Aménorrhée secondaire
Clinique
Dépistage initiale entre 25 et 29 ans avec test cytologique, à renouveler 1 an après puis 3ans après.
A partir de 30 ans (ou 3ans apres le dernier test cytologique), puis tous les 5 ans (tant que résultat négatif), recherche HPV oncogène (HPV HR) (+ sensible, mais - spécifique que l’examen cytologique), si positif -> examen cytologique.
Si résultat examen cytologique est négatif -> recherche HPV 1 an plus tard si de nouveau négatif reprend suivi tous les 5 ans.
Si examen cytologique est positif -> colposcopie
Recherche HPV par auto prélèvement peut être réalisé chez femme réticente
Dépistage sans spéculum serait aussi rentable que avec spéculum, à confirmer (4).
Réduction de 63% des cancers invasifs avec vaccination (NNT 2305) (2)
Test HPV + sensible mais moins spécifique-> entraine plus de colposcopie (3).
Recap(5)
Actualisation 2025
Résultats (6)
Quelles sont les anomalies possibles du frottis cervical ?
Les anomalies sont classées désormais, en France, de façon reproductible en utilisant la classification dite de Bethesda que tous les laboratoires d’analyse cytologique devraient utiliser en France afin d’avoir un langage commun et donc des attitudes cliniques semblables.
Dans 95 % des cas en général le frottis est normal:
C'est-à-dire qu’il n’y a aucune anomalie visualisée sur les cellules qui peuvent évoquer un éventuel sur-risque de cancer du col,
En revanche il peut y avoir une infection vaginale détectée sur le frottis (comme par exemple une mycose) mais qui n’est pas associée à un risque cancérigène particulier qui nécessitera simplement une désinfection adaptée.
Dans 4-5% des cas il peut y avoir des anomalies:
ces anomalies peuvent être les suivantes :
Frottis type ASCUS (acronyme de Atypical Squamous Cell of Unknowned Significance) ce qui veut dire : anomalies des cellules malpighiennes de signification inconnue) représente 1 à 2 % des frottis. Cette situation veut signifier que les cytologistes voient des anomalies des cellules qui leur paraissent trop peu importantes pour les inquiéter mais qui tout de même demandent une vérification. Devant cette situation le clinicien n'a qu'une seule principale alternative:
demander un test HPV (acronyme de Human Papilloma Virus) : c'est-à-dire rechercher sur les cellules du frottis la présence ou non de papillomavirus dits à haut risque (HPVhr) ; si ceux-ci sont absents on peut être rassuré (en l’absence de virus potentiellement oncogène, la probabilité d’avoir une lésion précancéreuse sur le col est très faible), en revanche si ceux-ci sont présents HPV hr positif, il faudra rechercher une éventuelle lésion sur le col par un examen colposcopique.
Frottis type ASC-H (acronyme de Atypical Squamous Cell evocating High grade lesion, ce qui veut dire : anomalies des cellules malpighiennes pouvant évoquer une lésion de haut grade) représente moins de 0.5 % des frottis. Cette situation veut signifier que les cytologistes voient des anomalies des cellules qui leur paraissent assez importantes pour les inquiéter mais sans pouvoir être certains de leur réalité. Devant cette situation le clinicien n’a qu’une seule possibilité :
Demander une colposcopie.
Frottis évocateur d’une lésion de bas grade : représente 1 à 2 % des frottis. Cette situation veut signifier que les cytologistes voient des légères anomalies des cellules qui évoquent la possibilité d’une infection à HPV ou d’une dysplasie légère (CIN1 ou Cervical Intra épithélial Neoplasia de grade 1). Devant cette situation le clinicien a plusieurs possibilités :
Demander une colposcopie afin d’examiner le col et donc de voir s’il y a réellement une lésion afin, le cas échéant, pratiquer une ou des biopsie(s).
Pratiquer un contrôle cytologique (nouveau frottis) après 6 mois puis 12 mois si l'accès à la colposcopie est difficile car ces lésions légères du col peuvent régresser spontanément. Si, en revanche les aspects cytologiques persistent lors du contrôle, alors il faudra pratiquer une colposcopie. voire egalement demander un double marquage technique CINTec (recherche de la proteine p16 incA et Ki 67) qui recherche dans les cellules les marqueurs biologiques d'une transformation cellulaire possible
Frottis évocateur d’une lésion de Haut grade : représente moins de 1 % des frottis cette situation veut signifier que les cytologistes voient des anomalies sévères des cellules qui évoquent la possibilité d’une dysplasie moyenne à sévère (CIN2 ou 3 ou Cervical Intra épithélial Neoplasia de grade 2 ou 3) qui sont des lésions dont le potentiel pré-cancereux est plus affirmé. Devant cette situation le clinicien n’a qu’une seule possibilité :
Demander une colposcopie.
Frottis évocateur d’une lésion glandulaire (AGC, ACIS) : représente moins de 0,1 % des frottis. Cette situation veut signifier que les cytologistes voient des anomalies des cellules qui sont à l’intérieur du col de l’utérus. Cette situation est beaucoup plus rare, car ces lésions sont moins fréquentes, mais plus difficiles à mettre en évidence parce que justement situées à l’intérieur du col qui est un petit canal difficile à visualiser. Devant cette situation le clinicien n’a qu’une seule possibilité :
Demander un TEST HPV et s'il est positif demander une colposcopie avec un curetage de l'endocol
Évaluer l’utérus chez les patientes de 45 ans ou plus, car les cellules anormales peuvent venir non pas du col mais de l’endomètre ou des trompes ou des ovaires (en réalisant une échographie pelvienne et/ou une biopsie de l’endomètre).
1- Prescrire n 437, mars 2020, p228
2- Dragi Webdo n°283 : HPV Vaccination and the Risk of Invasive Cervical Cancer; Jiayao Lei; 01/10/2020
3- Prescrire n 449, mars 2021, p192
4- Dragi Webdo n°352
5-https://doctotoscope.fr/
6-https://www.igogyneco.com/activites-medicales/pathologies-gynecologiques/col-de-luterus/quelles-sont-les-anomalies-possibles-0
7-La revue du praticien 07/01/2025
https://cancer-rose.fr/2024/04/16/outil-daide-a-la-decision-cancer-rose/
Fiche patient prescrire 2025
Récurrent si >=4 épisodes/an, avec 2 épisodes confirmé par prélèvement(1).
Favorisé par : antibiotiques, oestrogènes, THM, diabètes, vêtements, douches vaginales et protèges-slip quotidiens(1).
Diagnostics différentiels (1):
Prélèvement vaginale (mycologique + bactériologique), +/- IST(1).
+/- Glycémie à jeun(1).
Si Candida :
Fluconazole 150 mg 1dose 1j/3, 3 fois puis 1/semaine(1).
Sinon(1)
Nystatine en ovule 100000UI 14 nuits de suite par mois, 6 mois .
Ou selon reco britannique 2022 traitement :
fluconazole PO à 150mg en dose unique après prélèvement vaginal (à renouveler à J4 si sévère).
En 2ème ligne, c'est le clotrimazole 500 par voie vaginale en dose unique qui est recommandé (à renouveler à J4 si sévère).
En cas d'infections récidivantes démontres à Candida, Les auteurs proposent du fluconazole 150mg J1, J3, J6, puis 1 fois par semaine pendant 6 mois (2).
1- Dragi Webdo n°275, Recurrent vulvovaginal candidiasis
BMJ 2020; 369 Published 08 June 2020, Annabel Lines,
2- Dragi Webdo n°354
Si acné :
- estroprogestatif (pas plus d'efficacité de ethinylestradiol + diénogest, mais plus d'effets secondaires) (1).
Si oestroprogestatif ->
20 à 40 microg d’éthinylestradiol + lévonorgestrel
si dosé à 20 µg d’éthinylestradiol exposent à moins d’embolies pulmonaires, d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques et d’infarctus du myocarde mais plus de saignement de de grossesse
La prise continue d’estroprogestatifs sur 3 mois semble augmenter la fréquence des saignements génitaux irréguliers.
estétrol +drospirénone -> plus de TVP et trouble du rythme et peu de recul(2)
Les - :
troubles digestifs, troubles
cutanés (dont des acnés et des chloasmas), rétentions d’eau, céphalées, modifications du poids, tensions mammaires, modifications voire pertes totales de la libido, vaginites dont candidoses vaginales, irrégularités menstruelles, dépressions et suicides, accidents thromboemboliques artériels et veineux, hypertensions artérielles, diabètes et hyper-
lipidémies
faible augmentation du risque de cancers du col utérin et de cancers du sein, contrebalancée par une diminution du risque de cancers de l’ovaire et de l’endomètre.
Progestatifs seul ( lévonorgestrel...)si allaitement ou ATCD cardiovasculaire en PO ou implant
En premier choix dosé à 30 µg
Les - : troubles de l’humeur, dépressions, suicides, anxiétés ; céphalées ; prises de poids ; tensions mammaires, troubles de la libido voire perte totale de libido ; modifications du cycle menstruel (surtout métrorragies, cycles longs voire aménorrhées) ; acnés, chloasmas, pertes de cheveux ; méningiomes ; œdèmes
Si DIU lévogestrel : plus de risque dépression (3)
ATTENTION si retard de >3h -> risque grossesse
Liste contraceptifs
Contraception(5)
Algorithme vidal
Fiche patient
Liste 2022
La prise d'AINS concomitante augmente le risque de TVP (+ avec diclofénac par rapport ibuprofène ou naproxène) (4)
IRM cérébrale si utilisation desogestrel (cerazette...) ou étonogestrel (nexplanon...) + signe méningiome (céphalée, faiblesse musculaire, trouble visuel, équilibre perte mémoire) ou atcd exposition à chlormadione, cyprotérone médroxyprogestérone
1- Prescrire n 435, janvier 2020, p34 puis aout 2021
2- Prescrire n 463, mai 2022, p405
3- Dragi Webdo n°388
4-Dragi Webdo n°409
5-https://doctotoscope.fr/
Rechercher : ménorragies après 40 ans, une masse abdominale, des saignements post coïtaux ou des rectorragies, ou une majoration de la douleur.
Recherchera une grossesse (test urinaire), une vaginose et une IST (prélèvement vaginal), une infection urinaire (ECBU) et l'endométriose (échographie pelvienne)
Myorelaxants, des antalgiques, des traitements hormonaux, et des traitements non pharmacologiques (kinésithérapie, acuponcture, chirurgie...), avec une évaluation à 4 à 8 semaines.
1- Dragi Webdo n°318; Chronic Pelvic Pain in WomenA Review; Georgine Lamvu, JAMA; 15 juin 2021
L'endométriose se traduit par
- des douleurs pelviennes au moment des règles.
- douleurs lors des rapports sexuels
- douleurs à la défécation ou troubles urinaires s'accentuant lors des règles
Examen gynécologique à la recherche de pathologie autre.
Echographie
-Paracétamol
-AINS en l'absence projet de grossesse
-Contraception
orale :ethinylestradiol 30 ou 40 µg + lévonogestrel ou noréthistérone
DIU au lévonogestrel
1- Prescrire n 435, janvier 2020, p44
ouleur, les dysménorrhées et les dyspareunies sont présentes chez la majorité des patientes. Un diagnostic d'infertilité (pas de grossesse dans les 12 mois) concerne 20-25% des patients et 50% de ces dernières ont eu au moins 1 enfant .
Il y a 4 formes endométriose:
- Superficielle : surface péritonéale de la séreuse des viscères abdominaux ou pelviens
- Profonde: qui pénètre la surface péritonéale pelvienne (les ligaments utéro-sacrés) ou infiltrent la musculeuse des viscères (intestin, vessie ou uretère).
- Les endométriomes: kystes ovariens avec glandes endométriales
- Extrapelvienne: lésinos hors du bassin pouvant toucher tout organe (paroie abdo, thorax, cerveau...)
l'échographie est l'examen de 1ère intention
Si l'échographie ne montre pas de signe d'endométriose profonde, extrapelvienne ou d'endométriome, le traitement de 1ère ligne repose sur une contraception oestro-progestative ou progestative associée à des AINS
Si ces signes sont présents, ou qu'il y a une infertilité, ou que l'infertilité est un enjeu pour la patiente ou que le traitement de 1ère ligne est inefficace, un avis gynécologique est nécessaire (mais le traitement de 1ère ligne peut quand même être débuté si besoin). L'avis gynécologique nécessitera une IRM pelvienne. La prise en charge pourra nécessiter des agonistes ou antagonistes de la GnRH, de la kiné pelvienne, des TCC, le recours à la PMA, une exploration ou un traitement chirurgical.
Dragi Webdo n°484
Méno métrorragie
dysménorrhées
Après 45 ans ou en cas de facteur de risque de cancer ou d'hyperplasie endométriale, une biopsie est recommandée devant un risque de 1 à 13 pour 10 000 de léiomyosarcome
Echographie
AINS sont les traitements de 1ère intention, associés parfois à une supplémentation martiale voire à de l'acide tranexamique
lamyomectomie ou l'hystérectomie (à éviter avant 40 ans du fait d'un léger sur-risque cardiovasculaire et de mortalité, indépendamment de l'annexectomie).
1- Dragi Webdo n°442
DIU au lévonorgestrel ou progestatif oral avec balance bénéfice rique incertaine après quelques mois de traitement.
Ulipristal -> atteintes hépatiques grave
1- Prescrire n 434, décembre 2019, p885
Fiche prescrire consommation d'alcool et grossesse
Évoquer devant prurit, perte vaginale, sensation de brulure ou douleurs lors des rapports.
Peut être bactérien (gardnerella vaginalis, mycoplasma hominis), souvent asymptomatique.
Peut être mycosique (mycose), souvent Candida, souvent symptomatique avec rougeur, prurit, douleurs lors des rapports et écoulement. (CF candidose vulvovaginale)
Différentiel IST (chlamydia trachomatis, trichomonas, gonocoque)
Si bactérien :
- disparait sans traitement en 4-8 semaines pour 35-70% des patients
- Métronidazole en premier intention 2 g PO prise unique(idem si grossesse), (ne sait pas si efficacité = ovule)
- sinon tinidazole 2g PO ou secnidazole 2g.
attention à effet antabuse
Récidive chez 60% des femmes dans l'année.
Pas de preuve solide d'efficacité des probiotiques
Si mycosique, pas de différence d'efficacité entre les azolés mais plus d'effet indésirables avec un traitement PO.
- Econazole 150 ou clotrimazole 500 mg ovule en prise unique
ou
- Miconazole 3 jours (7 jours si grossesse)
ou sinon fluconazole PO
Si Candida :
Fluconazole 150 mg 1dose 1j/3, 3 fois puis 1/semaine(2).
Pas d’intérêt des probiotiques,
toilette vulvaire savon pH neutre 1/j (pas de savon de gel, d'antiseptique ou de parfum), pas de douche vaginale
1- Prescrire n 430, aout 2019, p596
2- Dragi Webdo n°275, Recurrent vulvovaginal candidiasis
BMJ 2020; 369 Published 08 June 2020, Annabel Lines,
avant 40 ans : aménorrhée ou spanioménorrhée de plus de 4 mois + à une élévation de la FSH > 25 UI/L à 2 reprises espacées de 4 semaines.
Bilan étiologique : caryotype, une recherche d'anticorps anti-TPO et anti 21-hydroxylase
Recherche complication : DMO / 5 ans
œstrogènes associés à un progestatif 12j/mois jusqu'à 51 ans.
1- Dragi Webdo n°313
Médicamenteux jusqu'au 49 em jour d'aménorrhée (7SA)
Contre-indications énoncées sont : être à plus de 10 SA, l'allergie aux traitements, un DIU en place, une GEU, une anticoagulation ou une insuffisance surrénalienne (2)
Echographie pré-traitement si métrorragies, de cycles menstruels irréguliers, de douleur abdominale unilatérale, d'antécédent de GEU, de DIU en place ou d'antécédent de ligature (2).
Mifepristone 200mg
suivie à 24-48h de 800mg de misoprostol oral (ou vaginal à 6-48h)
Contrôle à effectuer 2 semaines plus tard
Attention complication si métrorragies importantes (plus de 2 protections/h pendant plus de 2 heures), de fièvre de plus de 24h après le misoprostol, de douleurs abdominales récurrentes intenses après expulsion ou persistance des symptômes sympathiques de grossesse après 1 semaine (2).
(1)-Prescrire n 418, aout 2018, p628
2- Dragi Webdo n°360
Ménorragie et métrorragie
Cycle irrégulier -> bilan hormonale avec en plus testostérone totale et libre (SOPK, tumeur), dehydroepiandrosterone (tumeur surrénale)
Pas d’intérêt de acide tranexamique car risque de thrombose (2)
les contraceptifs oestro-progestatifs, l'acide tranexamique (500x2/j, 5j), les AINS et le tamoxifène sont des traitements proposés(3)
1- La revue du praticien en médecine général, 2016, n954, P55
2- Prescrire n 435, janvier 2020, p41
3-Dragi Webdo n°451 CDC américain
Conséquences : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles génito-urinaires, douleurs articulaires. Ostéoporose, athérosclérose, dégradation cognitive
Bouffées chaleur plus fréquente si obèse, tabac, peu activité physique.
Elles durent en moyenne 7 ans (4).
Diagnostic différentiel : hyperthyroïdie, hyperprolactinémie, grossesse (4).
FCV jusqu'a 65 ans, Mammographie
+/-DMO
=>FSH>30UI et oestradiol<20pg
Traitement non hormonaux
-Éviction tabac, /activité physique régulière/diminuer café et sucre rapide/régime pauvre en graisse, perte poids, alcool, aliment chaud ou épicé (4).
-1200-1500 mg de Calcium/j et vitamine D
-betaalanine NR (ABUFENE)
-lubrifiant vaginaux à base d'eau (++ (2))(Monasens, sensilube) avant les rapports
-hydratants vaginaux 2-3/semaine MUCOGYN, sérélys gel vaginale, important avant ttt hormonale
Sécheresse vaginale (6)
Pour les bouffées de chaleur :
-Yoga, homéopathie, valériane(pas d'effet démontré, mais pas d'effet indésirable) type EUPHYTOSE(3).
-hypnose (peut être efficacité >placebo) (3).
Traitement hormonal
Risque de TVP (1 patient sur 200 en 5 ans).
Pas de diminution du risque CVasculaire ou mortalité ou maladie chronique, mais risque EP et AVC (7, étude sur 20 ans)
Traitement hormonal, à débuter rapidement après le diagnostic (a), mais risque cancer du sein après 1 an d'utilisation et persiste plus de 10 ans après l’arrêt, si <60ans
Soit oestradiol seul soit en association (préférer par voie vaginale + progestérone PO).
Estrogène : 17beta-estradiol, (à utiliser seul chez les femmes hystérectomisées donc pas de progestérone, ou peut être utilisé seul si par voie vaginale,) (diminue risque cancer endomètre)
Progestérone et progestatif : dydrogestérone (duphaston) (progestérone naturelle - de risque de cancer du sein que progestérone de synthèse (a), mais études plus récente ne montre pas de différence (2) )
Ttt Permet de diminuer syndrome climatérique, prévient perte osseuse, protection CV est discutée
En continu, ou 25j/31j, ou 5j/7
En 1 er intention : Estradiol gel vaginal clGydrelle ou colpotrophine
Estradiol (Privilégier Gel ou patch) par voie transdermique crème (oestrodose0,06%) ou patch (climara50µg/j, estrapatch40,60 ou80µg/j) si ATCD CV
Liste THS(6)
Séquence THS(6)
Patch combiné (femsptevo 50/7µg 1patch /semaine)+++à
PO par type climaston (1/5mg, 1/10 ou 2/10)
Progestérone seul (donc + crème ou patch estradiol) dydrogestérone 10mg/j
CI : cancer hormonodépendant, MTE en cours (ATCD de MTEV pour les œstrogènes PO), thrombophilie, hépatopathie, lupus, hyperTG, HTA grave
sinon : (es)citalopram, la (des)venlafaxine, la paroxétine et la gabapentine (5),
non-hormonaux efficaces dans le traitement des troubles vasomoteurs de la ménopause d'après des essais randomisés. On trouve :
- les IRS qui réduisent les symptômes de 10 à 25% par rapport au placebo (paroxetine 7.5mg le soir, citalopram 10-30mg/j, escitalopram 10-20mg/j, venlafaxine 37,5-75mg/j et desvenlafaxine 100mg/j)
- le fézolinétant 45mg/j qui réduit les symptômes de 20-25% et nécessite une surveillance hépatique
- les anti-épileptiques : gabapentine 300-800 x3/j (ou juste au coucher mais peu étudié) qui réduit les symptomes de 10-20%, et la prégabaline 75-150 x 2/j qui réduit les symptômes de 15-25%
- les autres traitements médicamenteux: oxybutinine 2.5-5mg x2/j qui réduit les symptômes de 30-50% et la clonidine 0,025-0,1mg/j qui réduit les symptômes de 10-20%
- les traitements non médicamenteux: la TCC (2h/semaine) qui réduit les symptômes de 15-25% et l'hypnose (45min/semaine) qui réduit les symptômes de 45-55% (8)
FEZOLINETANT (VEOZA° pas de preuve vs ttt de référence et effets indérisables(9)
Recap ménopause(6)
(a)(La revue du praticien en médecine général, 2015, n952, P850)
1- Prescrire n 419, septembre 2018, p648
2- Prescrire n 438, avril 2020, p272
3- Prescrire n 435, janvier 2020, p43
4- Prescrire n 446, décembre 2020, p920
5- Dragi Webdo n°386
6-https://doctotoscope.fr/
7 Dragi Webdo n°444
8-Dragi Webdo n°484
9-Prescrire n 504, octobre 2025, p725
Prévention de la toxoplasmose (risque neurologique, occulaire RCIU) :
Transmission par viande crue, fruits ou légumes crues ou non pelés, eau contaminé, contact de la terre (jardinage)
+/- (on ne sait pas pour) lait chèvre non pasteurisé fruits de mer crus
Chat qui est hôte du parasite
Cuire à + de 70 degré ou congelé à -12 pendant 3 jours
Pas de micro onde
Peler les fruits/légumes ou cuire 60 degré
Se laver les mains après manipulation aliment terre ETC
Ne pas changer litière chat
1- Prescrire n 472, février 2023, p129
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3337359/fr/prolapsus-genital-de-la-femme-des-solutions-pour-le-traiter
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3270984/fr/prolapsus-genital-de-la-femme-prise-en-charge-therapeutique
Extrait de menthe poivrée COLPERMIN 3-4/j semble un peu plus efficace que placebo mais peu evalué dans la grossesse
Pas de différence de la PHLOROGLUCINOL par rapport au placebo dans cette indication
Prescrire n 437, mars 2020, p195
2 critères sur les 3: spanioménorrhée, hyperandrogénisme clinique ou biologique, ou ovaires polykystiques (2)
Cycles irréguliers : (cycles >90 j si réglée depuis plus d'un an) cycles de moins de 21 jours ou de plus de 45 jours (si ménarche entre 1 et 3 ans), cycles de moins de 21 jours ou de plus de 35 jours (si ménarche > 3 ans) ou aménorrhée primaire (si âge > 15 ans ou >3 ans post-télarche). Les irrégularités de cycles sont normales la 1ère année.
Hyperandrogénie : Hirsutisme, acné sévère ou biologique
(3)
Biologie : testostérone libre, SDHEA, LH, FSH, 17-OH progestérone à effectuer 3 mois après l'arrêt de toute contraception hormonale et TSH
échographie pelvienne: à ne pas faire chez les jeunes femmes avant la 8ème année post ménarche car les ovaires sont normalement multifolliculaires à cette période là (éviter le surdiagnostic).
en echographie : plus de 12 follicules de 2 à 9mm ou un volume ovarien > 10mL
RHD
Contraception oestroprogestative en premier intention (2)
Spironolactone si hirsutisme
Si désir grossesse orienter vers centre spécialisé.
https://medicalement-geek.blogspot.com/2020/04/dragi-webdo-n264.html
2- https://medicalement-geek.blogspot.com/2017/01/dragi-webdo-n124.html
3- la revue du praticien medecine generale n 1085
Souvent asymptomatique ou écoulement malodorant
si brulure ou prurit vaginale souvent autre infection associé
prélevement avec ou sans spéculum
Si peu de symptômes -> pas de traitement attendre
Sinon :
Metronidazole 2g prise unique
1- Prescrire n 435, janvier 2020, p43