Titre

Crée le : 08-06-2020
Mis à jour le : 08-06-2020

Abcès cutanés

Clinique

Infection bactérienne localisé dans le derme ou l’hypoderme, résultant d'une synergie entre bactérie aérobie et anaérobie.
Tuméfaction cutanée fluctuante douloureuse.

Abcès à risque de complication : si >5cm, abcès des doigts (sauf panaris), au niveau du cou visage ou gros vaisseaux,
Patient à risque d'infection si immunodéprimé, diabète, cirrhose
Si situé entre la bouche et le nez -> risque phlébite septique

Paraclinique

Échographie peut aider

+/- culture bactérienne avec écouvillonnage en profondeur.

Traitement

Si à risque de complication -> prise en charge hospitalière.

Si <2 cm : humidité et chaleur peut permettre évacuation et de ne pas inciser, avec réévaluation.

Si < 5 cm et fluctuant à la palpation :
- +/- anesthésie
- Inciser sur la longueur de l'abcès et suffisamment profondément dans les sens de moindre tension (pas en croix)
- Lavage au SSI n'a pas d’intérêt
- Méchage intérêt?
- Pansement sec

Antibiothérapie si risque infectieux élevé
- Cloxacilline 50mg/Kg en 3 - 4 prises (max 4g) 3 jours
- ou spiramycine ou azithromycine

Sauf si risque SARM (hospitalisation récente, retour pays à forte endémie, contage, carence d'accès aux soins, sport de contact, toxicomanie) ->
attendre antibiogramme ou cotrimoxazole ou pristinamycine
VAT

Surveillance

Réévaluation à 72 heures
Reconsulter si reconstitution de l'abcès, majoration de la douleur ou de l'oedeme, rougeur.

Et faire prélèvement dans ce cas

Guérison en 7-10 jours.

Références

1- Prescrire n 424, février 2019, p115

Crée le : 11-07-2020
Mis à jour le : 03-03-2025

Acné

L’acné est une dermatose inflammatoire chronique du follicule pilosébacé, le plus souvent primitive, commençant généralement à la puberté.
Physiopathologie

3 facteurs favorisent la formation d’acné :

Séborrhée : augmentation de la production de sébum par la glande sébacée, déclenchée et entretenue par la dihydrotestostérone, à partir de la testostérone (par la 5 alpha réductase).

Le taux d’androgène circulant est normal ; acné résultant simplement d’une hypersensibilité de la glande sébacée et des kératinocytes aux androgènes.

Kératinisation infundibulaire du follicule pilosébacé : formation du comédon due à hyperprolifération des kératinocytes du follicule pilosébacé, associée à des anomalies de différenciation les empêchant de desquamer dans le canal infundibulaire.
Facteurs de l’inflammation : propionibacterium acnes (bactérie composant la flore des follicules sébacés) responsable du processus inflammatoire.

D’autres facteurs tels que le stress, l’hérédité , les rayons utra violets peuvent jouer un rôle dans la genèse de l’acné.
Clinique

Lésions élémentaires : Séborrhée =aspect peau GRASSE (front, menton, nez, joues, dos, décolleté)

Lésions RETENTIONNELLES :

Des microkystes de rétention de sébum dans le canal folliculaire, blanc laiteux de 2-3 mm de diamètre, visibles à jour frisant.
Des microkystes ouverts à l’extérieur, ou comédons ou points noirs : accumulation de kératinocytes oxydés au sein de l’orifice dilaté du canal infundibulaire.



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Figure 46 : lésions rétentionnelles (photo EMC)



Lésions INFLAMMATOIRES

Papules de diamètre inférieur à 5 mm , érythémateuses, fermes , parfois douloureuses pouvant évoluer vers la résorption ou la formation de pustules (contenu purulent jaunâtre).
Nodules : lésions profondes ayant souvent une évolution vers l’abcédation , rupture et formation de cicatrices.



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Figure 47 : lésions inflammatoires (photo EMC)



Formes classiques : acné mixte juvénile ( 2 types de lésions présentes selon un rapport variable) chez adolescent à la puberté.

Il existe 2 formes graves nécessitant un avis spécialisé : acné nodulaire ou conglobata (nodules inflammatoires volumineux pouvant se fistuliser, s’abcéder , et laisser d’importantes cicatrices ; acné fulminante ( nodulaire aiguë , fébrile et ulcéreuse) : exceptionnelle , de début brutal avec altération de l’état général, fièvre élevée , arthralgies ,nodules nombreux inflammatoires pouvant se compliquer d’ulcérations nécrotiques et hémorragiques ; hyperleucocytose.

Formes particulières :

Acné néonatale : apparaissant sur le visage dès les premières semaines de vie et régresse spontanément en quelques semaines (dûe aux androgènes d’origine maternelle).
Acné exogène : souvent lésions rétentionnelles (comédons ouvert) survenant après contact avec huiles minérales (cuisses et bras chez garagistes, mécaniciens…) ou bien après contact avec produits cosmétiques comédogènes (crèmes contenant des huiles végétales, poudre de pigments etc.
Acné tardive (femme 25 ans ou plus) : papules ou nodules inflammatoires bas du visage.
Acné secondaire à une endocrinopathie : à rechercher devant acné féminine grave résistant aux traitements, acné accompagnée de signes d’hyperandrogénie (hirsutisme, alopécie, troubles des menstruations).

Diagnostics différentiels

L’absence de lésions rétentionnelles (comédons et microkystes) va à l’encontre du diagnostic d’acné.

Le diagnostic différentiel doit se faire avec :

les folliculites infectieuses (bactérie, Demodex, Candida) ;
les folliculites médicamenteuses : dont les lésions sont monomorphes, constituées de papulo-pustules et les comédons sont absents. L’évolution est particulière avec un début brutal et une régression à l’arrêt du médicament responsable. Les médicaments les plus fréquemment en cause sont les androgènes (sportifs, culturistes), les progestatifs de synthèse et les contraceptifs œstroprogestatifs, les corticoïdes, les antiépileptiques, les antituberculeux, la vitamine B12, les halogènes, les sels de lithium, les médicaments immunosuppresseurs (azathioprine, ciclosporine), les inhibiteurs de l’EGFR.
la rosacée ;
les syphilides acnéiformes ;
l’acné excoriée (forme de pathomimie) c’est une forme presque exclusivement féminine. Les lésions sont provoquées par des manipulations excessives de la peau du visage aboutissant à des érosions. Elle témoigne de difficultés psychologiques.


>> BILAN HORMONAL: testosterone, 17 OH progesterone, dhea; delta androsténione

Syndrome des ovaires polykystiques : cause-la plus fréquente.



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Figure 48 : acné tardive de la femme



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Figure 49 : acné conglobata



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Figure 50 : acné fulminante



Principes du traitement

Les différents leviers thérapeutiques dans l’acné rétentionnelle sont :

Le blocage de l’hyperplasie sébacée : anti-androgènes chez la femme.
La destruction des glandes sébacées( par apoptose des sébocytes) : isotrétinoïne orale.
La suppression mécanique des microkystes : ouverture au stylet, tire-comédon.
L’élimination des bouchons de kératine permettant l’écoulement du sébum : topique kératolytique (trétinoïne topique).

L’acné inflammatoire nécessite le recours à un traitement anti-infectieux :

Antibiothérapie générale active sur Propionibacterium acnes.
Application locale d’un gel de peroxyde de benzoyle.
Sans toutefois éliminer le risque de rechute à l’arrêt du traitement.

Acné rétentionnelle :

Rétinoïdes topiques (moyen mnémotechnique : RETentionnele =RETinoides) : une seule application le soir (exemple) : effederm® (trétinoine) : en cas d’irritation : un jour sur deux ; possibilité de traitement d’attaque en l’absence de réaction locale à 2 applications par jour (2 semaines).

Effets secondaires : sécheresse de la peau, possibilités réactions d’eczéma secondaires.

Acné modérément inflammatoire.

Rétinoides topiques seuls ou en association avec peroxyde benzoyle (cutacnyl®) ou antibiothérapie locale (érythromycine locale eryfluid®).

Acné papulo pustuleuse : traitement général : cyclines.

Doxycycline 100 mg/jour / effizinc 2 gélules par jour si contre-indication + traitement local précédemment décrit.

Cyclines : effets secondaires : photosensibilité ( attention exposition solaire ++) , troubles digestifs.

Si échec ou acné très sévère : isotrétinoine orale (procuta®, contacné®, curacné®) : inhibiteur non hormonal de la sécrétion sébacée induisant l’apoptose des sébocytes et un traitement anti rétentionnel et modérément anti inflammatoire. C’est le plus puissant des médicaments sébostatiques et des médicaments anti acnéiques, seul capable d’induire des guérisons (autres traitements systémiques suspensifs).

Effets secondaires : effet tératogène puissant d’où l’existence de règle de prescription strictes (ne peut pas être prescrit chez la femme en âge de procréer en dehors d’une contraception stricte : celle -ci doit débuter un mois avant le début du traitement et être poursuivie toute la durée du traitement et 1 mois après son arrêt avec contrôles mensuels des beta HCG (test de grossesse) et trimestriels du bilan hépatique et lipidique.

Prescription après signature du consentement et renouvellement à l’aide d’un carnet dédié (obligatoire pour sa délivrance par le pharmacien).

Sécheresse cutanéo muqueuse : chéilite, conjonctivite (bannir le port de lentilles de contact), rhinite, xérose cutanée.

Exacerbation de l’acné les 4 premières semaines de traitement.

Risque d’hypertension intracrânienne en association avec les cyclines (contre-indication++).

Elévation des transaminases et hyperlipidémie.

Début à 0.5mg/kg/jour jusqu’à dose cumulée 120 à 150 mg/kg par cure.



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Figure 51 : Recommandations pour traitement de l’acné selon société française de dermatologie
iche récapitulative Acné

L’acné est une dermatose inflammatoire chronique du follicule pilosébacé, le plus souvent primitive, commençant généralement à la puberté.

Physiopathologie :

Séborrhée :

Kératinisation infundibulaire du follicule pilosébacé
Facteurs de l’inflammation (propionibacterium acnes)

Clinique : hyperséborrhée (peau grasse) + lésions rétentionnelles (microkystes, comédons) et/ou inflammatoires (papules érythémateuses, pustules).

Formes d’acné : rétentionnelle, mixte, néonatale, tardive, conglobata, fulminante.

Traitements :

-- Locaux : rétinoïdes locaux ( effederm®) , peroxyde de benzoyle 2,5%-5%-10% (cutacnyl®) , adapalène ou traitements locaux associant les 2 ( epiduo gel ( peroxyde de benzoyle + adapalène).
Antibiotiques locaux si lésions inflammatoires (pustules) : eryfluid® (solution à tamponner sur les lésions une fois par jour sur un coton).

--Généraux :

Effizinc 2 gélules par jour si acné légère ou si contre-indication à d’autres traitements généraux.
Cyclines (doxycycline 100g/jour) : attention photosensibilité.

Isotrétinoine : effets secondaires :

Effet tératogène puissant d’où l’existence de règles de prescription strictes (ne peut pas être prescrit chez la femme en âge de procréer en dehors d’une contraception stricte : celle -ci doit débuter un mois avant le début du traitement et être poursuivie toute la durée du traitement et 1 mois après son arrêt avec contrôles mensuels des beta HCG (test de grossesse) et trimestriels du bilan hépatique et lipidique.

Prescription après signature du consentement et renouvellement à l’aide d’un carnet dédié (obligatoire pour sa délivrance par le pharmacien).

Sécheresse cutanéo muqueuse : chéilite, conjonctivite (bannir le port de lentilles de contact), rhinite, xérose cutanée
Exacerbation de l’acné les 4 premières semaines de traitement
Risque d’hypertension intracrânienne en association avec les cyclines (contre-indication++)
Elévation des transaminases et hyperlipidémie

Début à 0.5mg/kg/jour jusqu’à dose cumulée 120 à 150 mg/kg par cure. (2).

Traitement

Lotion micellaire H2o le matin
Erylik 1 soir sur deux pendant 15 jours tous les soir
Eau avene matin et soir
tetracycline 100mg 2x1/j

Si echec retinoide + peroxyde de benzoyle EPIDUO (1mg/g ou 3mg/g)/25mg 1x/j

Si rétinoïde suivi et prescription mensuel
Algorythme prise en charge acné



FICHE RÉCAPITULATIVE ACNÉ

L’acné est une dermatose inflammatoire chronique du follicule pilosébacé, le plus souvent primitive, commençant généralement à la puberté.

Physiopathologie :

Séborrhée :
Kératinisation infundibulaire du follicule pilosébacé
Facteurs de l’inflammation (propionibacterium acnés)

Clinique : hyperséborrhée (peau grasse) + lésions rétentionnelles (microkystes, comédons) et/ou inflammatoires (papules érythémateuses, pustules)

Formes d’acné : rétentionnelle, mixte (la plus fréquente), tardive, conglobata, fulminante

Traitements :

Locaux : rétinoïdes locaux (effederm®) , peroxyde de benzoyle (cutacnyl®) , adapalène ou traitements locaux associant les 2 (epiduo gel ( peroxyde de benzoyle + adapalène)
Attention ne pas laisser peroxyde de benzoyle à la chaleur risque formation benzène (cancérigène)

Antibiotiques locaux si lésions inflammatoires (pustules) : eryfluid® (solution à tamponner sur les lésions une fois par jour sur un coton)

Traitements généraux :

Effizinc 2 gélules par jour si acné légère ou si contre-indication à d’autres traitements généraux
ou rubozinc 15 mg 2/j
Cyclines (doxycycline 100g/jour) : attention photosensibilité

Isotrétinoine : Début à 0.5mg/kg/jour jusqu’à dose cumulée 120 à 150 mg/kg par cure

Effets secondaires :

Effet tératogène puissant d’où l’existence de règles de prescription strictes (ne peut pas être prescrit chez la femme en âge de procréer en dehors d’une contraception stricte) celle -ci doit débuter un mois avant le début du traitement et être poursuivie toute la durée du traitement et 1 mois après son arrêt avec contrôles mensuels des beta HCG (test de grossesse) et trimestriels du bilan hépatique et lipidique

Prescription après signature du consentement et renouvellement à l’aide d’un carnet dédié (obligatoire pour sa délivrance par le pharmacien) ;

Sécheresse cutanéo-muqueuse : chéilite, conjonctivite (bannir le port de lentilles de contact), rhinite, xérose cutanée
Exacerbation de l’acné les 4 premières semaines de traitement
Risque d’hypertension intracrânienne en association avec les cyclines (contre-indication++), élévation des transaminases et bilan lipidique

Références

1- Dermatologue
2-EREVO formation 2020
3-Prescrire n 496, février 2025, p109

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 03-06-2020

Acné conglobata (nodulokystique)

Clinique


Forme grave survenant chez l’homme jeune, affectant visage, tronc, fesse et racine des membres
Acnée conglobata

Traitement

Traitement par isotrétinoide orale 0.5-1mg/Kg/j, pdt 6 mois
Attention car sècheresse (prouve efficacité, dyslipidémie CPK, transaminases trouble psychiatrique et risque tératogène.
Rétinoïdes locaux contre indiqués chez la femme enceinte (2).

Références

(La revue du praticien en médecine général, 2015, n971, P828)
2 -Prescrire n 420, octobre 2018, p743

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 10-03-2025

Adénopathies superficielles

Clinique

Adénopathie >1cm (cervicale ou crurale infracentimétrique mobile-> bénin chez sujet jeune maigre ancienne)
Recherche ATCD, mode de vie, loisir (pêche, bain eau douce), intoxication, sueurs nocturne, douleur ingestion alcool (Hodgkin), contage
Sensible ? Dur ? (si indolore dur et fixe ->cancer),
Rate, syndrome cave supérieur



Orientation devant ADP superficielle
(2)

Diagnostic différentiel


Lipome (tuméfaction souple mou stable en dehors d’un territoire ganglionnaire)
Hidrosadénite : inflammatoire douloureux superficiel adhérent à la peau
Hernie : impulsif à la toux
Masse vasculaire : battant


Etiologie


(2)

Infectieuse
Bactérie : pyogène, syphilis, Tuberculose, maladie griffe du chat, brucellose, Lyme,
Virus : Mononucléose (MNI), VIH, CMV, rubéole, rougeole, adénovirus, varicelle, herpes, parvovirus B19
Parasite : toxoplasmose, leishmaniose, filariose, trypanosomiase africaine
Fungique : histoplasmose

Siège cervicale-sus claviculaire
pré auriculaire->partie sup du visage (paupière, yeux)
retro auriculaire->cuir chevelu, oreille
sous maxillaire et jugulo carotidien sup->oropharynx
jugulo carotidien moyen et bas->oropharynx, thyroide
occipitale->cuir chevelu
Examen cuir chevelu, examen ORL
Différentiel : Hypertrophie glandes salivaires, kystes, élément vasculaire, tumeur thyroïdienne parotidienne
Si ADP sus claviculaire gauche ->troisier -> pathologie abdominale, pulmonaire ou testicules
Si ADP sus claviculaire droite ->médiastin ou poumon (lymphome sarcoïdose)

Siège axillaire
Sein, paroi thoracique, réaction corps étranger (prothèse)

Siège inguino-crurale
IST, tumeur membres inférieur (ongle...), syndrome cave inférieur.

Siège épitrochléen
Maladie griffe du chat, hémopathie, sarcoïdose, syphilis

Adénopathie superficielle isolée
Évoquer adénite, surtout si <5ans, mélanome, mycobactérie Tuberculeuse ou non, tularémie, pasteurellose

Polyadénopathie
MNI souvent cervicale, toxoplasmose (souvent asymptomatique, sinon fièvre asthénie), VIH (avec splénomégalie Hémopathie Maladie système



(2)

Paraclinique

Si pas orientation :
NFS (syndrome mononucléosique ?), Fibrinogène, CRP,
Sérologie VIH, CMV EBV, toxoplasmose,
Radio pulmonaire
+/- électrophorèse des protéines sériques,
immunotypage lymphocytaire sanguin (si hyperlymphocytose)
Test tréponemique ELISA
Anticorps antinucléaire,
IDR si contage
Si pas d’orientation : Scanner mammographie Si pas orientation à 3 semaines ->biopsie
(2)

Traitement

Adénite

Références

(La revue du praticien en médecine général, 2015, n941, P384)
2-S’orienter devant une adénopathie superficielle; La revue du praticien 02/25

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 12-11-2025

Allergie

Traitement

Cetirizine et loratadine sont les traitements de premier choix(3)
Loratadine 10 mg
Cétirizine 10 mg
Méquitazine : expose à plus d'effet indésirable (trouble du rythme).

Moins d'effet indésirable sous cétirizine et loratadine.
Attention car dystonies décrits sous cétirizine et levocétirizine.
Il y a moins de description de dystonie sous loratadine et desloratadine.(3)

Efficacité seulement démontré pour urticaire chronique,
Non démontré pour urticaire aigüe, gale, pédiculose, varicelle(3)

Références

1- Prescrire n 434, décembre 2019, p935
2-Prescrire n 505, novembre 2025, p828
3- Prescrire n 440, juin 2020, p430

Crée le : 10-08-2020
Mis à jour le : 12-12-2022

Alopécie

Clinique

Certaines notions sont importantes à expliquer aux patients :

Il existe une chute physiologique des cheveux, au rythme moyen de 35 à 50 cheveux par jour, avec une intensité variable au cours de l’année. Elle est normalement totalement compensée par la repousse de nouveaux cheveux.

En revanche, un brossage des cheveux trop intense facilite leur chute prématurée par effet de traction, et les cheveux suivants ne sont pas encore suffisamment matures pour remplacer les cheveux tombés, et auront une durée de vie plus courte.

La physiologie capillaire fait que chacun peut connaître des périodes de 1 à 3 mois de perte plus intense de cheveux dans l’année, perte qui sera naturellement totalement compensée par la suite.

Causes d’alopécie étant des motifs de consultation fréquents en médecine générale.


Chutes diffuses aigües pathologiques


-----Effluvium télogène aigu

Diagnostic : Chute brutale des cheveux, anormale par la quantité perdue.

Durée : de quelques semaines à quelques mois.

Situation fréquente
2 à 4 mois après
Post-partum.
Post intervention chirurgicale, hospitalisation.
Stress important
Perte de poids importante, malnutrition
Pathologie aiguë ou chronique grave

Aide au diagnostic

Test de traction : l’arrachage emmène facilement un nombre important de cheveux.

Risques évolutifs

Évolution spontanément favorable après 2 à 4 mois voire plus longtemps(9 mois(2)) (prévenir le patient).

Attitude

Éviter tout brossage prononcé et toute traction sur les cheveux durant la période de chute aiguë.

Éliminer une anémie, une carence en fer, vitamine D (2), une insuffisance thyroïdienne, une cause iatrogène (antimitotiques, psychotropes, béta bloquants, stéroïdes, certains AINS… (le plus souvent le lithium, le valproate de sodium, la fluoxétine, la warfarine, le métoprolol, le propranolol, les rétinoïdes et l'isoniazide ; et l'arrêt des pilules contraceptives orales contenant des œstrogènes (2))).


-----Alopécie androgéno-génétique chez l’homme

Diagnostic

Début de la perte dans les régions bitemporales, puis vertex, extension des zones alopéciques et atteinte de la zone antérieure du « toupet ».

Facteur causal

Génétique.
Déséquilibre androgénique (hyperactivité de la 5 alpha réductase).

Aide au diagnostic

Antécédents familiaux de même type d’alopécie.

Risques évolutifs

Évolution d’autant plus rapide que l’âge de début est jeune.

Attitude

Finastéride, minoxidil, mais rechute à l’arrêt du traitement (effet indésirable -> pilosité faciale).
ou minoxidil local
Traitement esthétique (autogreffe de cheveux) selon désir du patient.


-----Chute diffuse progressive chez la femme

Il existe une chute diffuse progressive physiologique avec l’âge due au vieillissement des follicules pileux capillaires. Chez la femme, la chute est moins systématisée que chez l’homme et prédomine au sommet du crâne.

Une cause hormonale doit être recherchée en priorité :

Hypersécrétion androgénique ovarienne : ovaires polykystiques.
Hypersécrétion androgénique surrénalienne : bloc enzymatique.
Hyperactivité de la 5 alpha réductase.

Des symptômes associés d’hypersécrétion androgénique doivent être recherchés :

hyperséborrhée du cuir chevelu.
Présence d’une acné.
Hyperpilosité de la ligne abdominale antérieure, des seins, du visage.

Après confirmation biologique de l’hyperandrogénie, le traitement fera appel à l’association d’un anti-androgène (acétate de cyprotérone) et d’estrogènes naturels.

En l’absence d’hyperandrogénie, il faut alors évoquer :

Une prise de contraception orale microdosée en estrogène avec progestatif virirlisant.
Une hyperandrogénie relative de la ménopause.
Une origine génétique familiale.
Un effluvium télogène chronique, caractérisé par un début aigu mais sans guérison spontanée.

Dans ces étiologies, le traitement à discuter est le minoxidil, mais dont le bénéfice ne perdure pas après arrêt du traitement.

Compléments alimentaires utiles : (bepanthène +biotine) , novophane®…


-----Alopécies localisées

-----Trichotillomanie

La trichotillomanie est une alopécie de traction par arrachage des cheveux entraînant une alopécie plus ou moins complète dans la zone concernée. Elle est banale chez l’enfant et peut masquer un trouble psychiatrique chez l’adulte. L’examen montre des cheveux cassés, courts sur différentes longueurs, avec parfois une extension de l’arrachage aux cils et aux sourcils.

-----Alopécie de traction par mauvaise habitude capillaire

Ce type d’alopécie concerne les habitudes de coiffure consistant à tirer fortement les cheveux en arrière, notamment en cas de tressage serré. Elle se manifeste par un recul progressif de la ligne frontale d’implantation capillaire. La pratique trop fréquente de permanentes ou de décrêpages provoque également le même type d’alopécie, de siège plus diffus sur le cuir chevelu.


-----Chutes diffuses aigües pathologiques


-----Pelade

Diagnostic

Chute indolore brutale des cheveux, localisée à certaines zones arrondies bien limitées.

En 2 à 3 mois, zones d’alopécie localisée totale, sans aucune lésion du cuir chevelu.
Les autres cheveux sont strictement normaux.

Facteur causal

Caractère auto immun, immunologique
Stress

Contexte clinique

Assez fréquente chez l’enfant.

Risques évolutifs

Évolution spontanément favorable : stabilisation de la perte au bout de 2 à 3 mois, puis repousse en 2 à 3 mois après 2 à 3 mois de stabilisation.

Dans 5% des cas, pelade grave sans évolution spontanément favorable : pelade décalvante totale.

Présence de plaques souvent occipitales.
Alopécie complète en 2 à 4 semaines.
Peut s’associer à une pelade universelle (perte de toute la pilosité corporelle) : mauvais pronostic.

Diagnostics différentiels

Pseudo-pelade.

Attitude

Rassurer sur l’évolution si plaque de petite taille.
Prise en charge psychologique si besoin.
Avis dermatologique
Corticothérapie générale dans la pelade décalvante totale, voire immunosuppresseurs (méthotrexate)

Paraclinique

Traitement

Alopécie

Classer en alopécie diffuse ou localisée/ aigue ou progressive.

Chercher des causes carentielles ++.

Traitement par compléments alimentaires peuvent être utiles.

Pelade fréquente, savoir qu’il existe des formes graves décalvantes totales.

Références

1- EREVO formation 2020
2- Dragi Webdo n°303 Diagnosis and Treatment of Nonscarring Hair Loss in Primary Care in 2021, Paradi Mirmirani, MD
3-Prescrire n 470, décembre 2022, p940

Crée le : 02-08-2020
Mis à jour le : 26-01-2025

Angioedème héréditaire

Clinique

Déficit en inhibiteur de la c1 estérase.
Se manifeste par des oedemes qui persistes plusieurs jours, douleurs abdominales, nausée diarrhées.
Atteinte diverse, grave quand laryngé, parfois ça se manifeste.
Les symptômes sont aggravés par un traumatisme physique, le stress un trouble émotionnel.

Traitement

Eviction facteur déclenchant.

Traitement préventif par :
Danazol,
Acide tranexamique (non autorisé en France)
En second intention : lanadélumab (rechercher signe hypersensibilité allergique(urticaire, prurit, gonflement lèvre, dyspnée, hTA))

Références

1- Prescrire n 442, aout 2020, p568

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 03-06-2020

Brulures cutanées superficielles lié à la chaleur (1er degré, atteinte de l’épiderme).

Clinique

Brulure grave si 3em degré (atteint l hypoderme), ou si plus 10% chez adulte ou 5% chez le nourrisson.
Brulure du 1 er degré : Blanchit à la pression, est rouge douloureuse, chaude et sèche.
Attention signe de maltraitance ? Brulure cigarette ?
calcul de surface corporelle chez enfant

Traitement

-Enlever vêtement bijoux etc, sauf si adhère à la peau comme cire ou goudron (refroidir tel quel) .
-Refroidir en 1 er avec eau du robinet 15- 25 degrés pendant au moins 5 minutes (pas d’eau glace qui augmente la profondeur de la brulure).
-Protéger avec film transparent en attendant évaluation de la gravite (ou compresse).
-VAT
-Antalgique paracétamol, ibuprofène voir morphine.
-Nettoyage sérum physiologique ou eau robinet,
- ne pas rompre les bulles dans ce cas sauf si gène mécanique.
-Pas d antiseptique ou autres (Sulfalazine argentique ralenti cicatrisation)
-Pansement avec compresse imprègne de vaseline (inflammable) ou hydrocolloïde.

Surveillance

Guérison sans séquelle spontanément en 1 semaine sans cicatrice.
Après cicatrisation -> émollient comme la vaseline.
Réévaluation après 48 heures surveiller risque d'infection.

Références

Prescrire n 436, février 2020, p126

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 09-08-2020

Carcinome basocellulaire

Clinique

Plus fréquent des cancers cutanées chez les occidentaux.
Un ou plusieurs lésion bien délimitées, plus souvent au niveau de la tête (70%), tronc 15%.
Peut être nodulaire 80%, superficiel (= pagétoide) 15%, cicatriciel 15%.


Nodulaire : débute par papule rosé ferme faiblement pigmenté, puis centre se déprime et s'ulcère. Les bords de l'ulcère sont une juxtaposition de petits grains translucides gris ou opalin.
Superficiel : plaques rouges de plusieurs cm,recouverte de croute ou squame, plus sur le tronc.
Cicatriciel : débute comme les nodulaires, puis lors de l'ulcération cicatrise avec zone blanche.
Différentiel : spinocellulaire (qui métastase plus), eczéma, psoriasis, kératose actinique.
Favorisé par exposition répétées au soleil (même courte intermittente et durant enfance).
UVA et UVB aussi
Ainsi que arsenic, fruit de mer, certains médicaments photosensibilisants (diurétique comme hydrochlorothiazide, tétracycline).
Cancer localisé avec extension locale progressive, métastase peu (0.1%).
Récidive parfois, plus de récidive si (cicatriciel, nodulaire >1cm, formes histologiques aggressives)

Traitement

Prévention avant tout! Éviter exposition au soleil
Chirurgie est le premier choix.
Ou cryothérapie +/- curetage, Imiquimod 1x/jour 5fois par semaine pendant 6 semaines (risques de brulure, attention à entourage à ne pas les exposer )

Références

- Prescrire n 439, mai 2020, p364

Crée le : 09-08-2020
Mis à jour le : 09-08-2020

Carcinome épidermoïde

Clinique

Tumeur développée aux dépens de kératinocyte représentant plus de 20% des cancers cutanés.
Se développe le plus souvent sur une lésion pré-cancéreuse (kératoses actiniques).

3 clés sémiologiques ± associées entre elles :
ulcération,
bourgeon,
croûte,
Palpation de aires ganglionnaires régionales +++

Kératose acinique : la plus fréquente des lésions précancéreuses, unique ou parfois multiples ,siège sur les zones photo-exposées, Lésion squameuse rugueuse à la palpation

Une kératose qui s’épaissit doit être biopsiée afin d’écarter une transformation en CE invasif
Risque de transformation patients avec les plus nombreuses KA= 6-10 %

Paraclinique

Traitement

Chirurgie : traitement de première intention.

Références

1- EREVO formations 2020

Crée le : 23-01-2025
Mis à jour le : 28-01-2025

Condylomes

Clinique

Le diagnostic est clinique, le plus souvent simple car les lésions sont très caractéristiques. Il en existe trois types principaux : acuminés (figures 1, 2 et 3), papuleux (fig. 4) et plans.

Les localisations les plus fréquentes sont : chez l’homme, pénis, prépuce externe et interne, gland et région périanale (même sans pratique sexuelle anale), plus rarement scrotum et plis inguinaux ; chez la femme, vulve, périnée et région périanale, associées dans un tiers des cas à des atteintes cervicales ou vaginales. Les localisations orales, laryngées ou conjonctivales sont rares chez l’immunocompétent.

Le bilan loco-régional recherche une atteinte multifocale, indispensable pour identifier d’éventuelles lésions aux sites pour lesquels un risque néoplasique est identifié, et d’autant plus chez les patients immunodéprimés.

Paraclinique

Traitement

Algorithme Traitement des condylomes anogénitaux (HAS, 2024).


5 -FU : 5 -fluorouracile ; ALA PDT : photothérapie dynamique + méthylester de 5 -ALA (crème photo sensibilisante) ; ATU : autorisation temporaire d’utilisation ; BCG : vaccin bilié de Calmette et Guérin ; KOH : hydroxyde de potassium ; vaccin HPV : contre les papillomavirus humains ; TCA : acide trichloracétique.


Si lésion unique cryothérapie (+ un émolient a appliquer ensuite)

Si le nombre est plus élevé, la podophyllotoxine 0,5% solution est une alternative (condyline solution: 1 app x 2 par jour pendant 3 jours consécutifs, à faire 1 fois par semaine pendant 5 semaines),
tout comme l'imiquimod (1 app le soir au coucher et rincer le matin, pendant 3 jours non consécutifs par semaine, pendant 16 semaines maximum.
Une crème émoliente est également à associer à ces traitements.
Si échec, un traitement par chirurgie, microchirurgie ou laser est indiquée.
Si récurrences après un/des traitements efficaces, sont recommandés, le 5FU (Effudix, 2 fois par jour pendant 3 semaines, baisser à 1 fois par jour si érythème, brûlure oedème ou ulcération), l'hydroxyde de potassium (KOH, molutrex 1 fois par jour jusqu'à obtention d'une inflammation de la base, ou 10j max).

Pour les condylomes anaux et vaginaux, l'imiquimod est à privilégier.

Chez l'enfant, les abus sexuels sont à rechercher, mais ne pas culpabiliser les parents car il n'y en a pas dans 80% des cas de moins de 2 ans.

Modalités d’utilisation de l’imiquimod et la podophyllotoxine
Imiquimod 5 % (Aldara)
Application topique la nuit, laisser poser entre 6 et 10 heures, puis rincer le matin.
À utiliser 3 fois par semaine, pendant 3 jours non consécutifs (par exemple lundi, mercredi puis vendredi), pendant 16 semaines maximum. En pratique, l’efficacité clinique est rarement significative avant 2 mois (poursuivre le traitement avant de conclure à un échec).
Prescrire une crème cicatrisante ou émolliente permet de palier l’érythème local pour éviter un arrêt intempestif du traitement (à appliquer les jours sans imiquimod).
Réévaluation : quelques semaines après le début du traitement pour observance et tolérance.

Podophyllotoxine 0,5 % (Condyline)
Application 2 fois par jour (matin et soir) pendant 3 jours consécutifs, avec précaution sur le condylome avec l’applicateur (éviter contact avec la peau saine), puis laisser sécher. Le traitement ne doit pas être rincé. L’applicateur doit être changé à chaque utilisation.
Une couche protectrice de crème neutre traitement (vaseline ou pommade à base de zinc) peut être appliquée avant le traitement pour protéger les muqueuses saines ou la peau à proximité d’une irritation cutanée et/ou une ulcération.
Le traitement peut être répété chaque semaine pendant 5 semaines successives maximum.
Réévaluation : à la fin d’un cycle (à 4 - 5 semaines).

Contre-indications : grossesse, allaitement, enfants.

Références

Dragi Webdo n°467
2- Condylomes : quel est le meilleur traitement ?, Revue du praticien 20 décembre 2024

Crée le : 16-12-2024
Mis à jour le : 16-12-2024

Cosmetique

Clinique















liste cosmétiques avene avène eucerin cicaplast

Paraclinique

Traitement

Références

Crée le : 11-07-2020
Mis à jour le : 11-07-2020

Crevasse

Traitement

Creme bariéderm (URIAGE)

Références

1- Avis dermatologue

Crée le : 14-03-2025
Mis à jour le : 14-03-2025

Dermatite

Clinique

Différentié dermatite de contact et dermatie allergique (urticaire) , dans cadre le du travail ou non

Iatrogénie

Traitement

Références

Comment différencier une dermite irritative d’une dermite allergique de contact ; La revue du praticien; 03/2025

Crée le : 02-08-2020
Mis à jour le : 06-01-2021

Dermatite atopique (eczéma atopique)

Clinique

Physiopathologie : anomalie de la réponse immunitaire et de la barrière cutanée (5).
Atopie réponse immunologique anormale médiée par les IgE (5).
Marche atopique -> apparition de la dermatite atopique (DA) qui précède l'asthme et la rhinite.
Prurit quasi constant,
Lésion vésiculeuse (mais rarement visible) puis suintant et crouteux puis lichenification.
Localisation zones convexes du visage chez le nourrisson ++ ; plis (coudes, creux poplités, cou chez adolescent et adulte).
(5)


Critère de UK Working Party’s
Dermatose prurigineuse chronique et au moins 3 des critères suivants :
- Eczéma visible des plis de flexion (ou des joues et/ou des faces d’extension des membres avant l’âge de 18 mois)
- Antécédent personnel d’eczéma des plis de flexion (ou des joues et/ou des faces d’extension des membres avant l’âge de 18 mois)
- Antécédent personnel de peau sèche au cours de la dernière année
- Antécédent personnel d’asthme ou de rhinite allergique (ou antécédent familial direct d’atopie chez l’enfant de moins de 4 ans)
- Apparition des lésions avant 2 ans (critère utilisé chez les enfants de plus de 4 ans)

Photo sur TD

Chez nourisson apprait dans la première année de vie par poussée avec sécheresse chronique (5)

Diagnostic différentiel :
-La gale( prurit chronique sans eczéma)
-La dermite séborrhéique chez le nouveau-né peut être trompeuse et il existe des formes cliniques intermédiaires entre dermite séborrhéique et DA (mais les lésions de DA respectent en général le siège).
-Le psoriasis de l’enfant touche volontiers le visage (paupières) et le cuir chevelu.

Complication :
Surinfection virale : à herpes principalement (si extensif-> syndrome de Kaposi juliusberg) avec pustules fièvre et AEG
Surinfection bactérienne avec impétiginisation (croute jaunâtre)
Associé chez adultes à des comorbidités ( CV (HTA, AVC, IDM) rénales, DT2, psychiatrique)

Paraclinique

Traitement

DA maladie chronique qui évolue par poussées, pas de guérison mais peu espacer les poussées

Régresse généralement dans l'adolescence.

– Éviter le savon, utiliser un gel sans savon doux non parfumé
– Réduire la fréquence des lavages de la peau
– Éviter les bains chauds prolongés
– Utiliser un émollient après la toilette sur une peau non inflammatoire (pas de supériorité démontré de l'un ou l'autre), préparation magistrale du type (Glycérolé d’amidon : 35 g et Codexial Cold Cream Fluide : 300 ml Prescription à but thérapeutique en l’absence de spécialités équivalentes disponibles : 1 application par jour sur tout le corps) (5).
– Privilégier les textiles vestimentaires doux (éviter la laine)
– Ne pas surchauffer l’habitation et ne pas « sur couvrir » les enfants
Éducation thérapeutique

Pas d'effet des antihistaminiques monodose dans cette indication (1,4).

En 2 em ligne :
Pas d’intérêt des DC faibres
-> dermocorticoïdes activité modérée (LOCOID(lotion), TRIDESONIT) chez nourrisson et visage
->dermocorticoïdes activité forte (NERISONE, DIPROSONE (lotion), BETNEVAL (lotion)), en cure courte sur lésions lichénifiées, les extrémités ou résistant aux DC d'activité modéré.
->dermocorticoïdes activité très forte (CLOBEX, DERMOVAL) CI chez enfant jeune

Si échec :
Corticophobie?
-Wet wrapping : corticothérapie locale sous bandage : couche de bande humidifiée + couche de bande sèche (5).

Complication :
Surinfection bacterienne->topiques (fucidine ou mupirocine 2 fois par jour) si surinfections localisées (moins de 3 sites atteints) sinon PO par Amoxicilline+Ac clavulanique, pristinamycine (5).
surinfection virale -> syndrome de Kaposi Juliusberg , hospitalisation en service de dermatologie pour traitement anti viral systémique et soins locaux (5).

Adresser au dermatologue pour :
-Tacrolimus topique ->expose à des lymphomes cutanées, pas plus efficace que dermocorticoïde(3), mais (5) recommande si échec des DC (prescription par dermatologue). Balance bénéfice risque défavorable en 2020 pour tacrolimus et pimécrolimus(7).
-Ciclosporine (peu évalué chez le jeune), dupilumab (2).
Photothérapie

Arguments contre corticophobie (6)


Corticophobie : 7 arguments pour convaincre :

L’inflammation de la peau lors d’une poussée d’eczéma doit être traitée sous peine de s’aggraver ou de se surinfecter
Le traitement efficace d’une poussée d’eczéma fait nécessairement appel à un traitement anti-inflammatoire local : les dermocorticoïdes en première intention sont incontournables.
Les dermocorticoïdes sont des médicaments connus depuis plus de 50 ans dont les risques ont été évalués et restent limités.
Les complications locales existent : elles sont exceptionnelles et surviennent en cas de mésusage : atrophie de la peau du visage lors d’une utilisation quotidienne prolongée par exemple.
Les dermocorticoïdes sont différents des corticoïdes utilisés par voie orale ou par inhalation. Leur absorption à travers la peau est très faible et aux quantités usuelles utilisées. L’absorption par la muqueuse buccale (pouce sucé) est sans objet.
Il n’a pas été observé aux doses habituelles d’effets systémiques secondaires en particulier sur la croissance de l’enfant
Au risque de mettre en cause l’effet bénéfique du traitement, les conseils d’utilisation ne doivent pas limiter l’application des crèmes prescrites

À éviter (6) :
Les savons basiques (savon de Marseille PH très élevé) qui agressent la peau
La superposition des applications qui favorisent l’occlusion des annexes
La multiplicité des produits appliqués avec le risque de sensibilisation
Des bains trop longs : l’hyperhydratation favorise l’assèchement de la peau
L’utilisation de gants de toilette qui favorisent la multiplication de bactéries

Références

1- Thérapeutique dermatologique
2- Prescrire n 442, aout 2020, p574
3- Prescrire n 434, décembre 2019, p936
4- Prescrire n 424, février 2019, p121
5- EREVO formation 2020
6- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique EREVO 2020
7- Prescrire n 446, février 2020, p924

Crée le : 09-08-2020
Mis à jour le : 22-08-2024

Dermatophyties

Clinique

Mycose responsables de lésions de la peau glabre,
Lésion annulaire à bords nets et extensives
généralement prurigineuses et d’extension centrifuge et hyperkératose palmo-plantaire (surtout T. rubrum), et d’atteintes des phanères (folliculite, teigne du cuir chevelu et de la barbe, onychomycose des orteils et des doigts).

Tinea corporis » ou « Tinea circinata » étaient appelées « herpès circiné » apparait 3 semaines après le contact.

Facteur favorisant principal : altération épidermique, quelle que soit sa nature).

2 aspects cliniques particuliers : squameux et alopécique sur le cuir chevelu ; hyperkératosique sur les paumes et plantes où le caractère unilatéral est évocateur du diagnostic. Tout état squameux, croûteux, pustuleux du cuir chevelu et alopécique doit faire évoquer le diagnostic de teigne.

Contamination par voie :

Interhumaine : espèces anthropophiles (Trichophyton rubrum, T. interdigitale, T. violaceum, T. soudanenese, T. tonsurans…) : contamination, directe ou, le plus souvent, indirecte par les sols (squames), peignes, brosses, vêtements, chapeaux foulards,contamination fréquente en milieu sportif (piscine, salle de sport), douches collectives, vestiaire des écoles ,contamination favorisée par la macération (plis chez les obèses, séchage insuffisant, chaussure fermée ou de sécurité, contact répété avec l’eau…) ; risque d’épidémie en cas de teigne.
Animale (mammifère) : espèces zoophiles (Microsporum canis, T. mentagrophytes) : transmission par animaux d’élevage ou de compagnie.
Tellurique : espèces géophiles (M. gypseum. . .) :transmission soit directement par le sol (terre, sable) à l’occasion d’une minime effraction, soit par un animal vecteur.

Différentiel : Lupus érythémateux surtout si zone photoexposé, eczéma, psoriasis, pityriasis de rosé Gilbert ou érythème migrans (3).

Examiner entourage

Paraclinique

Culture -> examen de référence

Traitement

EVICTION SCOLAIRE

Lotions, les gels et les poudres si lésions suintantes et macérées et les crèmes si lésions sèches et desquamatives.
Si sur la peau glabre -> traitement local par azolé en première intention (3).
Pas de supériorité d'un antifongique par rapport à un autre (3).

Si échec du seul traitement local, par voie générale :
en premier -> itraconazole.
((la griséofulvine (Griséfuline®, Fulcine®))n est plus commercialisé en 2021), le kétoconazole (Nizoral®) et la terbinafine (Lamisil®).

Si teignes de la barbe et du cuir chevelu :
Raser zone atteinte,
Desinfection si surinfection de la zone + rasoir, brosse etc
plutôt ttt PO (sauf femme enceinte) par terbinafine(<10Kg-> 5mg/Kg; /j10-20Kg -> 62.5mg/j; 21-40-> 125; >40->250mg) (si >10Kg) pendant 4semaines ou itraconazole (<20Kg->50mg/j; >20Kg ->100mg/j) 6 semaines (si microsporum) (faute griséofulvine), (si <10Kg fluconazole 6mg/kg) (sans dépasser 300mg)(4,5).

Si<10Kg --> H (5)

Antifongique locaux ou shampoing type ketoderm. --> Efficacité?
(N est plus commercialisé)
Si ttt PO griséofulvine en premier intention chez enfant (20mg/Kg/j) au moins 6 semaines , plus l'enfant est jeune plus le traitement est long.

Si herpes circiné -> ttt local ciclopirox olamine ou ciclopirox olamine econazole etc

Si lésion étendue, inflammatoire ou de lésions multiples (plus de trois) on peut employer un traitement oral de 15 jours à un mois :
-griséofulvine pour les lésions inflammatoires et celles dues à M. canis ,
-terbinafine en cas de trichophytie


Si teigne à M. canis, nous conseillons une dose de 20 à 25 mg/kg/j (en deux prises) de griséofulvine ou 8 mg/kg/j de kétoconazole (en une ou deux prises) car de nombreuses souches semblent avoir une sensibilité moindre aux produits, expliquant de « faux échecs » thérapeutiques.



Si l’agent fongique est anthropophile, toute la famille doit être examinée et tous les membres atteints traités simultanément ; il en est de même pour les élèves atteints dans une classe (cas rare). Si l’agent est zoophile, l’animal doit être traité.

Surveillance

Numération-formule sanguine pour tout traitement par griséofulvine supérieur à deux mois.
Bilan hépatique avant traitement, et à J15 de kétoconazole puis toutes les quatre semaines jusqu’à la fin du traitement.

Références

1- EREVO formations 2020
2- Dragi Webdo n°319
3- Prescrire n 458, décembre 2021, p923
4- Prescrire n 467, septembre 2022, p677
5- Prescrire n 481, novembre 2023, p848

Crée le : 13-07-2021
Mis à jour le : 13-07-2021

Dermatoscopie

Clinique

Détection des cancer de la peau, mélanome
Dermatoscopie pour le généraliste
Fiche dermatoscopie HEINE
Algorithme lésions mélanocytaires et non mélanocytaires

Deux exceptions à la règle "Réseau = lésion mélanocytaire"
On peut voir un réseau en périphérie de 2 lésions non mélanocytaires: l'histiocytofibrome et le mamelon surnuméraire


Patron lésions mélanocytaires
Patron lésions naevi
Patron lésions acrales
Patron lésions non mélanocytaires
lésions non mélanocytaires

Mélanome -> critère ABCD ou vilain petit canard ( nævus différents des autres)
au dermatoscope -> - Asymétrie
- Réseau atypique
- Voile bleu/blanc
Check list mélanome

Paraclinique

Traitement

Références

1- Formation ADESA

Crée le : 23-06-2021
Mis à jour le : 23-06-2021

Dermatose liée au masque

Clinique

"Cet article du BMJ aborde les différentes dermatoses cutanées favorisées par le port de masque ("maskné" comme ils disent). L'entretien doit mettre en évidence une relation temporelle entre la survenue des lésions et le port du masque. On retrouve l'eczema, la dermatite allergique, la dermite séborrhéique (kétoconazole lotion ou cures courtes de dermocorticoïdes modérés), l'acné (ttt: adapalène ou adapalène+peroxyde de benzoyle, voire cyclines si besoin), la rosacée (ttt: ivermectine crème 1% ou doxycyline 40mg/j pendant 3 mois), l'urticaire, mais aussi le lupus, le psoriasis et la dermatite périorificielle (ttt: erythromycine locale ou lymecycline 408mgx1/j pendant 4 semaines). Le traitement repose également sur une réduction du temps de port du masque si les conditions le permettent. Il est également nécessaire de nettoyer la peau avec un savon doux, d'appliquer un émollient au moins 30min avant le port d'un masque, d'utiliser une interface siliconée sous le masque, et de bien se laver les dents!"

Paraclinique

Traitement

Références

Dragi Webdo n°317

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 03-06-2020

Dermatosis papulosa nigra

Clinique

Dermatose touchant + afro américain, sujet noir, + chez la femme adulte.
Papule (brun clair à noir) de 1-5mm, d’abord sur les joue et s étendu cou et décoté
Bénin
Dermatosis papulosa nigra

Traitement

But esthétique, électrocoagulation ou curetage

Références

(La revue du praticien en médecine général, 2015, n971, P828)

Crée le : 07-10-2020
Mis à jour le : 22-08-2025

Dermite du siège du nourisson

Clinique

Érythème fessier des zones convexes. Il s’agit d’un érythème rouge vif ou papules éparses, atteignant les zones convexes du siège et contact avec la couche ( bas abdomen cuisse ....) (donnant alors une forme de W).
Si sévère étendus, brillant, érosions ou ulcérations, nodules cutanées et oedeme. (2)
Lié occlusion, urines, selles, frottements mécaniques
Si atypie -> prélèvement mycologique et bactériologique

Différentiel :
Candidose (surtout les plis en Y)
dermatite séborrhéique (plutôt cuir chevelu, front sourcil,si siège (plutôt plis avec plaque rouge vif, bien limités)
dermatose carentielle

Acrodermatite enteropathique : lésions érythémateuses érosives, vésicules, bulles, parfois croûteuses périorificielles (péri buccal, nasal, péri anal) secondaire à une carence en zinc.




-> supplémentation en zinc

Traitement

Suppression de la cause si possible (couches lavables par exemple),
des changes fréquents (plus de 6 fois par jour, ou toutes les 2à4heures),
une toilette (eau coton) ou avec un détergent doux (détergent sans savon(syndets liquides), huile nettoyante),

+/-(2, pas d effet démontré) l’application au moins biquotidienne d’une crème isolante (au mieux, contenant du cuivre et du zinc), (oxyplastine, eryplat)
éventuellement un traitement court par dermocorticoïdes, uniquement en cas de lésions très papuleuses (en relief)(1) NON selon prescrire (2, pas d effet démontré).

Eviter talc, éosine acide borique, lanoline, lingette
Si atypique ou résistant -> avis spécialisé

Surveillance

Suspecter surinfection si pas d'amélioration à 72 heures,
souvent candidose plaque rouge vif, bords net avec zones confluentes de papules et pustules +/- extension aux plis et collerettes de squames +/- associé à un muguet,
--> miconazole ou éconazole (2)

Si staphylocoque (+/-strepatest) aspect pustule, avec croute jaune miel -> mupirocine (2)

Références

1- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique 2020
2- Prescrire n 488, juin 2024, p440

Crée le : 07-10-2020
Mis à jour le : 27-01-2026

Dermite séborrhéiques

Clinique

Secondaire à Malassezia furfur

Paraclinique

Traitement

SEBODIANE OU TRIGOPAX (avis dermato)

Imidazolés locaux (ketoderm).

Références

1- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique EREVO 2020

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 03-06-2020

Dyshidrose

Clinique

Eruption vesico-bulleuse des extrémités à contenu clair, peut évoluer vers eczéma

Traitement

Par dermocorticoïdes classe forte-très forte
éviter macération, laver pied, supprimer agent responsable
Dyshidrose

Références

(La revue du praticien en médecine général, 2016, n954, P80)

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 09-08-2020

Eczéma atopique

Traitement

Dermocorticoïdes
tacrolimus topique ->expose à des lymphomes cutanées, pas plus efficcace que dermocorticoïde

Pas d'effet des antihistaminiques monodose dans cette indication (2).

Références

1- Prescrire n 434, décembre 2019, p936
2- Prescrire n 424, février 2019, p121

Crée le : 09-08-2020
Mis à jour le : 09-08-2020

Eczéma de contact

Clinique

Phase de sensibilisation puis phase de révélation. Donc ne survient pas au premier contact

Cliniquement :
-prurit
-Lésions extrêmement prurigineuses aux contours parfois émiettés avec placards érythémateux alliant vésicules voire bulles laissant soudre un suintement faisant place aux croutes.
-topographie

Rechercher facteur de contact (chaussure bijou...)
aeroporté (plus dans les plis ride du front, sillons nasogenien, sous mentonnier..),
manuporté (sur le visage plus au paupière) ( vernis?)
photo allergique (si visage atteint moins fort au niveau sous mentonnier, retro auriculre, paupière).
iatrogène

Alternatives

test epicutanée
allergologue

Traitement

Éviction allergène
Dermocorticoïde fort à très fort
Pas d’intérêt des antiH1 ou corticothérapie orale

Références

EREVO formation 2020

Crée le : 09-08-2020
Mis à jour le : 09-08-2020

Epidermolyse staphylococcique ou syndrome SSSS

Clinique

Grandes érosions superficielles diffuses survenant sur un exanthème diffus parfois discret.
Chez les jeunes enfants.

Paraclinique

Traitement

Prélèvement local des lésions érosives ne montre pas de staphylocoque doré (par opposition à l’impétigo bulleux).

ATB par pénicilline M, pristinamycine ou acide fusidique) pendant sept à dix jours.
Et soins locaux avec antispetiques

Références

1EREVO formation 2020

Crée le : 10-08-2020
Mis à jour le : 10-08-2020

Eruption virale

Clinique

Virus 1 er cause d'éruption chez l'enfant 70-80% des cas alors que iatrogène chez adulte

Paraclinique

Traitement

Références

1- EREVO formation 2020

Crée le : 09-08-2020
Mis à jour le : 06-08-2022

Erysipèle

Clinique

Infection bactérienne qui s’étend horizontalement de proche en proche dans le derme profond et l’hypoderme à partir d’une brèche cutanée.
Facteurs favorisants locaux : lymphoedème, intertrigo inter orteil, ulcère de jambe et généraux (obésité).

Plaque érythémateuse, œdémateuse, bien circonscrite, douloureuse à la palpation , parfois apparition de lésions purpuriques ou bulleuses. Adénopathies inflammatoire inguinales homolatérales souvent associées. Rechercher une porte d’entrée : intertrigo inter orteil, plaie, ulcère. Fièvre élevée.

Complication : Abcès, sepsis, récidive.

différentiel
pied diabétique
Autre dermohypodermite bactérienne (pasteurellose (morsure chien, chat))
drmohypodermite d'insuffisance veineuse (signes chroniques), souvent bilatéral, Sur ce terrain : poussées inflammatoires non fébriles possibles simulant un érysipèle lorsque ces poussées sont unilatérales.
Eczema
attention risque fasciite nécrosante ( perte sensibilité, douleurs sévères, cyanose et marbrures, bulles hémorragiques, crépitations).

Paraclinique

NFS, CRP, Creat ionogramme.

Traitement

Critère hospitalisation ; gravité du tableau, comorbidité (DT2, alcoolisme, obésité) difficulté observance /repos, eche du traitement oral.

penicilline V 4-6 10^6/j ou Amoxicilline 3-4.5g/j( +/-ac clav)
si allergie -> spiramycine ou pristinamycine 1gx3 ou clindamycine 300-600mgx3/j
Réévaluation à 48 heures.
Antibiotique pendant 7 jours (2)

surelevation de la jambe, levé précoce.

traitement des mycoses local voir PO (terbinafine) si atteinte plantaire ou de la zone matricielle de l'ongle.

Anticoagulant préventive HBPM

Surveillance

Revealuation de la guérison,
+/- drainage lymphatique
prévention des récidivespar benzathine IM / 3 semaines ou penicilline V en PO

Références

1- EREVO formation 2020
2- Durées des traitements anti-infectieux. Recommandations françaises SPILF et GPIP, infectiologie.com, mars 2021
3- Prescrire n 461, mars 2022, p181

Crée le : 07-10-2020
Mis à jour le : 07-10-2020

Érythème polymorphe

Clinique

Peut survenir lors des récurrences herpétiques
Lésions cutanées maculopapuleuses, parfois bulleuses associées ou non à une atteinte muqueuse. L’érythème polymorphe est caractérisé cliniquement par des maculopapules rouge foncé de 1 à 3 cm de diamètre ayant un aspect en cocarde. Les lésions sont symétriques, touchant les paumes, le dos des mains et des pieds et les faces d’extension des membres. Habituellement, les lésions régressent en deux à quatre semaines.

Les étiologies de l’érythème polymorphe sont multiples, mais l’infection herpétique est majoritairement retrouvée.

Paraclinique

Traitement

Références

1- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique EREVO 2020

Crée le : 07-08-2022
Mis à jour le : 07-08-2022

Furoncle

Clinique

Petits abcès cutanés à la base d'un follicule pilosébacé.
Favorisé par diabète, immunodépression, obésité, eczéma, mauvaise hygiène, précarité.
Nodule inflammatoire devient mou au bout de quelques jours puis pus s'évacue.
Guérison spontané généralement en 15 jours
Différent de folliculite (pustule) car collection purulente plus profonde et forme petit abces(nodule).
Si plusieurs furoncle fusionnent ->antrax

Souvent à staph aureus

Paraclinique

Traitement

Compresse d'eau tiède
puis si pas amélioration incision au bistouri si petite taille -> au cabinet

Pas d’intérêt des antibiotiques sauf si complication
ou en complément de chirurgie si fièvre, complication systémique, anthrax, sur la face.
ATB par clindamycine, pristinamycine 5 jours ou cloxacilline 7 jours.

Références

1- Prescrire n 465, juillet 2022, p517

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 26-01-2026

Gale gâle

Clinique

Prurit diffus à recrudescence nocturne, épargnant le visage à caractère conjugal ou familial(3).
topographie évocatrice (3)+++ :

espaces interdigitaux,
face antérieure des poignets,
coudes et emmanchures antérieures,
ombilic,
fesses,
face interne des cuisses,
organes génitaux externes chez l’homme,
mamelon et aréole mammaire chez la femme.

ésicule palmoplantaire

: sillon scabieux en dermoscopie avec sarcopte au bout : signe du deltaplane

Paraclinique

Traitement

Traitement d’épreuve est souvent réalisé devant un prurit féroce avec lésions aspécifiques de topographie évocatrice (3).
Efficacité similaire :
-Perméthrine crème 5% (effet un peu plus rapide)(serait + efficace que ivermectine (4)) (1 application sur tout le corps (sauf autour des yeux et de la bouche). Laisser au contact de la peau pendant au moins 8 heures (le soir au coucher)).
-Ivermectine orale 200µg/kg (si >2ans ou 15Kg).

A renouveler 7 jours plus tard

Mesures associées : Laver les vêtements, draps, serviettes (si possible à haute température), au-delà de 60 ◦C avec si possible sèche-linge et repassage.

Anti histaminiques non évalués (2)

Références

1- Prescrire n 435, janvier 2020, p34
2- Prescrire n 424, février 2019, p121
3- EREVO formation 2020
4-Dragi Webdo n°510

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 07-10-2020

Grains de Fordyce

Clinique

Nodule de la verge bénin, glande sébacée sans follicule pileux.
Grains de fordyce
Forme buccale
Grains de fordyce (2)

Traitement

Par laser à but esthétique uniquement

Références

(La revue du praticien en médecine général, 2015, n952, P868)
2- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique EREVO 2020

Crée le : 05-06-2020
Mis à jour le : 27-04-2021

Impetigo

Clinique

Infection bactérienne contagieuse.
Surtout chez l'enfant de 2-5 ans.

Cliniquement : pustules, vésicules, croutes jaunâtre ou bulles de 1-2cm fragiles et molles.
Impetigo (2)

Impetigo bulleux (2)

Différentiel : herpès, gale, varicelle, syndrome de stevens-Johnson.
Favorisé par promiscuité, climat chaud et humide, diabète.

Complication :
Ecthyma (pustule avec ulcération du derme, plaques surmontées de croûtes escharotiques cicatrisant très lentement), abcès cutanée, lymphangite, érysipèle, épidermolyse staphylococcique, dermo hypodermite bactérienne, septicémie, infections osseuses
Ecthyma (2)

Paraclinique

Pas de prélèvement.

Traitement

Mesure d'hygiène : lavage eau + savon plusieurs fois par jour, ongles courts, couvrir avec pansement sec
Retrait de collectivité 48 heures
Généralement suffisant

Sinon Mupirocine crème pour préserver acide fusidique, 2 à 3 application /j.

si échec ou impétigo étendu :
- cloxacine (pénicilline M) (si plus de 6 ans) 50 mg/Kg/ j en 3-4 prise (max 3-4g/j)
- ou céfaclor (céphalosporine 1er génération) 20mg/kg/ j en 3 prises ou 250mg x3/j chez adulte
- si allergie bêtalactamine -> azithromycine 20mg/kg/ j en 1 prise max (500mg/j) 3 jours

Durée ATB (3)
Furoncle simple : pas d’antibiothérapie locale ou générale
Furoncle compliqué (anthrax ou multiplications des lésions ou dermo-hypodermite péri-lésionnelle ou signes systémiques) : 5 jours
Furonculose : 7 jours
Impétigo simple : pas d’antibiothérapie par voie générale
Impétigo grave (Ecthyma ou > 6 lésions ou surface cutanée atteinte >2% de la surface corporelle totale ou extension rapide des lésions) : 7 jours

Références

1- Prescrire n 419, aout 2019, p609
2- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique EREVO 2020
3- Durées des traitements anti-infectieux. Recommandations françaises SPILF et GPIP, infectiologie.com, mars 2021

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 22-08-2024

Intertrigo des grands plis

Clinique

Inflammation des plis généralement associé à une infection fongique à candida(mycose).

Favorisé par macération et irritation ( obésité, alitement, incontinence, sueurs, produits irritants.
Cliniquement : prurit, sensation de brûlure, érythème avec collerette de desquamation, fond fissuraire.
Quand est associé à candida : malodorant, suintant, avec pustules en périphéries.
Quand est associé à un dermatophyte : lésions inflammatoires en périphéries, annulaire ou polycycliques + chez homme avec intertrigo des orteils et onychomycose.
Différentiel : psoriasis, dermatite séborrhéique , eczéma atopique,
erythrasma (infection à corynebacterium min. ->touche plus les aisselles avec plaques rouges, brun finement squameuses.

Traitement

-Diminuer frottement et macération.
-Savon pH neutre, Secher par tamponnement,
-Application de coton ou gaze dans le plis,
-Parfois antifongique crème (econazole) si besoin,
si grossesse plutôt miconazole

-Pas d’intérêt du talc, eosine

Références

Prescrire n 434, décembre 2019, p923

Crée le : 03-06-2020
Mis à jour le : 03-06-2020

Kératolyse ponctuée

Clinique

Érosion ponctuée de la couche cornée,
Cratère malodorant 1-8mm avec enduit blanc, liseré inflammatoire en périphérie
Favorisé par hyperhidrose
Keratolyse ponctuée

Traitement

Hygiène, changer chaussage,
Érythromycine en première intention, clindamycine mupirocine ou acide fucidique

Références

(La revue du praticien en médecine général, 2016, n954, P81)

Crée le : 07-10-2020
Mis à jour le : 07-10-2020

Lésions cutanées

Les macules sont des lésions planes, non palpables, habituellement d’un diamètre < 10 mm. Les macules correspondent à un changement de couleur ou de texture de la peau et ne sont pas surélevées.

Les papules sont des lésions habituellement d’un diamètre < 10 mm, qui peuvent être palpées (rticaire (éruption classiquement papuleuse et migratrice), les nævus tubéreux, les verrues, le lichen plan, les piqûres d’insectes, les kératoses séborrhéiques et les kératoses actiniques, certains stades de l’acné)


Les nodules sont des lésions fermes qui s’étendent dans le derme ou dans le tissu sous-cutané. Des exemples en sont les kystes, les lipomes et les fibromes.



Les vésicules sont de petites collections de liquide clair d’un diamètre < 10 mm. Les vésicules sont caractéristiques des infections herpétiques, des dermatoses allergiques de contact aiguës et de certaines maladies auto-immunes vésiculobulleuses (p. ex., dermatite herpétiforme).
Les bullesnsont des collections de liquide clair d’un diamètre > 10 mm. Elles peuvent être causées par des brûlures, des piqûres, une dermatose allergique de contact, une dermatite irritative de contact ou une réaction aux médicaments. Les maladies bulleuses auto-immunes classiques sont le pemphigus vulgaire et la pemphigoïde bulleuse. Des bulles peuvent également survenir dans les troubles héréditaires de la fragilité cutanée.
Les pustules sont des lésions surélevées contenant du pus. Les pustules sont fréquentes dans les infections et les folliculites bactériennes et peuvent accompagner certaines maladies inflammatoires, notamment le psoriasis pustuleux.





cocarde

Description de la surface de la lésion

Desquamation scarlatiniforme

Lésions erythématosquameuses

Couleur des lésions

Distribution

Consistance





Aides au diagnostic en dermatologie :
Atlas de dermatologie
Dermaweb
Dermis
Et skindiag
Thérapeutique dermatologique

Références

1- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique 2020

Crée le : 24-01-2025
Mis à jour le : 24-01-2025

Lésions infectieuses cutanée

Clinique

Guide sanofi lésions infectieuses cutanées courantes
Folliculites
furoncles
impétigo
onyxis périonyxis panaris
infections cutanées secondaires
abcès
érysipèle

Paraclinique






















Traitement

Références

Crée le : 01-10-2025
Mis à jour le : 01-10-2025

Maladie de verneuil ou hidrosadénite suppurée

Clinique

Y penser si nodules ou abces récidivant des grands plis.
Maladie inflammatoire chronique. Forme familiale,
Plus chez les femme, obèse, tabac.
Diag si :
-aspect typique de la lésion avec nodules évoluant vers suppuration ou fistulisation avec cicatrice hypertrophique
-au niveau des grands plis (aiselle, aine, plis sous mammaire périnée
-évolution chronique avec récidive

Paraclinique

Traitement

Arret tabac
Perte de poids
Augmentin ou pyostacine 7j si poussée aigue+/- incision drainage des nodules
Si récurrent : doxycicline 100mg pendant 6 mois
+/- prise en charge chir
Les immunosupprésseur - efficacité modeste

Références

1- Prescrire n 503, septembre 2025, p675

Crée le : 09-08-2020
Mis à jour le : 09-08-2020

Mélanome

Clinique

- Mélanomes
La dermatologie en pratique C- Mélanomes
En cours

Temps total sur le cours : 26:01:45
Épidémiologie

Différences d’incidences selon :

La latitude (exposition aux UV).
Les caractéristiques pigmentaires des populations.

Incidence maximale chez les sujets à peau blanche en Australie (40 nouveaux cas pour 100 000 habitants par an), minimale dans les pays asiatiques ou dans les populations à peau noire.

En France : (2015)

14 325 nouveaux cas de mélanomes cutanés en France métropolitaine, soit 3,7 % de l’incidence des cancers, 3,4 % de l’incidence des cancers chez l’homme et 4,2 % de l’incidence des cancers chez la femme.

Taux d’incidence (standardisés monde) estimés en 2015 : 13,6 pour 100 000 hommes/an et 13,5 pour 100 000 femmes/an. Parmi tous les cancers, le mélanome cutané est l’un des 5 cancers qui connaît la plus forte augmentation entre 1980 et 2005. Toutefois, l’incidence des mélanomes augmente à un rythme moins soutenu depuis 2000, chez l’homme comme chez la femme. On estime à environ 48,000 , le nombre de décès par an dans le monde lié au mélanome.


Facteurs de risque

Rôle de l’environnement : exposition solaire.
Mélanome superficiel extensif : rôle majeur des expositions intermittentes et intenses et des brûlures solaires ; enfance > âge adulte.
Mélanome de Dubreuilh : expositions chroniques cumulatives.
Mélanomes des paumes, des plantes et des muqueuses : pas de lien avec les expositions solaires.
Prédisposition familiale : facteurs génétiques.


Autres facteurs également génétiquement transmis :

La sensibilité de la peau au soleil (phototype, cf. carcinomes cutanés) : Peau claire, cheveux blond/roux, éphélides. N. B : phénotype « roux » lié aux variants du gène du récepteur de la mélacortine (MC1R) ± associé au risque de mélanome.
Le nombre, la taille et l’aspect des nævus : dont le « syndrome du nævus atypique », défini par la présence en grand nombre de nævus (N > 50), souvent de grande taille (> 6 mm de diamètre), ayant des aspects atypiques (bords irréguliers, polychromie) et pouvant siéger en peau non exposée au soleil (cuir chevelu, fesses et seins chez la femme).

Marqueurs de risque de mélanome

Antécédents familiaux de mélanome.
Antécédents personnels de mélanome (risque de second mélanome : 5 à 8 %) et/ou de carcinome cutané.


Précurseurs

La majorité des mélanomes naissent de novo, en peau apparemment saine sans précurseur.

Le risque de transformation maligne des petits nævus « communs » est très faible. Il n’y a aucun intérêt à faire l’exérèse systématique préventive des nævus communs.

Les nævus congénitaux : risque de transformation élevé si grande taille (plus de 20 cm à l’âge adulte). Ces nævus congénitaux géants sont rares et n’occasionnent la survenue que de très peu de mélanomes.
L’exérèse préventive précoce des grands nævus congénitaux est souhaitable si elle est réalisable en pratique et relève d’une prise en charge médicochirurgicale très spécialisée.


Diagnostic

Suspicion clinique.
Examen dermoscopique (surtout si naevus nombreux et/ou atypiques).
Exérèse à visée diagnostique.
Confirmation anatomopathologique et évaluation histopronostique.

– Dermatoscopie: augmente la sensibilité et la spécificité de l’examen clinique des opérateurs formés (dermatologues, apprentissage spécifique d’environ 2 ans).

– Examen anatomopathologique : obligatoire chaque fois qu’on excise une lésion ; confirme le diagnostic et donne les critères pronostiques (épaisseur selon Breslow, ulcération, index mitotique) : guide le plan de soin initial.

La suspicion de mélanome est clinique.


Règle du « vilain petit canard »

Chez un patient donné, l’aspect des naevus est globalement similaire d’un naevus à l’autre : aspect discordant par rapport aux autres naevus : suspicion de mélanome. Règle de dépistage, sensible, requiert un examen corps entier, patient dénudé, avec observation globale du revêtement cutané.


Règle « ABCDE »

Suspicion de mélanome si ≥ 2 critères parmi :

Asymétrie (A) ;
Bords (B) irréguliers ;
Couleur (C) inhomogène (brun, noir, marron ou bleu, zones dépigmentées, halo inflammatoire) ;
Diamètre (D) supérieur à 6 mm (critère non spécifique) ;
Évolution (E) récente documentée (modification de taille, de forme, de couleur, de relief).

>> Règle initialement développée pour l’éducation du patient à l’auto-dépistage. Peu efficace pour l’identification des modifications subtiles et/ou récentes.


Signes fonctionnels ou perceptions subjectives

Prurit ou saignement au contact. Ce sont des signes tardifs.


La perception du patient

Près de 80 % des mélanomes avaient été détectés par le patient avant le diagnostic par un médecin. Une lésion signalée comme suspecte par le patient doit être contrôlée avec soin par le médecin.

La confirmation est anatomopathologique.


Lésion suspecte de mélanome : exérèse à visée diagnostique.

Modalités de l’exérèse

Informer le patient, délai de réflexion non rigoureusement indispensable (notion « d’urgence » diagnostique).
Anesthésie locale.
Exérèse complète (emportant la tumeur dans son entier, jusqu’à l’hypoderme).
Confirmation diagnostique anatomopathologique + mesures histo-pronostiques.

Pas de biopsie partielle :

Mesure de l’épaisseur maximale (Breslow) et index mitotique impossibles par définition sur prélèvement parcellaire (évaluation devant être réalisée sur pièce totale) ;
Lésion de taille moyenne à petite + biopsie partielle : perte de chance pour le patient ;
Si lésion de très grande taille dont l’exérèse totale serait délabrante (visage) discuter biopsie avec centre expert.

L’épaisseur tumorale selon Breslow, l’ulcération, l’envahissement du ganglion sentinelle, et l’index mitotique sont les indicateurs pronostiques les plus fiables d’une tumeur primitive isolée. Ces quatre facteurs sont pris en compte dans la classification AJCC (American Joint Committee on Cancer) en quatre stades du mélanome.


Dépistage, prévention

Prévention primaire

La prévention primaire du mélanome passe par :

Information de la population sur les risques liés aux UV naturels (soleil) et artificiels (cabines à UV) ;

Réduction des expositions avec notamment :

Limitation des expositions durant les heures de fort ensoleillement,
Protection vestimentaire adaptée,
Usage répété de photo-protecteurs externes (écrans solaires) sur les zones découvertes. Elle est essentielle chez les enfants, mais reste importante à tous les âges de la vie.



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Prévention secondaire

La prévention secondaire vise à améliorer le pronostic par un dépistage précoce. Les médecins doivent savoir examiner le tégument de leur patient dans son intégralité et repérer :

Référer à un correspondant expert en cas de doute.
Préférer une exérèse à visée diagnostique à un doute diagnostique.

La population générale doit connaître les signes d’appel qui doivent inciter à consulter. Les sujets à risque doivent être informés et les sujets à très haut risque (antécédent de premier mélanome, syndrome des nævus atypiques) doivent avoir un suivi dermatologique spécifique (photographies, vidéodermoscopie).

Outil de formation pour le médecin généraliste :

L’INCa a mis en place dans le courant de l’année 2010 un module de formation multimédia de détection précoce des cancers de la peau à destination des professionnels de santé (http://www.e-cancer.fr/formations-demographie/outils-deformation/).

Parcours de soin des patients à haut risque :

Le médecin traitant (ou le médecin du travail) identifie les patients à risque de mélanome cutané et les incite à consulter en cas d’apparition d’une lésion suspecte ou de changement d’une lésion préexistante.
Si, au cours de sa consultation, il identifie une lésion suspecte, il adresse le patient au dermatologue dont le rôle est de confirmer ou d’infirmer le diagnostic de mélanome cutané
Si le diagnostic est confirmé le dermatologue prend alors en charge le traitement et le suivi du patient



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Figure 84 : mélanome abdominal (>6 mm, irrégulier)



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Figure 85 : mélanome plantaire ulcéré


Traitement

Prise en charge bien codifiée

Devant être validée en RCP. Recommandations Françaises publiées en 2014 et actualisées en 2016 (http://www.sfdermato.org/recommandations-scores-et-echelles/recommandations.html)

Exérèse chirurgicale= base du traitement de tout mélanome primitif

Le traitement est adapté aux données histologiques de la tumeur primitive :

Exérèse chirurgicale + reprise chirurgicale élargie complémentaire emportant la totalité de l’épaisseur cutanée jusqu’au fascia, avec marges de sécurité conditionnées par l’indice de Breslow.
Indice de Breslow Marges chirurgicales
Intra-épidermique : 0,5 cm
0,1-1 mm : 1 cm
>1mm : 2 cm

Si indice de Breslow > 1 mm : technique du ganglion sentinelle recommandée : lymphadenectomie sélective permettant de repérer le premier ganglion de drainage du mélanome à la recherche de métastases non détectables cliniquement.

Cas particulier : mélanome de Dubreuilh intra épidermique, mal limités et localement très récidivants : marge de 1 cm ou procédure de contrôle anatomopathologique exhaustif des berges. Au stade de tumeur primitive isolée, la radiothérapie ou la chimiothérapie ne sont jamais indiquées.

Mélanome métastatique

En milieu spécialisé. Selon le statut mutationnel BRAF : traitements par BRAF inhibiteurs ou immunothérapie (anti-PD1).

Paraclinique

Traitement

Références

1- EREVO formation 2020

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 07-10-2020

Molluscum contagiosum

Clinique

Infection virale à poxvirus, contamination de personne à personne ou en milieu aquatique.

Lésion de 2-5mm surélevée en dôme ferme, translucide ou rosé, souvent ombiliqué +/- prurit.
Incubation 2- 6 semaines.
(2)

Traitement

Disparait spontanément en quelques mois, environ 8 mois. -Hygiène, se laver les mains après avoir touché aux lésions.
-Ne pas partager linge.
-Limiter prurit et donc grattage avec le froid et éviter (chaud, air sec, douches chaudes , produits allergisants, aliments chauds, alcool, plats épicés.
-Cryothérapie 1- 4 applications, souvent avec anesthésie locale
-Curetage
-Pas de médicament efficace (hydroxyde de potasse -> expose à des effets indésirables), antiprurigineux sans efficacité démontré.

Références

1- Prescrire n 434, décembre 2019, p923
2- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique EREVO 2020

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 15-02-2023

Morsure

Clinique

Exploration

Traitement

Lavage, Lavage, Lavage
+/-antiseptique
+/-suture (si visage pour aspect esthétique ou chien(sauf main et pied))
+/-Augmentin 3-5j
ou doxycycline (CI chez moins de 8 ans femme enceinte)+métronidazole
ou sulméthoxazole + triméthoprime (cotrimoxazole) et clindamycine
Pendant 5 jours (7j si érysipèle) (2)

VAT

Vaccin antirabique si chauve souris

Références

(1)-Prescrire n 418, aout 2018, p600
2- Durées des traitements anti-infectieux. Recommandations françaises SPILF et GPIP, infectiologie.com, mars 2021

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 04-06-2020

Mycosis fongoïde

Clinique

Lymphome cutanée à cellule T.
Se présente sous la forme de tache, plaque ou tumeur cutané, souvent associé à un prurit.
Au stade avancé il y a un envahissement des vaisseaux lymphatiques et des organes profonds du sang.

Paraclinique

Traitement

Si avancé : photothérapie, corticostéroïdes et rétinoïdes locaux,
Traitements par voie générale (rétinoïdes interféron et cytotoxiques)
Mogamulizumab (anticorps anti monoclonal dirigé contre le R CCR4) -> pas d’intérêt démontré

Références

Prescrire n 434, décembre 2019, p897

Crée le : 09-08-2020
Mis à jour le : 09-08-2020

Onycomycoses

Clinique

Paraclinique

Traitement

Traitement local seul si leuconychie superficielle.
ciclopirox acide /j ou amorolfine 1/semaine

TT systémique si hyperkératose importante, onyxis latérodistal ou proximal ou leuchonychie à T. rubrum.
lamisil 250mg/j 6 semaines pour les mains et 3 mois pour les pieds

Références

1- EREVO formation 2020

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 22-11-2024

Panaris

Clinique

Panaris peri unguéaux bactériens aigus->œdème inflammatoire et douloureux autour de l'ongle
+ souvent à staphylocoque doré

Recherche abcès par la recherche d'une collection en appuyant à face palmaire
si abcès -> blanchiment de la peau, mise évidence de collection fluctuante.

Régresse généralement spontanément (2)
Signe d'alerte : Abcès de la pulpe, phlegmon, ostéite, arthrite, lymphangite, septicémie, dermoépidermite.

Si doulur intense et pulsatile, extension locale de la lésion, signés générau d'infection doigt spontanément fléchit -> CHIRURGIE

Différentiel : panaris herpétique (éruption vésiculo bulleuse sur le pourtour de l'ongle) (enfant et chir dent).

Traitement

VAT
Si pas d'abcès ->Trempage doigt dans eau chaude 3-4x/jour (10-15min) +/- antiseptique (pas efficacité démontré)
Paracétamol

Pas d’utilité des antibiotiques locaux démontré

Si pas d'amélioration après 2-3 jours.
Abcès peut être évacué au cabinet si petit et superficiel à l'aiguille ou au stylet, bistouri(1, 2)

Chirurgie si échec après 48-72h échec du traitement médical
ATB pas influence sur guérison

Si besoin ATB 7j (patient immunodéprimé, diabétique)(2) -> cloxacilline (50mg/kg/j en 3 fois)) ou amoxicilline + ac clavulanique
Sinon pristinamycine

AT si risque de provoque intoxication alimentaire (2).

Si enfant (3) : Faire streptAtest sur le pus : si + : amoxicilline 50mg/kg 7 jours et si - : pas d'antibiotique

Références

(1)-Prescrire n 418, aout 2018, p600
2- Prescrire n 449, mars 2021, p198
3- Dragi Webdo n°457

Crée le : 07-10-2020
Mis à jour le : 07-10-2020

Pathologie dermatologique du nouveau né

Lésions physiologiques :
Desquamation cutanée
Miliaires sudorales
Séborrhée, papulopustulose céphalique et acné néonatale (transitoire nécessite seulement eau et savon).



La papulo pustulose céphalique se présente sous la forme de papulopustules monomorphes, sans comédons ni kystes (contrairement à l’acné néonatale) au niveau des zones séborrhéiques de la face (sillons nasogéniens, front, paupières, lisière du cuir chevelu).
Evolution -> favorable, Kétonazole peut aider à accélérer le processus.



Hyperchromies localisées : physiologique ou taches mongoloïdes

Malformations capillaires :
Ces taches saumonées sont le plus souvent médio-frontales, en forme de V dont la pointe touche la glabelle, et de couleur rose pale->régression est spontanée dans les premiers mois ou premières années de vie.
Ils sont à distinguer des malformations capillaires latéralisées, qui peuvent nécessiter un traitement et doivent faire rechercher des anomalies associées.




Cutis marmorata
Livedo réticulé permanent, aggravé par le froid, sur le tronc et les extrémités du nouveau-né. Particulièrement marquée chez le nouveau-né prématuré.



Troubles des phanères
Les ongles sont mous, avec un aspect de déformation de la tablette unguéale en « cuillère » concave vers le haut, surtout observée aux ongles des pieds, principalement au gros orteil. Elle peut persister plusieurs années.

Le système pileux du nouveau-né est caractérisé par le lanugo, fin duvet qui persiste dans les premières semaines de vie chez un tiers des nouveau-nés.


Les cheveux du nouveau-né sont caractérisés par un passage synchrone des cheveux en phase télogène, selon un axe partant de la région frontale vers la région occipitale ; ceci explique une alopécie antérieure dans les premières semaines de vie, et une alopécie postérieure vers l’âge de 4 à 6 mois. Secondairement, les cycles pilaires ne sont plus synchronisés permettant une répartition harmonieuse des cheveux sur le cuir chevelu.

Infection :
VZV ou herpès, PCR et Si doute avis spécialisé
Infections staphylococciques néonatales
Gale

Autres
Epidermolyse bulleuse héréditaire -> avis spécialisé en urgence




Incontinentia pigmenti

Références

1- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique 2020

Crée le : 09-08-2020
Mis à jour le : 09-08-2020

Pemphigoide bulleuse

Clinique

Plus fréquente des dermatoses bulleuses sous épidermiques auto immune.
Plus fréquente chez le sujet agé.

Paraclinique

NHS pour hyperéosinophilie,
Histologie
IFD en peau périlésionnel
Sérologie : Ac sériques anti-PB180 et/ou anti-PB230.

Traitement

Dermocorticoides

Références

1 EREVO formation 2020

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 05-06-2020

Phénomène de Raynaud primitif

Clinique

Raynaud primitif 3-20% de la population adulte.
Déclenché par le froid, stress utilisation engin vibrants.

Penser tabac, activités professionnels, médicaments (bêtabloquants, dérivé ergot de seigle, triptans, interféron, estrogène, nicotine, clonidine).

Signe d'alerte (chercher Raynaud secondaire) : ulcération, nécrose, sécheresse lacrymale, trouble de déglutition, atteinte articulaire, anomalie vasculaire, pouls non perçus, fièvre, atteinte des pouces

Différentiel :
- acrocyanose (coloration bleu sombre des doigts , indolore permanente).
- engelure
- erythémalgie (crise de vasodilatation douloureuse des extrémités avec rougeur locale).
- Algoneurodystrophie.

Paraclinique

si signes d'alerte -> biologie
Capillaroscopie

Traitement

- Réduire les facteurs déclenchants.
-Port de gant, chauferette
- Nifédipine LP si n'est pas suffisant.

Références

1- Prescrire n 435, janvier 2020, p37

Crée le : 21-09-2020
Mis à jour le : 21-09-2020

Piqure insecte

Clinique

Diagnostic différentiel : varicelle, impétigo, lyme, plante vénéneuse, chenilles, guêpes (1).

Article piqure insecte et maladies vectorielles

Paraclinique

Traitement

Compresses froides,
anti-histaminiques,
dermocorticoïdes et cercler la lésion. Cela peut durer 2 à 3 semaines (1).

Si signe d'infection (pus, extension de l'érythème, localisation périorbitaire) ou de facteurs de risque (immunodépression, diabète, lymphoedème, artériopathie...)--> antibiothérapie (cloxacilline 50 mg/kg/jour en 3 prises, sans dépasser 3 à 4 g/jour).

Références

1- Dragi Webdo n°280

Crée le : 01-11-2020
Mis à jour le : 24-01-2025

Plaies

Différents type de plaie


Pansement Dr M.




Mepilex


Hartaman hydroclean, hydrotact



Références

Crée le : 20-12-2024
Mis à jour le : 20-12-2024

Prurigo

Clinique



Trois critères majeurs :
– la présence d’un prurit chronique (évoluant depuis six semaines ou plus) ;
– des antécédents et/
ou des signes de grattage répété (excoriations et cicatrices) ;
– des lésions de grattage localisées ou généralisées (papules et/ou nodules et/ou plaques excoriées ou croûteuses avec souvent un centre blanc ou rosé et une bordure hyperpigmentée).

e prurigo chronique peut prendre cinq formes cliniques : papuleuse, nodulaire, en plaques,
ombiliquée ou linéaire.

Prurit sine materia.-> bilan minimal
. Certains éléments peuvent orienter vers un prurit psychogène, et le recours à un psychiatre ou à un psychologue est souvent utile, également pour prendre en charge les répercussions sychologiques du prurigo. Le plus souvent, aucune cause n’est retrouvée.

Paraclinique


Traitement

MESURES NON MÉDICAMENTEUSES
Les mesures symptomatiques sont toujours utiles, telles que : privilégier les vêtements en coton,
les douches tièdes plutôt que chaudes, l’utilisation de nettoyants surgras, l’application d’émollients.
Plusieurs dermocosmétiques antiprurigineux peuvent être utilisés (SOS spray, Cutalgan,
AtopiControl, Xeracalm AD, Sensinol, etc.).
PLACE DES DERMOCORTICOÏDES
Concernant les traitements topiques, les dermocorticoïdes peuvent être proposés sur une durée
courte, mais l’étendue des lésions limite souvent leur utilisation.
Biothérapie :DUPILUMAB/ NÉMOLIZUMAB

Références

1- la revue du praticien medecine generale n 1091

Crée le : 10-08-2020
Mis à jour le : 07-06-2024

Prurit

Clinique

Le prurit se définit comme une sensation de démangeaison.

On différencie le prurit secondaire à une dermatose : présence de lésion élémentaires pouvant orienter le diagnostic : rechercher un eczéma, une gale, un psoriasis (prurigineux contrairement aux idées reçues) .

La xérose (sécheresse) cutanée peut-être une cause de prurit et explique parfois seuls les symptômes.

Interrogatoire : point clef de la démarche diagnostique dans le prurit :

caractère familial ou notion de contage
voyage
présence d’animaux
antécédents : terrain atopique (rhinite allergique, asthme), antécédents familiaux
Facteurs déclenchants ou calmants
Evolution : par poussées, chronique
horaire de survenue (caractère vespéral)


Examen physique

Évalue retentissement : importance des lésions de grattage.

Recherche de lésions cutanées, non expliquées par le grattage mais permettant d’orienter vers une dermatose spécifique responsable du prurit, examen général : recherche d’adénopathies périphériques palpables, une hépatomégalie ou une splénomégalie.

En pratique :

Principales dermatoses prurigineuses avec lésions élémentaires caractéristiques :

Urticaire, dermographisme
Dermatites de contact (caustiques, irritatives ou allergiques)
Dermatite atopique
Ectoparasitoses et piqûres d’insectes
Psoriasis
Lichen plan
Pemphigoïde
Mycosis fongoïde et syndrome de Sézary (lymphomes cutanés)
Dermatophytoses
Mastocytose cutanée

Principales causes systémiques de prurit

Cholestase
Insuffisance rénale chronique/hémodialyse
Hémopathies malignes : maladie de Hodgkin maladie de Vaquez
Dysthyroïdies
Infections chroniques par le VIH et le VHB, VHC
Carences : martiale , vitaminiques
Parasitoses : ascaridiose, toxocarose, autres nématodoses sous les tropiques (onchocercose, bilharziose, etc.)
Médicaments
Grossesse
Causes psychogènes

Situations particulières :

Prurit psychogène
Diagnostic d’élimination ; ce n’est pas un prurit idiopathique.
Rechercher pathologie psychiatrique associée (état dépressif, cancérophobie, anxiété. . .) ou événements stressants déclenchants.
Efficacité du traitement psychiatrique en faveur de la réalité de l’origine psychogène.
Grossesse
Cholestase intra-hépatique de la grossesse :
– prurit généralisé, sévère, nu ;
– confirmé par une augmentation des sels biliaires sanguins associée ou non à une cytolyse. Dermatoses bulleuses auto-immunes spécifiques de la grossesse (pemphigoïde de la grossesse, éruption polymorphe de la grossesse. . .).

Sujet âgé
Prurit dit « sénile » fréquent.
Dû aux modifications physiologiques liées au vieillissement de la peau et des terminaisons nerveuses. Particulier par son intensité et caractère parfois insomniant contrastant avec la discrétion des lésions cutanées.
Retentissement psychique peut être très important (dépression)

Prurit chronique, qui peut être inflammatoire (majoritairement eczéma, psoriasis et dermatite séborrhéique), neuropathique (post zostérien par exemple) ou mixte(3)

Paraclinique

Si pas étiologie évidente(1,3) : NFS, plaquettes, CRP, GAJ, EAL, bilan hépatique complet, Créatininémie TSH
Puis secondairement
Sérologies VIH, VHB, VHC Radiographie du thorax.
ferritine, EPP, IgG, et recherche d'anticorps de pemphigoïde bulleuse.
Échographie abdominale.
La biopsie cutanée n’est pas indiquée si aucune lésion clinique. En pratique chez le sujet âgé , le dosage des anticorps anti membrane basale est fréquent.

Traitement

Autant que possible, privilégier un traitement étiologique
Traiter la dermatose spécifique révélée par le prurit.
Traiter la cause interne (traitement de la polyglobulie, de la maladie de Hodgkin. . .).
La cholestyramine ou la rifampicine peuvent être utiles dans les cholestases. Éviter les facteurs déclenchants ou aggravants
Arrêter les médicaments suspects d’induire un prurit (après accord du prescripteur).
Conseils généraux : limiter les facteurs irritants : antiseptiques, savons parfumés, vêtements serrés et rêches, couper les ongles courts pour réduire les lésions de grattage.


Traitements symptomatiques :

De la xérose : émollients (cérat de Galien, ou cold-cream) quotidiennement sur tout le tégument après la toilette. Favoriser savons surgras et syndets pour la toilette.
Des lésions inflammatoires : dermocorticoïdes pour les lésions provoquées par le grattage ; non recommandés en cas de prurit isolé.
Photothérapie UVB après avis dermatologique.

Les antihistaminiques ne sont pas un traitement du prurit isolé. Certains anti-H1 de première génération à effet anxiolytique et hypnotique (hydroxyzine et doxépine) peuvent être prescrits le soir au coucher en cas de prurit insomniant

Chez l'insuffisant rénale :
Plus efficace serait antiépileptiques (gabapentine et la prégabaline). Sinon montélukast et le sulfate de zinc (2)

Prurit

Le prurit est un signe fonctionnel cutané responsable de grattage.

Les lésions élémentaires dermatologiques permettent en général le diagnostic d’une affection dermatologique prurigineuse.

En l’absence de lésion élémentaire dermatologique on parle de prurit sine materia, pour lequel un examen clinique minutieux et quelques examens complémentaires systématiques sont nécessaires à la recherche d’une affection générale pouvant être causale.

Il n’y a pas de traitement général symptomatique du prurit.

Les antihistaminiques ne sont antiprurigineux que si le prurit est médié par l’histamine, comme dans l’urticaire.

La xérose cutanée est une cause fréquente.

Privilégier le traitement étiologique tant que possible.

Les émollients sont souvent bénéfiques.

Savoir identifier quelques situations particulières.

Références

1-EREVO formation 2020
2- Dragi Webdo n°299 Interventions contre les démangeaisons chez les personnes atteintes d'une maladie rénale chronique avancée, Daniel Hercz, Cochrane Database,07 December 2020
3- Dragi Webdo n°445

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 12-11-2020

Psoriasis

Clinique

Renouvellement épidermique accéléré.
Plus fréquent dans population blanche, age moyen est 33 ans, plus fréquemment associé à la maladie Crohn et SPAnkylosante.
Dermatose érythématosquameuse des zones de friction,
ave une couche squameuse blanchâtre en superficie, terne, dont les squames sont soit petites, fines, furfuracées, soit épaisses et adhérentes recouvrant ou non toutes la plaque érythémateuse.
Taille variable allant de goutte à de grand placards voir érythrodermie.
Les localisations habituelles du psoriasis en plaques comprennent les coudes, genoux, la région lombo-sacrée le cuir chevelu et les ongles.
Parfois phénomène de koebner (sur le trajet d'un traumatisme).

Étiologie :
- Idiopathique généralement
- iatrogénie (lithium, bêtabloquant, IEC, sartans, antipaludiques, , immunodépresseurs (anti TNF))(1,2).

Favorisé par tabac alcool(2).

Comorbidités : CV (car psoriasis est un FDR CV),
psychiatrique, métabolique.

Pour rhumatisme psoriasique voir article dédié

Paraclinique

Traitement

Dermocorticoïdes fort à très fort application quotidienne puis diminuer très progressivement 1/j 1 mois puis1j/2j, ... puis 1/semaine 1 an (2).
Pour cuir chevelu shampoing au propionate de clobétasol(2)

Dérivé vitamine D type calcipotriol , aussi efficace que DC fort sur 3 mois de traitement (2).
Association DC + cacipotriol (DAIVOBET) ou ENSILAR mousse 1/j pendant 4semaines (2).
Si echec :
Avis dermato pour Photothérapie, acitrétine( tératogène chéilite, sécheresse), méthotrexate (ttt systémique principal du psoriasis), ciclosporine(HTA, Irénale), biothérapie (infection ORL, réaction au site d'injection) (2).

Références

1- Prescrire n 435, janvier 2020, p34
2- EREVO formation 2020

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 04-06-2020

Purpura rhumatoïde

Clinique

Vascularite à IgA, touche l'enfant entre 3 et 15 ans, plus souvent en hiver.
Début brutal, purpura, avec arthralgie (grosse articulation) atteinte digestive et rénale rarement (atteinte urogénitale, neurologique, cardiopulmonaire)

Paraclinique

Biopsie cutanée chez adulte, chez enfant si atypique.
Augmentation modérée des IgA à la biologie,
NFS (éliminer thrombopénie)
Créatinémie, BU +/- protéinurie

Traitement

Repos au lit pour limiter extension du purpura,
Paracétamol
+/-IEC
+/-corticoïde si atteinte rénale à forte dose
Suivi néphrologique si atteinte rénale

Références

(La revue du praticien en médecine général, 2015, n941, P370)

Crée le : 14-03-2025
Mis à jour le : 27-01-2026

Rosacée

Clinique

Une clinique polymorphe

Les bouffées vasomotrices (ou flushes) sont caractéristiques mais non constantes. Le visage et le cou des patients deviennent rouges de façon paroxystique, avec une sensation de chaleur locale. Les crises, déclenchées par les variations de température, la consommation d’aliments épicés ou d’alcool, durent en général quelques minutes.

Un érythème centrofacial permanent, touchant les joues, le nez, le menton, la partie centrale du front , disparaissant à la vitropression, est associé à des télangiectasies (fig. 2) qui prédominent aux ailes du nez et aux joues (couperose). Avec d’inconfort cutané, de brûlure, avec une intolérance à de multiples topiques, notamment cosmétiques. Attention : les télangiectasies isolées des ailes de nez ne sont pas un critère diagnostique.

Une forme clinique particulière est la rosacée cortico-induite, liée à une corticothérapie locale forte et prolongée. Contrairement à la rosacée classique, les lésions peuvent toucher la zone péribuccale et/ou péri-oculaire.

Forme papulopustuleuse
Des petites papules et pustules, parfois étendues, siègent dans la même zone de l’érythème, sans élément rétentionnel (comédon) ni cicatrices (fig. 4).

Forme hypertrophique : rhinophyma (rare)
La peau du nez s’épaissit progressivement et devient fibreuse, encore plus érythémateuse, et les orifices folliculaires se dilatent (fig. 5). À noter que l’alcool n’est pas en cause dans son apparition.
Rosacée oculaire

Les manifestations ophtalmologiques touchent environ 30 à 50 % des patients atteints de rosacée, sous forme de de sècheresse oculaire, conjonctivites, blépharite, photophobie, voire de kératite. Elles peuvent précéder de plusieurs années la forme cutanée de la rosacée et toucher adultes et enfants. Une dysfonction des glandes de Meibomius est impliquée. Un avis ophtalmologique est recommandé.

Rosacée fulminans (Pyoderma facial)
Cette forme exceptionnelle débute chez les femmes de 30 à 40 ans parfois au cours de la grossesse, de la maladie de Crohn, ou d’un traitement par interféron alfa. Les pustules sont très nombreuses et douloureuses et les lésions peuvent être nodulaires et défigurantes.




Diagnostics différentiels

Lupus érythémateux : il est souvent évoqué dans les phases précoces, mais : pas de bouffées vasomotrices ; pas de pustules ; présence d’une atrophie cutanée et d’une hyperkératose. Si doute, faire pratiquer une biopsie.

Acné : terrain différent (sujet jeune…) ; signes rétentionnels (comédons, microkystes), séborrhée ; absence de bouffées vasomotrices.

Dermatite séborrhéique : fond érythémateux, mais parsemé de squames grasses ; localisations différentes : ailes du nez, sillons nasolabiaux, sourcils, glabelle et lisière antérieure du cuir chevelu préférentiellement. Chez un même individu, une combinaison rosacée + dermatite séborrhéique est possible : on parle de « dermatose mixte du visage » (fig. 6).

Bouffées vasomotrices liées à des affections générales (tumeurs carcinoïdes, mastocytose…) : plus longues, elles dépassent le visage et sont parfois associées à des malaises.

Paraclinique

Traitement

’hygiène locale sont indispensables : lavage du visage à l’eau tiède, en y associant des produits cosmétiques adaptés à la rosacée, hydratation cutanée fréquente (1 à 2 fois/j avec émollient), nettoyage cutané non détergent, éviction des produits irritants des topiques gras et des fonds de teint occlusifs. La photoprotection est essentielle +++.
EAu thermal ou eau mycélien


Forme vasculaire : règles hygiénodiététiques et traitements locaux

Des mesures simples peuvent aider : supprimer les facteurs favorisants (températures extrêmes, alimentation épicée, iatrogénie), rafraîchir le visage et la cavité buccale (sucer un glaçon) ; maquillage correcteur. Cependant, les bouffées vasomotrices sont difficiles à traiter. Pour les flushs invalidants, certains préconisent le propranolol (hors AMM) .

Contre les télangiectasies, seuls les moyens physiques sont indiqués. Grâce aux évolutions techniques qu’a connues le laser ces dernières années, plusieurs méthodes sont disponibles : laser KTP, à colorants pulsés, Nd-Yag. Il faut pratiquer ces séances sur une peau claire non bronzée, de préférence en période hivernale.

En cas de forme érythrosique modérée à sévère, le brimonidine 2 % gel peut être prescrit, à raison d’une application par jour (1 g réparti en 5 petits pois sur le visage). Ce traitement vasoconstricteur permet une diminution significative de la rougeur (mais peu d’effet sur les télangiectasies) dans les 30 min et son action se prolonge pendant plusieurs heures. Mais attention aux effets rebond : rougeur paradoxale, prurit, sensations de brûlure, flushes avec œdème peuvent apparaître en périphérie du visage plusieurs heures après l’application. À prescrire donc avec parcimonie.

Dans la rosacée érythémato-télangiectasique résistante, la paroxétine 25 mg/j pendant 3 mois a montré une bonne efficacité et tolérance lors d’un essai randomisé contre placebo récent ; des études complémentaires sont nécessaires.

Rosacée papulopustuleuse : traitements locaux et cyclines
Dans les formes mineures peu inflammatoires, un traitement local seul est prescrit en 1re intention :

métronidazole topique à 0,75 % 2 fois/j pendant 3 mois ;
ou acide azélaïque à 15 % en gel (2 fois/j pendant 3 mois) ;
ou ivermectine topique 10 mg crème (non remboursée) : 1 fois/j le soir pendant 3 mois. Effets indésirables : irritation, prurit, sensation de brûlures ;
pour les formes d’acné-rosacée ou en 2e ligne : clindamycine topique gel ou peroxyde de benzoyle gel 2,5 %, 5 ou 10 %.


Dans les formes profuses :
doxycycline 100 mg par jour pendant 3 mois, à prendre de préférence le soir, en association avec un traitement local.
Alternatives possibles : macrolides (clarithromycine 250 mg 2 x/j 1 mois puis 1 x/j, azithromycine 500 mg 3 x/semaine) ou métronidazole 200 mg 2 x/j.
En dernière intention si résistance aux autres traitements : isotrétinoïne à faible dose.


Pour la rosacée oculaire, le traitement repose sur des soins locaux (compresses chaudes, hygiène des cils, larmes artificielles sans conservateurs, des collyres antibiotiques voire la doxycyclineper os (après l’âge de 8 ans). Elle peut être particulièrement grave chez l’enfant (risque de kératite, avec séquelles à long terme).

En cas de rhinophyma au stade précoce, les rétinoïdes 0,3 à 1 mg/kg/j durant 3 - 7 semaines peuvent améliorer les lésions ; au stade avancé : traitement chirurgical ou par laser CO2.

Les traitements sont suspensifs et les récidives sont la règle dans un délai variable après arrêt du traitement. Il n’y a pas de schéma validé au-delà des 3 mois d’administration initiale : on essaie d’interrompre ou réduire la posologie (demi-dose de doxycycline), tout en maintenant un topique. Un traitement d’entretien par métronidazole topique peut se discuter en cas de récidives très fréquentes des lésions inflammatoires. La photoprotection est utile pour prévenir les récidives. Attention : les dermocorticoïdes sont contre-indiqués.

Références

Rosacée : traiter chaque symptôme, la revue du praticien, 03/2025

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 04-06-2020

Syndrome de Sézary

Clinique

Lymphome cutanée à cellule T.
Forme agressive de lymphome cutanée ou il y a de nombreux lymphocytes T atypiques dans le sang.
Érythrodermie et prurit intense.
La durée médiane de vie est de 3 ans.

Traitement

Photothérapie, corticostéroïdes et rétinoïdes locaux,
Traitements par voie générale (rétinoïdes interféron et cytotoxiques)
Mogamulizumab (anticorps anti monoclonal dirigé contre le R CCR4) -> efficacité montré dans des essaies de faible niveau de preuve

Références

Prescrire n 434, decembre 2019, p897

Crée le : 09-08-2020
Mis à jour le : 29-01-2025

Toxidermie

Clinique

Diagnostic repose sur faisceau d'argument, mais la certitude est exceptionnel.
1er cause d'éruption chez adulte.
Recherche signe de gravité : diffusion erythème, infitration des lésions, fièvre, polyadénopathie, douleur cutanee, érosion des muqueuses, nikolsky, purpura.

Imputabilité en fonction délai

Toxidermies bénignes
Urticaire : exanthème maculopapuleux, prédomine sur le tronc, avec éruption morbiliforme survient entre 5 et 21 jours après introduction d'un traitement. Son évolution est caractéristique. En un point (ou plusieurs) du tégument, souvent sur les extrémités (mains, pieds, organes génitaux), apparaît, quelques heures (moins de 48 heures) après l’ingestion du médicament responsable, une plaque arrondie, rouge, sensible, parfois vésiculeuse ou bulleuse. En quelques jours elle disparaît en laissant une pigmentation caractéristique.
Erythème pigmenté fixe (pas de diagnostic différentiel)

Toxidermie grave:
*PEAG : eruption erythémateuse scarlatiniforme avec putulette au niveau du tronc et des grands plis, puis desquamation après quelques jours.
Survient en moins de 48 heures après l'introduction d'un médicament.
*DRESS : éruption maculo-papuleuse ou pustuleuse est étendue parfois généralisée. L’œdème des mains et du visage est évocateur. Eruption maculo-papuleuse ou pustuleuse est étendue parfois généralisée. L’œdème des mains et du visage est évocateur
L éruption cutanée fébrile dans un contexte d’introduction récente d’un médicament (notamment à haut risque), ou même de modification posologique.
’aggravent rapidement en quelques jours avec apparition d’une éruption cutanée fébrile. Les lésions cutanées les plus typiques sont :
un exanthème maculopapuleux étendu, couvrant souvent plus de 50 % de la surface corporelle, infiltré, ou une érythrodermie (plus de 90 % de la surface corporelle) ;
avec un œdème infiltré du visage (touchant classiquement la région médiofaciale, périorbitaire et les oreilles) et parfois quelques pustules, un purpura, des vésicules ;
Il n’y a pas de signe de Nikolsky ni de décollement en linge mouillé.

*Syndrome de Lyell :nécrolyse épidermique toxique, constitue la forme la plus grave des toxidermies. Même pris en charge dans un centre spécialisé, sa mortalité reste autour de 20-30 %.

Diagnostics différentiels :
DRESS : diagnostic différentiel d’une érythrodermie : psoriasis, lymphome cutané T épidermotrope.Diagnostics différentiels de DRESS

❖ Une autre toxidermie (exanthème maculopapuleux, pustulose exanthématique aiguë généralisée, nécrolyse épidermique débutante).

❖ Une virose (notamment chez l’enfant) : sérologies EBV (IgM anti-VCA, IgG anti-VCA, IgG anti-EBNA), CMV (IgM et IgG), parvovirus B19 (IgM et IgG), ou PCR EBV, CMV, parvovirus B19, HHV6, adénovirus et entérovirus.

❖ Une infection bactérienne type scarlatine, notamment chez l’enfant, ou une infection toxinique.

❖ Une autre cause d’érythrodermie (eczéma, psoriasis, lymphome T cutané).

❖ Un lymphome, notamment un lymphome angio-immunoblastique.

❖ Une maladie de Kikuchi.

❖ Une maladie de Kawasaki, notamment chez l’enfant devant l’association fièvre, éruption cutanée, altération de l’état général, atteinte muqueuse avec conjonctivite et chéilite et adénopathies.

PEAG : Psoriasis pustuleux : début moins brutal, évolution prolongée, antécédent de psorasis, biopsie différente.

Médicaments les plus fréquements responsable.
l’allopurinol ;
les pénicillines (amoxicilline et ampicilline surtout) ;
les sulfamides (surtout anti-infectieux, notamment le cotrimoxazole) ;
les anti-tuberculeux ;
les céphalosporines, la gentamycine, les fluoroquinolones, nitrofurantoïnes ;
plus rarement les tétracyclines, les macrolides ;
les anti-épileptiques (carbamazépine, acide valproïque…) ;
les AINS (surtout les oxicams, la chlormézanone, la phénylbutazone).



Paraclinique

Pour le DRESS bilan biologique doit être réalisé en urgence :
hémogramme ;
ionogramme sanguin et créatininémie ;
bilan hépatique complet (ALAT, ASAT, γGT, PAL, bilirubine totale et conjuguée).
On retrouve
hyperéosinophilie, cependant inconstante, et/ou une hyperlymphocytose (avec présence de lymphocytes hyperbasophiles polymorphes au frottis sanguin), une cytolyse et/ou une cholestase hépatique, parfois une insuffisance rénale aiguë, dont le profil fonctionnel ou organique doit être recherché.

Traitement

Arret du traitement.
Emollient si exanthéme maculopapuleux ou DC
Antihistaminique si toxidermie urticarienne

Références

1 - EREVO formation 2020
2-DRESS de l’adulte et de l’enfant : recos pour les MG, 3/01/2025, Revu du praticien

Crée le : 10-08-2020
Mis à jour le : 07-09-2023

traitements systémiques

Clinique

Effets secondaires systémiques (rarissimes)
La dermatologie en pratique B- Effets secondaires systémiques (rarissimes)
Terminé

Temps total sur le cours : 28:20:45

Après pénétration dans les différentes couches de la peau, le corticoïde passe dans la circulation systémique. La quantité de principe actif y parvenant dépend donc des facteurs influençant la pénétration cutanée. Les effets systémiques sont les mêmes que ceux de la corticothérapie générale.

Les plus fréquemment rapportés sont un syndrome de Cushing, un retard de croissance chez l’enfant (rattrapé après l’arrêt du traitement), un diabète, une hypertension artérielle, une ostéoporose, un ulcère gastrique, une rétention hydrosodée et le freinage de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien avec insuffisance surrénale aiguë à l’arrêt du traitement. Le cortisol plasmatique peut être abaissé même après une corticothérapie locale brève.

Cependant, ces effets systémiques ne se manifestent cliniquement que très rarement, après utilisation prolongée (souvent abusive), sur de grandes surfaces, de dermocorticoïdes puissants. Les enfants, en particulier les nourrissons, y seraient plus exposés en raison d’un rapport surface corporelle/poids élevé.


Traitements systémiques en dermatologie


METHOTREXATE

Antifolique qui inhibe la synthèse des bases puriques. Inhibe la prolifération des lymphocytes T et B et aussi des kératinocytes et des monocytes. Élimination rénale.

Indications :

Psoriasis
Dermatomyosite, Sarcoïdose (2ème ligne), lupus (surtout atteinte cutanée)
Lymphome cutanée T, papulose lymphomatoide
Pemphigus, PB, pityriasis rubra pilaire

Contre-indication : insuffisance rénale avec clairance inférieure à 40, insuffisance HC, immunodépression fibrose pulmonaire, maladie ulcéreuse évolutive.

Effets secondaires :

Asthénie, nausées le lendemain de la prise
Hématologique : leucopénie, thrombopénie
Hépatique : aigue hépatite ou chronique fibrose
Tératogène
Risque infectieux et cancer (risque théorique)
Pulmonaire : pneumopathie d’hypersensibilité aigue, chronique, fibrose
Cutanée : ulcération -> signe de surdose (2)

Bilan pré thérapeutique :

NFS plaquette, BH, BR, albumine, ionogramme, sérologies virales (hépatites), quantiféron
Radio thoracique +échographie abdominale voire TDM TAP
Fibroscan

Surveillance :

NFS une fois par semaine le premier mois puis 2 fois par mois le deuxième puis une fois par mois
BH iono Bilan rénal( BR) une fois par mois
Albumine tous les trois mois
Fibroscan une fois par an
CICLOSPORINE (NEORAL®)
Inhibiteur de la Calcineurine mise en jeu en conséquence de l’activation du récepteur T, inhibant la transcription de l’interleukine 2 et de l’interféron gamma. Essentiellement actif sur la lignée T.
Métabolisme hépatique et élimination biliaire. Interaction avec de nombreux médicaments et le jus de pamplemousse.

Indications :

Psoriasis, dermatite atopique, urticaire chronique idiopathique
Dermatose neutrophilique dont pyoderma gangrenosum
Maladie de Behçet oculaire et cutanéo muqueux
Dermatose inflammatoire : lichen, dermatomyosite, prurigo, granulome annulaire, cellulite neutrophilique

Efficace en 4 à 6 semaine max trois mois, courte cure puis TRT local voir au long si sévère (pso ou DA). Maximum 2 ans et avec traitement local.

CI absolues : HTA, Infection évolutive, insuffisance rénale.

CI relatives : Antécédant de cancer (5ans), grossesse, Insuffisance hépatique, vaccin vivant récent, immunodépression.

Effets secondaires :

Insuffisance rénale (aigue et dose dépendante ou chronique interstitielle)
HTA
Cholestase
Hyperuricémie
Hypertrichose lanugineuse
Hypertrophie gingivale
Troubles intestinaux, cytopénies
Neuromusculaires (paresthésie, crampes)

Bilan pré thérapeutique : NFS, BR (x2), BH, Radio thoracique.

Posologie : 2,5 à 5 mg/kg. DA 150 mg par jour puis augmentation 0,5 à 1 mg/kg/jours toutes les deux semaines si non efficace. Si efficace réduire de la même dose.

ANTI PALUDEENS DE SYNTHESE

Sulfate de chloroquine (Nivaquine®)
Sulfate d’hydroxychloroquine (Plaquenil®) (derives de la quinine)
Affinité pour la mélanine (concentration peau et choroide), passé la barrière placentaire et dans le lait.
Métabolisme hépatique, élimination rénale

Action :

Anti-inflammatoire
Immuno suppressive : inhibition cellules langerhans, des anticorps antinucléaires, du facteur rhumatoïde, dissociation des complexes immuns circulants
Photoprotectrice
Fixation ADN bicaténaire : inhibition transcription ARN action anti bactérienne, inhibition formation des AC anti AND
Anti-agrégant plaquettaire
Anti-paludéenne

Indications :

Lupus chronique ou subaigu 2eme intention après dermocorticoïdes + photoprotection
Lupus systémique : action cutanéo muqueuse + articulaire + générale
Lucites : +- après photoprotection, caroténoïdes, photothérapies 15 jours avant photo exposition et pendant (+ autres dermatoses photo induites)
Porphyrie cutanée tardive en complément ou à la place des saignées ( dose réduite 1/semaine)
Sarcoïdose : atteinte cutanée, neuro , ADP médiastinale, hypercalcémie
Dermatomyosite, Pemphigus cicatriciel

Effets secondaires :

Dermatologiques

Macules dyschromiques gris mauve (pré tibial, ongle, visage muqueuse buccale, ou plus profond cartilage os …), coloration jaune citron des tégument, hypopigmentation pilaire. Réversible après arrêt.
Alopécie
Prurit
Révélation psoriasis ou exacerbation, toxidermie, érythrodermie

Ophtalmologiques (surveillance 6 mois à 1 an, port de lunette de soleil)

Dystrophie maculaire 3 stades : pré clinique pas d’altération de la vision des couleurs ni champs visuel mais atteinte à l’oculorétinogramme, puis clinique irréversible : scotome BAV, AVC, maculopathie œil de bœuf stade séquellaire : achromatopsie, vision tubulaire, cécité
Troubles accommodation
Dépôts cornéens : symptomatique ou voile ou halo lumineux

Signe neuro psychiatriques, neuromyopathie, polynévrite, multinévrite.

Allongement du QT voir BAV, arrêt cardiaque.

Nausées vomissements diarrhée, stomatite, ulcération buccales, élévation ALAT ASAT, Hépatites aigues.

Leucopénie, anémie hémolytique si déficit en G6PD, agranulocytose rare, thrombopénie rare.

Risque fœtal : occulo et ototoxicité.

Contre-Indications : Hypersensibilité, rétinopathie, allaitement.

Bilan pré thérapeutique : consultation ophtalmologique dans les 3 mois, NFS pl, BH, BR HCG, ECG, G6PD si risque.


DISULONE

Classes des sulfones antibiotique antimétabolite : effet antibiotique et immunomodulateur, bactériostatique par inhibition de l’acide folique. Action sur Cocci gram + et – Mycobacterium, plasmodium, Peumocystis carinii. A forte dose toxique.

Métabolisme hépatique, élimination rénale

Indications :

Lèpre en association avec un autre antilépreux (rifampicine, clofazimine) pauci ou pluribacillaire, Mycétome (nocardia, leishmaniose cutanée)
Dermatoses neutrophiliques : Erythema elevatum dutinium, Sweet, Pyoderma gangrenosum, syndrome de sneddon wilkinson
DBAI : DE, Dermatose bulleuse à IgA linéaire, Pemphigoïde cicatricielle, Pemphigus, pemphigoïde bulleuse, EBA
Dermatose inflammatoires : Polychondrite atrophiante, LES, Bechet, Psoriasis pustuleux

Effets secondaires :

Hémolyse : à partir 2ème semaine puis atténuation
Méthémoglobinémie
Macrocytose
Idiosyncrasique : troubles digestifs et selles noires, Toxidermie/DRESS/érythrodermie, polynévrite axonale, Hépatites, neutropénie

Contres indications :

Hypersensibilité
Méthémoglobinémie
AVC
Anémie
Insuffisance cardiaque, rénale, Coronarien
Porphyrie
Déficit en G6PD
Insuffisance hépatique ou rénale (relative)
Allaitement mais pas grossesse

Bilan pré-thérapeutique : NFS plaquettes, BH, BR, G6PD (méthémoglobine).

Dose : 25 à 100 mg/jour puis augmentation par pailler.

Surveillance :

NFS réticulocytes (1/semaine le premier mois puis 2/mois le deuxième puis une fois tous les trois mois)
Méthémoglobine au 8eme jour
Bilan hépatique et BR après un mois puis tous les trois mois

Paraclinique

Traitement

Références

1- EREVO formation 2020
2- Prescrire n 476, juin 2023, p435

Crée le : 07-04-2025
Mis à jour le : 07-04-2025

Ulcère de Buruli

Clinique

L’ulcère de Buruli, décrit pour la première fois par Albert Cook en 1897, est dû à Mycobacterium
ulcerans, mycobactérie souvent retrouvée en Afrique, en Amérique latine et dans le Pacifique
occidental. Dans la très grande majorité des cas, cette affection concerne les enfants de moins de
15 ans. La transmission s’effectue par voie aquatique (possible contamination transcutanée).

poisson


Cliniquement, les lésions sont situées sur les membres inférieurs (60 % des cas) ou supérieurs
(30 % des cas). Elles évoluent en trois stades :
– pré-ulcératif avec apparition de nodules ou papules de 1 à 2 cm de diamètre et dépigmentation
de la peau sous-jacente ; – ulcératif avec ulcération indolore à fond nécrotique, de couleur jaune,
avec bords décollés. En périphérie, la bordure est de couleur noire et/ou devient œdémateuse ; –
cicatrisation avec développement d’un tissu cicatriciel scléreux. Dans certains cas, un
lymphœdème de jambe apparaît

Paraclinique

PCR identifiant Mycobacterium ulcerans

Traitement

atégorie I (lésion unique de moins de 5 cm) ou catégorie II (lésion unique entre 5 et 15 cm) :
antibiothérapie par rifamycine à 10 mg/kg/j en une prise et clarithromycine à 7,5 mg/kg/j en deux
prises, durant deux mois (OMS) ; – catégorie III (multiples ou lésion de plus de 15 cm) : chirurgie
complémentaire à l’antibiothérapi

Références

1- larevuedupraticien.fr avril 2025

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 07-08-2022

Ulcères cutanées liée à la pression.

Pour les ulcères cutanée évoquer iatrogénie (anti VEGF, nicorandil ou autres antiangoreux, anti TNF alpha, certains immunosuppresseurs, hydroxyurée, corticoïdes locaux ou voie générale)
+/- (A confirmer) antitumoraux, immunodépresseurs, interféron, rofécoxib, ocrélizumab (2)

Traitement

-Maintenir plaie humide en évitant macération et hydrocolloïdes. Peu d’étude.
-Mieux repartir zones d’appui.
-Lavage au sérum physiologique ou eau potable (plus efficace de façon statistiquement significative que de ne rien faire). Peut être fait à faible pression sous la douche tiède avec faible jet ou seringue 35cc et cathéter 19 gauge.
-Pansement hydrocolloïdes, 1 er choix, plus efficace que compresse imprégnée de sérum physiologique, pour toutes les phases, à changer tous les 2 à 7 jours, risques de macération.
-Pansements hydrocellulaires plus efficace que compresses imprégnées d’eau, plus pour phase de bourgeonnement. A changer tous les 2-7jours.
-Films adhésifs semi perméables, à la phase d’épidermisation, semble améliorer cicatrisation en 8 semaines par rapport compresses de sérum physiologique. Efficacité semble identique à celle des pansements hydrocolloïdes.
-Pansements hydrogel, plus phase détersions efficacité peu démontré.
-Pansements alginates phase de détersion, pas d’efficacité démontré pour les ulcères liée à la pression.
-Pas d’intérêt à utiliser antiseptique ou ATB locaux qui aggravent plus la situation qu’autre chose. Idem pour électrostimulation, pansement sous pression négative, larvothérapie.
-Détersion mécanique parfois nécessaire sous antalgique Matelas standard hospitalier pas d’effet démontré sur les ulcères pas plus que les autres matelas

Références

Prescrire n 436, février 2020, p119
2- Prescrire n 465, juillet 2022, p515

Crée le : 04-06-2020
Mis à jour le : 22-11-2024

Urticaire

Clinique

Poussé de lésions papuleuses, oedemateuses bien limité confluant mobiles et fugaces (chaque élément disparait en 24h), généralement sans cicatrice ni lésion de grattage (4).

Odeme du vasodilatation lié libération de médiateurs de l'inflammation.

Urticaire chronique > 6 semaines sans cause identifié souvent unique et résolutif (iatrogène, aliment, virus, piqures), délai court entre contact et la réaction (4).
L'urticaire chronique peut être aquagénique (très rare, test: eau à 35°C), cholinergique (courant, lié au sport, aux émotions, test: eau à 42°C, prescrire adrénaline), du dermographisme (le plus courant), à la pression (résiste aux antihistaminiques, test: porter un sac de 7kg 10min sur l'épaule), vibratoire (rare), au froid (test: pack de glace sur l'avant bras, prescrire adrénaline), solaire (test: UV/ exposition solaire), lié à l'exercice (test: faire du sport, prescrire adrénaline++) Il peut être associé à de nombreuses conditions (prise de contraceptifs, maladies rhumatologiques inflammatoires, dysthyroïdie, cancers et infections à EBV, herpès virus, virus hépatiques, mycoplasmes ou à H. Pylori)(5)

Urticaire aiguë < 6 semaines, avec poussées quotidienne
Dermatose inflammatoire chronique, due à une « excitabilité » des mastocytes
Terrains prédisposants : atopie et auto-immunité
Poussées pouvant être favorisées par de nombreux facteurs souvent différents lors des crises successives (stress, infections, AINS, codeine, facteurs physiques) (4).
Étiologie chez l'enfant :

.

Il faut distingue urticaire superficielle de urticaire profonde, souvent associé.
Si profond recherche dysphonie trouble de déglutition qui précède asphyxie.

Diagnostics différentiels sont les vascularites et maladies auto-immunes (CRP élevée) ou angio-oedeme bradykininque (> 2-5j sans réponse aux anti histaminiques ou corticoïdes)

Paraclinique

Pas de bilan si disparait avec 1-2 mois de traitement (4).

Sinon NFS, VS, CRP, anticorps anti TPO et TSH
Rarement de cause allergique donc bilan allergique exceptionnel (4).

Test physique si suspicion urticaire physique.
Phototest dans l’urticaire solaire (exceptionnel)
Test à l’eau dans l’urticaire aquagénique (exceptionnel)
Urticaire par dermographisme (fréquent)
Test à la pression (retardé à la pression)
Test d’effort (cholinergique)
Test au glaçon (urticaire froid)

Traitement

Pour urticaire aiguë :
Éviction médicament, donner liste aliment histaminolibérateur
si non allergique :
Pas de traitement évalué dans urticaire aiguë, résultat de urticaire chronique extrapolable? (3), pas de corticoïde (effet rebond) (4).
Si allergique
Chez l’enfant de moins de 6 ans : adrénaline intramusculaire (IM) 0,01 mg/kg soit 0,15 mg pour un enfant de 15 kg et méthylprednisolone (1 à 2 mg/kg).
adrenaline IM

Pour urticaire chronique -> anti h1> placebo (3).
Plutot antiH1 2em génération (cétirizine, levocétirizine, fexofénadine, loratadine, desloratadine mizolastine, ebastine,rupatadine.) (4)
Cétirizine en premier intention (2).
Réévaluer à 4-8 semaines (4).
Si insuffisant x2 ou x4 les doses, mais risques non connus (3).

Si échec -> dermatologue
Omalizumab
Dexchlorphéniramine (polaramine) injectable Prométhazine IV(anti H1) utilisé dans urticaire sévère -> risque thrombose, nécrose cutanée

Dans tous les cas pas d'intérêt des corticoïdes.

Références

1- Prescrire n 434, decembre 2019, p936
2- Prescrire n 435, janvier 2020, p37
3- Prescrire n 424, février 2019, p121
4- EREVO formation 2020
5- Dragi Webdo n°366
6-Dragi Webdo n°462

Crée le : 10-08-2020
Mis à jour le : 29-01-2024

Virose, exantème


Exanthème scarlatiniforme : large placard rouge sombre sans intervalle de peau saine

Exanthème morbiliforme : maculo-papules rouges mal limitées, qui peuvent être coalescentes.

Exanthème roséoliforme : macules rosées, elles sont classiquement séparées par des intervalles de peau saine




Exanthèmes (Rougeole, rubéole, mononucléose (EBV), parvovirus B19 mégalérythème épidermique), HHV6 (6 em maladie, roséole).

Éruption virale

Parvovirus B19



La primo-infection survient le plus souvent dans l’enfance mais elle peut survenir tout au long de la vie et la séroprévalence augmente avec l’âge passant de 10% entre 1 et 5 ans, à 40% entre 20 et 30 ans et à plus de 70% au-delà de 60 ans.

Dans les pays tempérés, les infections par le PVB19 surviennent par petites épidémies généralement au printemps.

Le principal mode de contamination est la voie respiratoire mais ce virus peut également être transmis par voie sanguine en particulier par les concentrés de facteurs anti-hémophiliques (VIII et IX).
érythème souffleté du visage

purpura en gants et chaussettes dans le parvovirus B19


Clinique

La plupart des primo-infections sont asymptomatiques. La présentation clinique la plus fréquente est le mégalérythème épidémique ou 5ème maladie.

>> Exanthème maculo-papuleux légèrement oedémateux débutant sur les joues en donnant l’aspect en « paire de claques » (slapped cheek) puis s’étendant au tronc et aux extrémités, où des macules rose pâle confluent en carte de géographie pour disparaître en 1 semaine.

La fièvre est généralement absente, mais on peut noter un fébricule associé ou non à des manifestations ORL (rhinorrhée, jetage nasal…) et des douleurs articulaires.

Les manifestations articulaires peuvent aussi être la seule manifestation clinique au cours d’une primo-infection à PVB19. La fréquence des manifestations articulaires augmente avec l’âge. Il s’agit le plus souvent d’une polyarthrite bilatérale et symétrique touchant initialement les petites articulations des extrémités puis s’étendant aux grosses articulations et disparaissant en quelques semaines. En dehors des manifestations articulaires qui peuvent être aiguës ou chroniques, le PVB19 est responsable de crise érythroblastopénique aiguë ou d’anémie chronique chez les patients ayant une hémolyse chronique nécessitant une augmentation de l’érythropoïèse ou chez les patients immunodéprimés.


Mononucléose infectieuse (epstein barr virus EBV)



Eruption très inconstante survient après un tableau général s’accompagnant de fièvre, angine, asthénie avec adénopathies et splénomégalie. Éruption souvent morbilliforme. En cas de prise d’aminopénicilline , une éruption maculo-papuleuse confluente est quasi constante sans signifier pour autant une allergie.


Rougeole



Devenue rare du fait du vaccin ROR, il existe cependant une recrudescence chez les adultes.

Phase de catarrhe oculo nasale pré éruptive avec hyperthermie à 39-4° , toux , signe de Koplick( petit halo blanc en regard des premières molaires supérieurs ) puis éruption en quelques jours en une seule poussée d’évolution descendante, derrière les oreilles puis s’étendant au visage , au tronc.
Signe de Koplik


Koplik pas pathognomonique (2), confirmer par dosage IgM ou RT PCR

Exanthème subit (roséole infantile)


Du à l’HHV6 ou HHV7 , apparait chez nourrissons entre 6 mois et 2 ans
Incubation : 10 jours
Eruption discrète roséoliforme sur le tronc principalement, survient après 3 jours de fièvre.


Scarlatine



Dû à la sécrétion d’une toxine érythrogène par un streptocoque beta hémolytique, très rare. Début brutal chez enfant d’âge scolaire (5-10 ans) par angine avec fièvre élevée suivie d’une éruption débutant sur le tronc et la racine des membres légèrement granité, se généralisant avec aspect souffleté du visage et atteinte des plis de flexion. Énanthème avec gorge rouge et langue blanche qui va desquamer de la pointe vers la base prenant un aspect framboisé en 4 à 6 jours. Évolution : desquamation en doigts de gants sur pieds et mains
Langue framboisée



Infections à entérovirus



Certaines infections à Enterovirus (Coxsackie) s’accompagnent souvent d’une éruption fugace chez l’enfant de moins de 3 ans ; touche principalement tronc, les paumes, et les plantes et s’accompagne d’un énanthème.

Syndrome pied main bouche avec apparition de vésicules des mains et des pieds et un énanthème vésiculeux du voile du palais.

Fiche éruptions

Références

1- La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique EREVO 2020
2-Prescrire n 481, décembre 2023, p928

Crée le : 22-08-2024
Mis à jour le : 26-01-2025

Vitiligo

Clinique

Maladie autimmune avec destruction des mélanocytes cutanées et follicules pileux.
Plus au niveaux des extrémités et partie génitale, vers 10-30 ans

Paraclinique

Traitement

Corticoides ou tacrolimus hors AMM
RUXOLITINIB (inhibiteur de janus kinase)crème (pas commercialisé en 2024), risque acné, prurit,

Références

1- Prescrire n 490, aout 2024, p577

Crée le : 10-08-2020
Mis à jour le : 08-12-2025

Zona (VZV)

Clinique

Réactivation du VZV
Principale complication est l’algie post-zostérienne dont la fréquence augmente avec l’âge

Vaccin par SHINGRIX
avec rappel à 1-2 mois
si >50 ans, ou >18 ans et immunodéprimé ou risque accrus de zona.

Douleur post zostérienne chez 5 % à 20 % des patients qui ont eu un zona surtout les + de 70 ans (3)

Paraclinique

Un zona chez un sujet jeune doit faire pratiquer une sérologie VIH.

Traitement

Sujet immunocompétent :
le traitement doit être débuté dans les 48-72 premières heures pour le Zona ophtalmique, quel que soit l’âge du patient : aciclovir, 800 mg 5 fois par jour pendant 7 jours ou valaciclovir, 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours.
ou chez le sujet de plus de 50 ans et en prévention des algies-post-zostériennes : aciclovir, 800 mg 5 fois par jour pendant 7 jours ou valaciclovir, 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours.

Si immunodéprimé

Adulte : aciclovir IV 10 mg/kg/8h pendant 7 à 10 jours (ou 48h après la dernière poussée vésiculeuse).
Enfant ou adulte dénutri : aciclovir 500 mg/m2/8h (ou 48h après la dernière poussée vésiculeuse). Chez les sujets immunocompétents de moins de 50 ans, s’il existe des facteurs de risque de développement d’algies post-zostériennes, on peut proposer valaciclovir, 1 gr 3 fois par jour pour 7 jours.


Si douleurs post zostérienne (3):
Soins locaux visent à réduire les stimuli qui provoquent ou aggravent les douleurs :
recouvrir la zone douloureuse par un pansement ;
appliquer localement de la glace .
amitriptyline est partiellement efficace dans cette situation : elle diminue d’environ 50 % l’intensité de la douleur par rapport au placebo, de 10 à150mg/j
ATTENTION aux effets atropiniques exposent à une aggravation de troubles préexistants, notamment :
troubles du transit intestinal ;
angle iridocornéen étroit (risque de glaucome aigu) ;
reflux gastro-œsophagien ;
prédisposition à la rétention d’urine telle qu’une hypertrophie bénigne de la prostate ;
troubles cardiovasculaires .
ou MORPHINE
sinon Lidocaïne en application cutanée ou Gabapentine par voie orale
NE PAS PRESCRIRE Prégabaline ou AINS ou capsaïcine

Références

1- EREVO formation 2020
2-Prescrire n 495, janvier 2025, p47
3- Prescrire.org, Novembre 2025