associé à un dermatophyte : lésions inflammatoires en périphéries, annulaire ou polycycliques + chez homme avec intertrigo des orteils et onychomycose.
Différentiel : psoriasis, dermatite séborrhéique , eczéma atopique,
erythrasma (infection à corynebacterium min. ->touche plus les aisselles avec plaques rouges, brun finement squameuses.

Traitement

-Diminuer frottement et macération.
-Savon pH neutre, Secher par tamponnement,
-Application de coton ou gaze dans le plis,
-Parfois antifongique crème (econazole, bifonazole, miconazole) si besoin,
si grossesse plutôt miconazole

-Pas d’intérêt du talc, eosine

Références

Prescrire n 434, décembre 2019, p923

Crée le : 12-11-2020
Mis à jour le : 13-05-2026

Virus Immunodéficience humaine (VIH)

Clinique


Si charge virale indétectable durablement (<200copie/mL), risque de transmission lors des rapports est quasi nul (1).

Paraclinique

Traitement

traitement préventif post exposition VIH


Surveillance

Même vaccin que population générale
Vaccination par vaccin atténué possible si charge LT CD4>200(2)
DTP/10 ans (2)
Contrôle sérologique apres vaccin hépatite A/B

Surveillance peau et muqueuse à recherche maladie kaposi
Plus de risque de Maladie CVasulaire (2)
SEVRAGE tabac+++(plus mortel)

Références

1- Prescrire n 445, novembre 2020, p849
2-Prescrire n 505, novembre 2025, p838
3-Prescrire n 511, mai 2026 358

Crée le : 11-07-2020
Mis à jour le : 13-05-2026

Calendrier Vaccinal

Clinique



Calendrier 2024
Calendrier 2024
pour les 6 ans vaccin DTcP infanrixtetra ou Tetravac
Pub Sanofi!!
Fiche patient Fiche patient
VACCIN ACWY à 6 et 12 mois NIMENRIX au lieu NEISVAC
ou rattrapage à 11-14 ans

BEXSERO possible 15-24 ans(9)

PREVENAR 13 ou (=(même schéma)) VAXNEUVANCE (15valences, pas de preuve de plus de protection(7) ) (6)

PREVENAR 20 pour prévention pneumococcique adulte, 1 dose unique(6)
Vaccin pneumocoque chez tous les + de 65 ans(9)
Vaccin contre VRS chez + de 75 ans

SHINGRIX recommandé chez les personnes de 65 ans et plus, et chez l'adulte immunodéprimé

Vaccination rotavirus ROTARIX oral à 2 et 3 mois

SI INFLIXIMAB chez la mère décale ROR et BCG 12 mois après accouchement et sans allaitement concomitant


Vacciner femme enceinte contre grippe et coqueluche au 2 em trimestre(entre 20 et 36 SA), intérêt pour l'enfant (2) et pas besoin de cocooning dans ce cas (HAS) (3).
vaccin anti-VRS est recommandée chez les femmes enceintes entre 32 et 36SA(9)

Selon OMS : Vaccination anti HPV 1 ou 2 doses avant 20 ans, 2 doses (M0, M6) après 21 ans ou 3 si immunodéprimé (3).
Effets indésirables avec statistiques

Antilles, Guyane, Mayotte et La Réunion, le vaccin anti-dengue (Qdenga) est recommandé entre 6 et 16 ans si antécédent de dengue et entre 17 et 60 ans en cas de comorbidités, même pour les voyages < 4 semaines vu l'épidémie active(9)


Tous les vaccins (inactivés ou vivants) peuvent être administrés le même jour ou avec n’importe quel intervalle dans le cadre d’un rattrapage, à l’exception des vaccins vivants viraux qui doivent être administrés soit le même jour, soit à 1 mois d’intervalle (ceci ne s’applique pas au BCG, vivant mais bactérien ; toutefois, la HAS recommande, après un vaccin BCG, de ne pas vacciner sur le même site pendant 3 mois). Exception : pour ROR et fièvre jaune, éviter la co-administration et respecter si possible un délai de 1 mois entre les deux (sauf départ urgent en zone à risque).(8)

PREMATURES

Si prématuré PREVENAR en plus à 3 mois

https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Recommandations-vaccinales-specifiques/Personnes-exposees-a-des-risques-specifiques/Prematures



fiche aide vaccin 2025

Rattrapage vaccinal si perte du carnet ou pas de vaccination antérieure
Rattrapage vaccinal
Selon HAS

En pratique selon HAS
p86 pour le rattrapage vaccinal

Enfant à statut vaccinal inconnu ou incertain(8) :

-Pas d’inconvénient à administrer un vaccin ROR, Hib, HB ou polio à une personne éventuellement déjà immunisée pour l’une ou l’autre de ces maladies.

-Pour tétanos et surtout diphtérie, il existe cependant un risque théorique d’hyperimmunisation (phénomène d’Arthus) ou d’hyper-réactogénicité.

-Principe général : en cas de doute sur la vaccination antérieure diphtérie, tétanos et HB, faire une dose de vaccin puis faire un dosage des anticorps antitétaniques et anti-HBs, 4 à 12 semaines plus tard (pour l’interprétation des sérologies, se référer à la fiche HAS téléchargeable sur ce lien).

Une autre alternative est de considérer la personne comme non vaccinée et d’administrer les doses nécessaires selon l’âge.

Rattrapage Meningite (hAS)
méningocoques ACWY, un rattrapage vaccinal entre 2 et 4 ans en 1 dose est recommandé et le rattrapage des jeunes adultes jusqu'à 11- 25 ans devrait être recommandé pendant 2 ans.
Concernant le méningocoque B obligatoire, un rattrapage en 2 doses jusqu'à 4 ans est recommandé mais il n'est pas recommandé de le faire systématiquement chez l'adolescent.

Coqueluche : vaccin de moins de 5 ans si cooconing
tous les 10 ans si ( VIH, ttt immunosuppresseur, maladie auto-immune, transplantation d'organe, déficit immunitaire) ()

MéMento vaccination CMG

Références

1-
2- Dragi Webdo n°305 : https://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2021/03/Rapport-vaccination-femmes-enceintes.pdf
3- Dragi Webdo n°352
4- Dragi Webdo n°351 ANSM
5-Dragi Webdo n°377
6- Dragi Webdo n°440
7- Prescrire n 495, janvier 2025, p49
8-Rattrapages vaccinaux : guide de survie, la revue du praticien, 28/01/2025
9-Dragi Webdo n°483
10-Prescrire n 509, mars 2025, p201